KYSTES SIMPLES DU FOIE. — TRAITEMENT
KYSTES
rSTBS SIMPLES OU SEREUX DU FOIE.
kystes se montrenl soit dans la substance [que, soit dans son revêtement péritonéal. lYent être uniques ou multiples, simples iltfloculaîres et peuvent prendre naissance ir la dilatation d*un conduit biliaire, soit opansion d*une cellule hépatique, ou bien
If. 3364. — Fragment d*un kyste du foie.
Qite d*une néo-formation complète. Bien ukfSOX souventde petites dimensions, ils en ttmk parfois de très grandes et empiètent
iiqièragme et les organes voisins. GénéeoC ils repoussent l'intestin en arrière; qwmd ils se sont développés au point de ir fvesque Tabdomen et quand on n'est nseigné exactement sur leur histoire cli- ^ on peut très bien les prendre pour des
OTariens. Cousins (i) a publié une ob- Kon où il a commis cqtte erreur.
Symptômes.
face interne de ces kystes présente les ères généraux des séreuses, et la face ta, quand elle n'est pas implantée dans la née du foie, est recouverte d'une cou- ■ tissu cellulaire condensé, d'une épaisplus ou moins grande. Ils renferment un sMmpide, salin, différent du liquide hyda- Bn ce qu'il est coagulable par la chaleur, il et les acides. Leur développement se fait sent et sans douleur, jusqu'à ce que, par grandes dimensions, ils viennent à comr des tissus ou des organes importants. Ils Dt contenir beaucoup de liquide, on en ■é jusqu'à 10 ou 12 litres, et lorsqu'ils ont t leur volume maximum, on ne peut les suer des kystes ovariens multiloculaires, après une étude attentive de leur histoire le.
loasins, British médical Journal^ S déc, p. 700.
Diagnostic.
Quand ils sont beaucoup plus petits, ils se meuvent librement dans l'abdomen, ils sont situés à la partie supérieure de l'abdomen; aussi lorsqu'ils descendent dans les parties inférieures, on les prend quelquefois pour des tumeurs flottantes. Cependant ils peuvent être distingués des tumeurs rénales d'après ce fait que les tumeurs rénales droites sont situées en arrière et en dehors du côlon ascendant et que, du côté gauche, le côlon descendant croise leur face antérieure, tandis que les tumeurs hépatiques son t généralement en avant de l'intestin.
Il est impossible de les distinguer des kystes hydatiques, sinon par les caractères du liquide qu'ils contiennent. D'après l'étude attentive d'un certain nombre de cas réunis par Hawkins (1), on arrive à cette conclusion, que la plupart sinon la totalité de ceux qu'il comprend sous la dénomination de « tumeurs aqueuses enkystées » du foie n'étaient réellement que des kystes hydatiques simples, c'est-à-dire à contenu aqueux sans vésicules-filles. Du reste, en 1833, époque de la publication de ce travail, on ne connaissaitpas aussi bien qu'aujourd*hut l'anatomie exacte des kystes hydatiques ni les caractères chimiques et microscopiques du liquide. Gross (2) a retiré, chez une femme de trentetrots ans, près de 5 litres de liquide limpide comme de l'eau de source. Il n'y eut pas de récidive.
Pronostic, terminaisons.
Quand un kyste aqueux ou simjdement séreux n'est pas totalement enfermé dans la substance hépatique, mats fait saillie ou est plus ou moins pédicule et pend de sa face inférieure, la distension de ses parois peut, avec le temps, être assez grande pour en amener la rupture et l'évacuation du contenu dans le péritoine, ou bien, après la formation d'adhérences, le kyste peut s'ouvrir spontanément à l'extérieur ou dans un viscère. Dans certains cas, la membrane d'enveloppe du kyste peut s'enflammer et suppurer, de sorte qu'il se convertit en un abcès.
Dès que les dimensions du kyste sont deve-
(1) Hawkins, Medicixhirurg , Transactions^ t. XVIII.
(2) GrosB, System of surgery, 6» édiu.t. II, p. 634. 1S83.
HENRY MORRIS. — MALADIES ET LÉSIONS DE L'ABDOMEN
nues telles qu'il cause de la gCne, ou bien s'il y H h craindre son ouverture dans le péritoine, on le ponctionnera de la m£me façon qu'un kysle hydatique; si le liquide se reproduit rapidement, il faut l'ouvrir cl suturer ses bords à ceui de la plaie pariétale. Quand un kpte séreux atteint de grandes dimensions, il peut contracter des adhËrences quelquefois très difficiles il détacher, qui donnent du sung après avoir i^të décollées ; en outre on ne peut savoir d'avance si le kjste est pédicule ou s'il est en grande partie enclavé dans la substance hépatique. Ce seraient alors des motifs pour ne pas enessajrer l'extirpation complète. Si cependant on a fait la laparotomie, se basant sur un diagnostic erroné, et si l'on peut facilement delà* cher le kyste de ces adliérences ; s'il fait saillie hors du foie, il n'y a pas de raison pour qu'a-
près son évacuation on n'en fasse pas la u^ lion suivie de la suture de la partie reataQiei la plaie abdominale.
ETSTE8 DEUIOIDES DU FOIE.
Hulke a publié une obserration de kyste dumolde multiple flxé à la surf&ce du foie, chs une femme qui mourut de cancer de rulérai. On s IrouTë de parùls kystes en rapport inc
Il existe une véritable aOection kystique du foie, où tout l'organe est parsemé de petits kjiles, ce qui coexiste généralement avec un éitl analogue du rein (dégénérescence kyitique). Cette forme d'afTection kjstlqne ne préseale pu une importance chirurgicale spéciale.