DISTENSION DE LA VÉSICULE BILIAIBE. — SYMPTOMES
biliaire, produite par les causes énamérées cidessus, sonl les suivanls ; ictère, décoloration
Rg. ÎÎM. — Ecutie duorme du «iial cliolédoque (•)
(*] 0, unal cliolédoque diUié; hb, duodénum.
des matières fécales, présence de la bile dans l'urine, sensibilité du Toie. La tumeur est pytiforme, élastique, sinon lluctuante, Tait saillie de dessous le bord du foie à l'endroit o£i se trouve normalemciil Ui vésicule biliaire. Ses
(*] a, TéBiculo billilrs j b, c*nil hépatique.
dimensions sont variables : on a tu des accumulations de bile, pesant 12 livres (I) et même
(1) Thompson, loc. cit., p. 13.
davantage, le volume delà vésicule a'étant accru en proportion de façon à occuper une portion considérable de la cavité abdominale. Brigbt [I) a publié une observation dans laquelle la vésicule distendue par de la bile formait une tumeur ovale qui descendait jusqu'à la crête i1ia< que. Petit (!) cite deux cas de ponction de la vésicule biliaire distendue, suivis <je mort i dans l'un on retira 2 litres de bile vcrdAtre visqueuse et dans l'autre environ un demi-litre. Dans l'observation de Glive, on évacua 600 grammes de bile et après la mort, survenue au bout de sept jours, la vésicule biliaire descendait jusque dans le bassin et contenait 2 iiires de bile; les canaux biliaires étaient très distendus, excepté à l'embouchure du canal cholédoque, où il existai! un rétrécbsement qui ne permettait à la bile que de suinter dirOcilemenL Todd (3) a ouvert un canal biliaire dilaté, chez une jeune Qlle de quatorze ans, croyant avoir affaire à un abcès hépatique, et retira 2 litres de bile visqueuse.
Frerichs (4) rapporte le cas d'une fem me ches laquelle la vésicule biliaire présentait sa largeur babiluclle, mais le canal cholédoque avait 10 pouces 1/2 de gauche h droite et 7 pouces 1/2 d'avant en arrière (flg. 2205, 2260 et 2267).
On constate quelquefois des variantes dans les autres sjmpIAmes. Ainsi quand la dilatation est due à une obstruction ancienne, le foie peut se rétracter au lieu d'être augmenté de volume. Si l'accumulation a été produite par l'enclavement d'un calcul au col de la vésicule ou dans le canal cystique, celui-ci agit comme une valvule qui permet à la bile d'entrer, mais tien de sortir; il peut ne pas y avoir d'ictère ni de matières décolorées ni d'urine contenant ia pigment biliaire. Cependant ces cas sont rares. La tumeur peut disparaître tout d'un coup ai l'obstruction vient à cesser, alors la bile s'écoule librement et l'ictère ne tarde pas à se dissiper. Si la disparition de la tumeur est causée par la rupture des tuniques amincies ou dégénérées de la vésicule biliaire, il s'ensuivra une péritonite fatale. Dans quelques cas, la bile est résorbée graduellement, bien que l'obslruction subsiste, et alors rabaissement de la vésicule bilinire fait place à la distension. Si, comme cela arrive parfois, la distension se produit sans obstruction
(3} Todd, DubU» hoj,.ilal Repirlu.t. I", p. 3Î5. (1) FrericlH, Traité des «lala-tiet du foie, 3» n lion, p. 1D2.
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i [laïKïfit i-i'iriiuve de U céphalalgie, des Tomisse'
I menli, de U coiiatipalion, il n'} a pu de rèac-
lis]
DISTENSION DE LA VtSIClJLE BILIAIRE.
Uon fébrile ce qui la distingue, des abcès. Son dèreloppemenl est précédé de coliques hépaliqat» et, ce Bjmptônie, joint k la situation de la tameur, la fait âislinguer des tijslea hjdatiques anc lesquels on la confond le plus facilement. Quand on pratique l'examen sous le chloroforme, la vésicule biliaire esl souvent mobile bléralement. A la percussion, on perçoit un son tjmpaaiqiie par côté et eu dessous de la tumeur. Si la distension est causée par une obs- (niction située au col de la vésictile ou dans le canal cyeUque, il n'y aura pas d'ictère.
Noui aTons étudié celte question k l'article ■ «bcèa biliaires ».
IMSTBnSIOn PAR DES CALCULS.
Le mode de formation des calculs biliaires n'eit pai encore bien connu, mais il est pro-
bable qn^ résultent de la préci pi talion de la bileeoftpar suite de la présence d'une quantité moindre de cholale de soude, soîl parsuile de la présence d'un corps étranger tel que du mucns épaissi ou un caillot sanguin autonr duquel il H forme une concrétion, comme cela se passe pour Ias calculs urinsires.
Lea calculs biliaires sont composés de cholcs- IMne, de pigment biliaire et de substance terreuse. Quelques-uns sont formés de cholestérlne pure et sont alors translucides et cristallins, mais la plupart, surtout quand ils sont d'unecertalne dimension , sont formés des trois substances précédentes et sont d'unecouleur jaunâtre, brun&tre ou noire. Souvent le centre du calcul est
noir et composé de pigment par d'où partent des lignes commedes rayons; parfois on voit alterner des coucbes de choleslérine crystallisée
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et de pigment. Quand la vésicule biliaire est distendue par plusieurs calculs, ils sont poljgonauz, à facettes lisses par suite du ftrottemenl et de la pression qu'ils eiercent l'un contre l'antre.
FIg. 3171. — Calcul btliiire rayonna k coDcbes itratiDéei conceDiriqneniBnt autour d'un petit calcul
La tumeur formée par une agrégation de calculs est dure, nodulée et résistante. A la palpalion elle donne une sensation particulière de craquement et un son que l'on a comparé au roulement de petits cailloux dans la boucbe. I^s dimensions delà tumeur ne sont pas sujettes
à varier ; cependant elle augmente de volume, mais très lentement. Elle est habituellement mobile et parfois le siège d'une grande douleur; mais qu'elle soit douloureuse ou non, elle cause de temps en temps des sensations de gène dans tes régions hépatique et rénales. L'ictère est très fréquent ainsi que les coliques hépatique».
HENRY MORRIS. — MALADIES ET LÉSIONS DE L*ABDOMEN
Dans certains cas, des accès de coliques héi>atiques surviennent à des intervalles réguliers (i }. Dans d*autres cas, le malade éprouve la sensation d'un poids lourd qui roulerait de côté et d*autre à Tendroit où se trouve la vésicule, quand il se retourne dans son lit (2). Les vomissements sont fréquents et la tumeur détermine souvent tous les symptômes d*un rétrécissement du pylore. Chez les individus nerveux Taccumulation de calculs biliaires amène de la dépression mentale, de Thypochondrie et des symptômes qui font croire à une maladie siégeant dans d'autres organes. Si les calculs perforent la vésicule, il en résulte une péritonite localisée avec douleurs aiguës. Dans d'autres cas, l'inflammation détermine une très grande hypertrophie des tuniques de la vésicule, qui peuvent atteindre jusqu'à 12 millimètres d'épaisseur.
AUGMENTATION DE VOLUME DE LA VÉSICULE BILIAIRE PAR SUITE DllfFILTRATION CAN- CÉREUSE DE SES PAROIS.
Le cancer peut exister primitivement dans la vésicule biliaire puis, de là s'étendre au foie et au péritoine; ou bien il envahit la vésicule secondairement après le foie, le pancréas, le pylore ou bien quelque autre organe plus éloigné. Dans la plupart des cas où la vésicule biliaire est atteinte de cancer, on y trouvera des calculs.
Symptômes.
Les symptômes observés sont les suivants : douleurs graves avec grande sensibilité, à la palpation; on sent une tumeur dure, nodulée dans la région de la vésicule. La tumeur est habituellement fixée et se développe rapidement; elle est parfois molle au centre ou en un autre point de sa surface, et l'on peut s'attendre alors à la formation d'une ouverture fistuleuse externe. Dans d'autres cas, la communication fistuleuse se fait avec le côlon, le duodénum ou l'estomac et alors du sang ou une concrétion biliaire peuvent être évacués par la bouche ou le rectum. La détérioration de la santé, l'amaigrissement, la prostration, sont plus marqués et plus rapides que dans toute autre forme d'augmentation de volume de la vésicule. On pourrait confondre le cancer mou du foie avec une distension de la vésicule.
(I) h9Ay,Tran8aclions ofthe Clinicai Society, vol. X, p. 11.
{t) M urchiion, /oc. ci7., p. 500.
Toute obstruction mécanique au cours de la bile dans l'intestin peut amener une dilatation des canaux biliaires intra et extra-hépatiques, surtout quand Tobstacle siège dans le canal hépatique. Leur distension peut être assex grande pour donner une sensation de fluctuation.qnand on place les doigts sur le foie (1).
Traitement de la diatension de la vésicnle
biUaire.
Quand on a diagnostiqué la cause de la dittension de la vésicule, on institue un traitement en conséquence.
Dans les cas de surdistension produite par de la bile, on pourra avoir recours au traitement médical et hygiénique habituel de l'obstruction temporaire, et l'on en retirera généralement de grands bénéfices.
Dans le cancer secondaire on se bornera à combattre les symptômes douloureux ; dans le cancer primitif, on devra tenter l'extirpatioD de la vésicule.
Dans les cas de distension par du pus, par des calculs, et dans ceux d'accumulation de bOe et de mucus où les autres remèdes ont échouéi on aura recours à une intervention chirurgicale.
Il ne faut pas oublier d'une part que, dans la distension sans obstruction, la tumeur peut, à un moment donné, disparaître spontanément et que, lorsqu'il y a une obstruction permanente, la bile ou le mucus peuvent être résorbés et le foie plus ou moins détruit ou atrophié; d'autre pari qu'il y a à craindre, dans tous les cas où la tumeur s'accroil rapidement, que ses parois amincies ne se rompent; ou bien, dan s les cas de suppuration, que l'état général ne soit atteint par la fièvre hectique ; ou bien, dans les cas de distension par concrétions biliaires, que la mort ne soit causée par l'irritation, les troubles gastriques et rémacialion auxquels elle donnelieu. Petit estime, avec beaucoup d'autres, qu'il devrait y avoir des adhérences entre le sac et le péritoine pariétal pour que la vésicule puisse être ponctionnée avec succès, et croit que Von peut reconnaître l'existence d'adhérencesd'après les signes suivants : !<" impossibilité de faire changer la tumeur de place ; â<> œdème et rougeurs des téguments situés au-dessus de la tumeur; 3^ réapparition fréquente de TinÛammation locale. Mais il est bien difficile d'acquérir une certitude complète de la présence de
(I) Wm. Thomson, op. cit.^ p. 73.