‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 285 sur 482 · ABCÈS DE L\ RATE · texte numérisé non relu

ABCÈS DE L\ RATE

finplômes particuliers et ne peuvent être recoQues que d'après le siège de la blessure, par les focopes, le refroidissement, la pâleur, signes 'une hémorrhagie interne coïncidant avec l'ab- Boee de symptômes indiquant une lésion des fiseères contigus. Hunter (1) fait remarquer ^*iine plaie de la rate ne produit aucun symp- Ime particulier, sinon peut-être des vomisse- MoU par suite des rapports de cet organe avec M nerfs de l'estomac ». Dupuytren n'a pas pu (On plus apporter la moindre lumière sur ce

Pronostic.

Las anciens chirurgiens considéraient les laies de la rate, du foie, et de la veine cave Mnnie entraînant la mort au môme titre que aUesducœur, « tellement Thémorrhagie causée ar elle était grave » (3), bien que John Bell sût rès lAen qu'il existait des cas de guérison « où ) fcne devait avoir été blessé plus ou moins ». lais des observations récentes d'extirpation, vec succès, de certaine partie de la rate chez homme et d'autres telles que celles de Klebs t d'AIbanése, nous permettent de conclure que ts plaies de la rate sont moins fatales qu'on ne I pensait tout d'abord. Hennen dit : « J'ai obirvépeu de plaies de là rate; celles qui étaient igères ont guéri, celles qui étaient profondes ont ié invariablement mortelles. » G uthrie s'exprime insi : « J'ai vu des plaies faites par une balle tpar un poignard et j'ai parfois constaté, dans m antopsies, des cicatrices de la rate corresponint aux marques extérieures indiquant une mce de blessure ancienne. »

Larrej a observé trois cas de plaies de la rate ir armes d'acier, qui se terminèrent par la oérison. Leveillé a vu un cas grave de plaie de L fale causée par un coup de sabre, qui finit ar goérir après une péritonite intense et une opporation prolongée. Sappey (4) a rapporté un

cas de guérison d'une plaie lacérée de la rate et d'autres lésions abdominales chez un berger de onze ans. Otis (1) a réuni d'autres observations de guériscm de plaies pénétrantes de la rate. Legouest (2) soutient l'opinion actuelle que, quoi* que l'hémorrhagie et la péritonite déterminent souvent la mort, cependant la guérison est possible même après des lésions spléniques graves* Des plaies de la rate peu graves guérissent souvent et parfois sans avoir été soupçonnées ; et même des lésions étendues avec perte de substance ne sont pas nécessairement mortelles ni suivies de troubles hématiques. La guérison peut avoir lieu, même s'il reste un morceau de balle en arrière de l'organe, comme cela s'est vu chez un malade qui mourut du mal deBright à Guy's hospital quatre ans avoir reçu une balle dans le côlon. A l'autopsie on trouva un morceau de la balle dans la rate.

Traitement.

La première indication c'est d'arrêterl'hémorrhagie, la seconde de calmer la péritonite. On bandera le côté blessé comme pour une fracture de côtes, et le blessé couchera sur le côté malade. On lui fera prendre des boissons glacées et de l'ergot à haute dose et l'on fera des applications externes de froid. Si la péritonite se déclare, on la traitera comme toute péritonite traumatique.

L'excision de la rate constituera la meilleure chance de guérison dans les cas où l'hémorrhagie persiste et où une grande partie- de l'organe est contuse ou presque détachée. Il n'y a pas de raison qui s'oppose à la splénectomie en cas de destruction traumatique de la rate ; la grande mortalité consécutive à cette opération dépend beaucoup de ce qu'elle n'a été presque exclusivement pratiquée qu'en cas de leucocythémie ou d'autres états morbides généraux.

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