‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 312 sur 482 · NÊPHREGTOMIE. — DANGERS DE L'OPÉRATION · texte numérisé non relu

NÊPHREGTOMIE. — DANGERS DE L'OPÉRATION

feuillet externe du mésocôlon sera ouvert suffi- Mumment pour permettre l'introduction de deux im trois doigts en arrière du péritoine, dans le tissu graisseux situé en avant du rein. On se Ortiera un chemin avec le doigt le long des rtisseaux qui devront être liés. Si ceux-ci sont Ués séparément, il faut avoir soin de lier Tartëre a?«ntla veine. On saisit Turetëre avec deux pinces à ovariotomie et on le coupe entre elles. Le but de Langenbuch, en faisant cette incision était de diviser le feuillet externe du méso-côlon et d'éviter ainsi le risque de Thémorrhagie ; cela est sartout nécessaire du côté droit puisque le Emillet interne du méso-côlon couvre les vaisseaux qui se rendent au côlon ascendant.

Ensuite on procède à Ténucléation; puis on difiseles vaisseaux et on retire la tumeur. On lia Turetère de la même façon que les vaisseaux ou bien on peut faire une incision spéciale à la région lombaire et y suturer son extrémité supérieure, comme je Tai proposé (I). Barvell a aussi conseillé d'agir ainsi, mais je ne sais pas si cela a été fait. L'avantage supposé qu'il y aurait à suturer à la plaie externe le bout supérieur de l'uretère, c'e9t que cela permet l'issue du pus ou de la matière scrofuleuse qu'il renferme, en même temps qu'on peut faire des irrigations' antiseptiques dans son intérieur. C'est un avantage douteux, excepté dans la pyonéphrose scrofuleuse, tandis que le procédé, qui consiste à fixer l'uretère à la plaie abdominale, me parait exposer à rôbstruction intestinale.

La néphrectomie abdominale est cachée comme l'ovariotomie et son pansement est le même. On a plusieurs fois fait une incision médiane, mais le résultat n'en a pas été bon.

Dangers de Topération.

Lies dangers de l'opération pourront être appréciés d'après la comparaison suivante des causes de mort à la suite du procédé lombaire et delà méthode abdominale.

Sur 100 néphrectomies, réunies par Robert Barris (2), dans 42 cas, je trouve les données suivantes :

Urémie 1

Shock 4

Infarctus )

Pyohémie 1

Vomissements. . . 0

ToUl "23

Causes de mort.

Néphrwtumie abdominalo. lombaire.

Snpparatiuii 1 U

Péritonite 10 (4 septiques. 2

Hémorrhagic. ... 4 1

(I) Morris, London médical Society , nov. 1882. (î) Harris, American Journal of the médical sciencei^ jaiUet 1882.

Encycl. do cliirargie.

Comme le nombre total des opérations abdo* minables a été de 46 et celui des opérations lombaires de 50 — la nature de l'opération n'était pas connue dans 4 cas — il semble que la péritonite, l'hémorrhagie, l'embolie pulmonaire, la pyohémie et Tépuissement par suppuration sont les causes les plus fréquentes de mort par le procédé abdominal, qui après la méthode lombaire est dans la proportion de 4 pour I , tandis que le nombre des morts par urémie, vomissements et shock après la néphrectomie lombaire comparée à Topération abdominale est de 14 pour 5. La plus grande mortalité de l'opération abdominale par urémie et shock est due à ce fait que, dans plusieurs des cas lombaires, les deux reins étaient malades au moment de l'opération, que, dans un cas, la dernière côte avait été enlevée et la cavité pleurale ouverte; que, dans un autre, l'opérée avait un cancer de l'utérus et les autres patients étaient dans un mauvais état de santé.

Aussi l'opération abdominale parait bien plus dangereuse et la mortalité en est bien plus élevée, en mettant de côté toutes les causes qui peuvent être attribuées à l'état de santé du patient. Examinée au point de vue du chiffre total, on arrive à la même conclusion, mais la différence n'est pas aussi frappante. Ainsi, sur 100 cas, dans 96 on a rapporté la nature et le résultat de l'opération. De ces 96, 46 ontsubi l'opération abdominale, avec 23 guérisons et 23 morts; 50 ont été opérés par la voie lombaire avec 27 guérisons et 19 morts. Un élément important à considérer dans le résultat, c'est la nature de la maladie pour laquelle l'opération est faite, mais cependant moins qu'on ne pourrait le croire. Sur 18 opérations pour affections malignes, 9 furent mortelles, et sur 10 pour rein flottant, 6 furent mortelles; 2 furent faites par la voie lombaire et guérirent. Sur 7 opérations lombaires pour fistules urctérales, il y eut 6 guérisons eti mort.

Je crois que la conclusion à tirer de ces chiffres c'est que bien que, dans beaucoup de cas, en raison du volume de la tumeur, Topération est plus facile par conséquent préférable ; mais que la méthode lombaire est eu général moins dangereuse, et qu'il faut l'adopter dans tous les cas où le rein n'est pas très augmenté

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