‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 369 sur 482 · HERNIE CONGÉNITALE SIMPLE · texte numérisé non relu

HERNIE CONGÉNITALE SIMPLE

Selon qu'il existe une anomalie de la deuxième ou troisième variété, on a la hernie vaginale funiculaire ou la hernie vaginale tesliculaire . Disons, pour n'y plus revenir, que dans les deux variétés, la hernie appartient constamment à la variété oblique externe, puisque toujours elle pénétre dans le trajet inguinal par son orifice profond.

0an8 la Iiernie vaginale testiculaire, le testicule est entouré de toute part par Tintestin, qadquefois placé comme dans l'hydrocèle en arrière et en bas ; sa situation est du reste le plus eourent difficile à reconnaître; l'intestin et Tèpiploon contractent parfois des adhérences avec lui.

Dans la hernie vaginale funiculaire ^ l'intestin ne dépasse pas ordinairement le testicule; quelquefois cependant il descend jusqu'au tiers et à la moitié de ses faces latérales.

Malgaigne a signalé dans ces cas une atropine du testicule enveloppé par la hernie, et même de la moitié correspondante du scrotum. 11 faut y voir plutôt, du reste, un arrêt de développement, qu'un effet de la pression des viscères.

*•• Le cordon spermatique se trouve ordinairement en arrière des viscères : souvent ses éléments sont éparpillés autour du conduit vagiho-

péritonéal : quelquefois le cordon vient s'étaler à la partie antérieure de la hernie.

Le contenu de la hernie n'a rien de particulier à noter, si ce n'est que dans certains cas la longueur de l'anse hemiée peut être considérable: tout l'intestin grêle peut y être contenu (Duplay).

Duret (1) signale deux sous- variétés de la hernie funiculaire.

Dans la première (hernie en bissac de Faine) il existe deux poches, dont Tune occupe le trajet inguinal, et l'autre la racine des bourses, en restant à une distance notable du testicule.

La deuxième n'est autre que la variété récemment étudiée par Trélat sous le nom de hernie funiculo-testiculaire. Dans celte variété, il existe une communication étroite entre le renflement du conduit contenu dans les bourses et la tunique vaginale : le sac herniaire représente en quelque sorte deux cavités séparées par un détroit où la hernie peut s'étrangler. Six obser* valions de ce genre ont été jusqu'ici publiées par Goyrand (d*Aix), Dudon, Bermond (2), Guinard (3), Trélat et Th. Anger (4). Disons de suite que l'aspect clinique de cette hernie est celui de la hernie congénitale funiculaire : aussi les avonsnous rapprochées. Ces hernies peuvent, on le comprend, être facilement confondues avec la hernie commune.

Ramonède donne avec raison comme signe de congénialité l'absence du pli péritonéal rétro-inguinal, l'existence d'une partie du sac en arrière du fascia transversalis, entre lui et le péritoine soulevé, l'existence de diaphragmes représentant des stigmates transversaux, bien différents de ceux à direction verticale signalés par Cloquât au niveau du collet du sac de la hernie simple; enfin la présence de diaphragmes semblables sur un point quelconque de la longueur du sac, les adhérences du sac avec le tissu cellulaire voisin, et l'existence en dessous de lui d'un cordon fibreux, représentant les vestiges du canal. Rumonède insiste encore sur la saillie du canal déférent dans le sac qui ressemble à celle du tendon dans sa gaine.

On peut encore rattacher, avec Duret, à la présence du conduit vagino-péritonéal, la hernir dite propéritonéale au sujet de laquelle du reste bien des opinions ont été émises. Cette hernie se développe .dans le tissu cellulaire sous-péri-

(i) Duret, thèse.

(!2) Bermond, cas cités dans la thèse de Leroy des Barres.

(3) Gaînard, Société anatomique^ 1880.

(4) Anger, Société de chirurgie, 1883. *

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