HERNIE OMBILICALE CONGÉNITALE. - ANATOHIE PATHOLOGIQUE
Tiscères hernies -, dans un cas cependant sur lequel nous reviendrons plut loin, Giraldes constata an degré lel de conslriction qu'il dut intervenir et débrider.
Tel est le type de lu hernie embryonnaire ; nous devons maintenant indiquer les variÈlés qui s'y rattachent, en ce qu'elles se lient à tin trouble de la période embryonnaire, mais qui s'en distinguant cependant, ainsi que nous l'avons dit plus haut, pu ce Tait que l'enveloppe qui recouvre l'intestin peut Ctre constituée par un diverdcule péritonéal vrai. Ces variétés com-
Plg. 331». — Hernie ambilicilBCongénlUle.
veloppe de )■ hernie; C, ouitruire abdominale; D, cordon ombillctl.
prennent la hernie dite diverticulaire et la hernie de l'anse vitelllne.
BemU diverlicutoire. —■ Nous avons signalé . plus haut, a propos du développement, l'existence, dans la période ombilicale, du pédicule Tftello-intestinal, qui fait communiquer la vésicule ombilicale avec le sac intestinal. Normalement le conduit qui occupe ce pédicule s'atrophie et se détache de. l'intestin vers la dixième •emaiiie. Or, il peut persister et constiluer la hernie dite diverticulaire, qui dans certains cas «liste seule (Tiedeman, Caiin (I), et qui dans d'autres coexiste avec une autre variété de her-
(I) Caiin, Tbèse, 186!.
' EncfCl, de cblmr(ie.
nie embryonnaire, soit celle que nous allons étudier, soit avec la précédante (Ssndiforl, Schuize). H. Duplay a signalé un fait intéressant et sur lequel nous reviendrons plus loin, dans lequel
Fig. 3320. — Hernie onibilicalB ; A, cordon. — B, pliljctene Iransparente oa remplie de rinwiiA rougeitrs ; C, bonrrelet de pe*a cernant la bue de la tuneur.
la hernie diverticulaire coexistait avec un rétrécissement presque complet de l'intestin à son niveau. Le diverlicule esl souvent entouré d'un sac péritonéal vrai; quelquefois il peut être
Fig. Tili, — Hernie ombilicale coDgdnlUle et pédicnlée et irréductible. — A, hernie; B, cordon ; CC. abdomen; D, groiinieatin; F, cAlon ascendant; 11. Intestin grSIe.
dépourvu de toule enveloppe séreuse : dans ce cas il adhère à la base du cordon, d'où sonirréducUbtlilé.
Hernie de l'anse vitetliiie. — Dans ce cas, la
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porlion d'intestin que supporte le pédicule vilello-inteslinal est en rapport avec la base du cordon; on conçoit dés lora la coexistence fréquente de celle bernie a«ec la variété précédente. On y a aussi rencontré le cœcum. Tait Tacile ft comprendre, puisque le pédicule vitellointeslinale s'insère sur l'intestin au voisinage du cœcum.
JoUj et Gadaud ont, en IS6T, présenté deux cas intéressants à la Société anatomique.
HSnNlE FŒTALE (flg. 2322).
Dansles variétés précédentes la dénomination de bernie pouvait prêter à contestation, car en
réalité il n'existe pas de hernie proprement dite ; les anses intestinales se trouvent en dehors de l'abdomen, non parce qu'elles en sont sorties, mais purce que le défaut ou l'arrêt de développement a, comine nous le verrons plus loin, arrêté leur migration vers la cavité abdominale. Dans la hernie fœtale, au contraire, il s'ugit d'une hernie véritable caractérisée par la sortie des viscères à travers un orifice complètement fermé et qui ne se distingue de la heruie acquise qu'en ce qu'elle s'est produite avant la naissance. Son anatomie pathologique doit donc rentrer dans le chapitre suivant, et si nousla signalons ici, c'est parce qu'elle peut accompagnerdans certains cas la hernie embryonnaire.
AtlolDgle.
BIBNIE eHBRIONKllBE.
D'après ce qui précède, il nous semble inutile d'insister longuement sur les diverses théories qui ont été émises sur la pathogénie de la hernie embryonnaire.
La théorie de J. Guérin qui admet que la persistance de l'ouverture ombilicale est due k uue rétraction d'origine nerveuse des muscles abdominaux est absolument inadmissible.
Quant à la théorie de Simpson, qui invoque, pour expliquer la persistance au dehors des viscères, l'existence réelle d'adhérences qu'il attribue à tort à une péritonite adhésive, elle est uniquement basée sur les faits de Scarpa et de Cloquet qui confirment la réalité des adtaéreaces, mais elle est impuissante à expliquer la lalalilé des phénomènes observés.
Depuis, les travaux modernes d'embryogénie et en particulier ceux de Heckel sur la théorie des arrêts de développement, il n'est plus possible de ne pas rattacher la production de cette hernie au développement de la région oralnlicale, et nous n'insisterons pas davantage sur ces faits qui découlent naturellement des conùdérations dans lesquelles nous sommes entrés dès le début de ce chapitre. L'existence fréquente d'adhérences, surlaquelle Simpson avait basé s« théorie, n'est qu'un fait secondaire qui s'; rattache.
Ahlfeld (t) avait émis l'opinion que cette bernie pouvait être due à la persistance du pédicule vitello-intestinal entre les lames ventrales qu'il empêchait de se réunir; c'est là une hypothèse qui pourrait légitimement expliquer l'origine de la hernie de l'anse viteltine et diverticulaire;or, nous savons que ces hernies sont raies, et comme d'autre part, ces dernières coexistent avec la hernie embryonnaire, il devient impossit>te de généraliser cette conception.
Nous avons indiqué plus haut combien les hernies fœtales diffèrent des précédentes, puisqu'ici il s'agit en réahté d'une hernie qui se produit à travers un oriBce complètement fermé.
On pourrait encore, à la vérité, rattacher le mode de production de ces dernières a un arrêt de développement [Duplay], mais il faut alors reconnaître que dans ces cas l'ariêt de
(1) Alilfeld, Àreh. fur gyn. B«nd XL.