RÉTRÉCISSEMENTS DU LARYNX ET DE LA TRACHÉE
jM rètiécisaemeals du larjns et de la trachée, hnlquement connus sous le nom de ilinotet, at de nalttn extrinsèque ou intrinsèque. Ils avODt qoelquefois réunir ces deux conditions riogiquei (S). Le rétrécissement peut inténr un organe ou deux, et ùéger en un ou ■iaon points du larynx ou de la trachée. Le ihiiwfmfnt extrinsèque est dû à un accole- Ot des parois sous l'influence d'une pression Meure au canal aérien, sténose de compression UD corps étranger, un emphysème localisé, sbeia du cou, an développement exagéré corps thyroïde, du thymus, des ganglions -viraux on bronchiques par du tissu cicatri-
tig. 1106. ~ DtvlilioD de ta u-icbde.
I, pu une tumeur cervicale, œsophagienne, dïutlnale, par auévrysme, ou une lésion des (èbres, du sternum ou de la clavicule. Dans ;u de tumeur ou d'abcès du cou, la trachée t être fortement déviée, ainsi qu'it advint ■ au cas remarquable, encore inédit (flg. 3 et itOTi) observé par le U' Janney, de ladelphie.
e rétrécissement intrinsèque, slénose d'oeelu- , est dû à une malformation ou une lésion génitales (3), à un corps étranger ou un
)T«]r. le cis ieli»la\eiaAtltbaTtl,Ued.andturg.
i H, iSSO, I
) Agnew, Mtd. et surg. Pitss, aprll 1813, p. 116. ( Elslwrg, Ti-ant. lalernat. med. congrtn, vol. III. Ion, 18S1. De BloU, Ciutt o{ congénital memleiUKreb {Neio-York med. Journ., ISIt); Steavea-
néoplasme dans le tube aérien, & une affection des parois de la trachée, une paralysie dex muscles dilatateurs du larynx, au spasme des constricteurs ou même de la trachée (1). 11 peut aussi succéder à des causes temporaires, telles que la tuméfaction inflammatoire, l'effusion hémorrhagique, l'œdème , les pseudomembranes, les néoplasmes bénins, le corps étranger, le spasme et la paralysie. U est qu^quefois consécutif à des causes permanentes, teUes que Vintussusception de la trachée (2), son involution dans le sens longitudinal (3), la
Flg. J107. — DiSviitioD de ta tracliée.
tuméfaction hypertrophique ou hyperplastique,
son, Cote of cytt in crico-lhyroid membratu [Sainl- Barlholomevi'i Hoip. Reports, vol. XVIII, p. 330).
(1) Altlion, 0>i morbid lAi-oal in relation to eontumption, p. 13, Luiidoo; Scliaiiilcr, Wiener Klinik, Janv. \%11.
(2) Lee, Mtd. Timet and Gat., ma; 1874, p. £48. (Dîna ce cas la partie poitérieurâ de l'anneau supérieur de la trichée touchait au cartiUge cricolde dans l'étendue d'un quart da pouce.) Long, Sleniorabilien, Il Jinvter I87G. (Oana ce ca«, on trou», «prèi la mort, que le 3' annean ds la meliée pénélrail dans le second pendant la flexion de la tète.)
(3) Carrlé, Tlièse. (Dans ce cas, ta mort immédiate, kranlivemenldu la canute, tut attribuée à 1« présence de granniatlons ; an troun \ l'autopaie une Involution longitudinale, résultant du rapprochement de* eitrémiiés poa té rien ras des cartilages divisé».)
J. SOLIS-GOHEN. — PLAIES ET MALADIES DES VOIES AÉRIENNES
les néoplasmes malins au point de vue clinique et histologique, les granulations (1), les adhérences inflammatoires entre les organes voisins (2), tels que les cordes vocales, les cordes ventriculaires, les cartilages aryténoîdes, Fépiglotte et le pharynx, — ou la rétraction cicatricielle consécutive à un processus ulcéreux d'origine syphilitique, tuberculeuse, traumatique, varioleu se, m or bilieuse (3), scarlatineuse, diphthérique (4) ou typhique (5). 11 peut en être de même à la suite de brûlures ou de cautérisations (6). Chez des suicidés, on a trouvé le larynx fermé par une cloison membraneuse qui joignait la peau et le pharynx (7).
Le degré de diminution du calibre trachéal dans le rétrécissement extrinsèque est extrêmement variable. Quand la compression est grande, il peut être réduit à une simple fente, dont la direction, déterminée par le sens de la compression, est le plus souvent transversale, mais est quelquefois antéro-postérieure (8). Généralement, on n'a pas noté, comme état anatomique, autre chose que Taccolemcnt des parois, sans lésions. On a cependant trouvé fréquemment l'hypertrophie des glandes muqueuses et du tissu conjonctif sous-muqueux, dans des cas de compression par un goitre (9) ou une tumeur analogue. On a observé aussi l'ossification des cartilages du larynx et la dégénérescence amyloïde et calcaire étendue des parois de la .trachée (10). L'amincissement, l'atrophie et même la disparition complète des anneaux cartilagineux, avec perforation de la trachée, ne sont pas des lésions très rares.
Le degré de la constriction varie aussi beaucoup dans les rétrécissements intrinsèques. On
(1) Bouchut, Gaz. des Hôp.^ n" 35, 1874 (mort après trachéotomie).
(2) Ce fait se produit quelquefois après la tracbéotomie (Mackenzie, Am. Joum. med. 5C., april 1870, p. 487.
(3) G. Hunter Mackenzie, Edinb. med. Joum., oct. 83. Med, and surg. Rep.y oct. 27, 1883, p. 471 {Stenosis of larynx).
(4) Une sténose complète du larynx a été observée par Stœrk.
(5) Kiessebeck a cité un cas de sténose du larynx et de la trachée. Deutsch. Ztg. f. Chir.^ Bd XIII, S. 554.
(6) Fieber, Stenosis of larynx from sulphuric acid, Allg. Wien. med. Ztg., n« 8, 1874.
(7) Beynaud, Joum. univ. et hebd., t. III, p. 201, 1831. — Bourgot, Th. de Montpellier, 1844.
(8) Baiser, Virchow'sArchiv, Bd XQ, 111.
(9) Demme, Wurzburg med. Ztschrifl, Bd. II and III, 1861, cité par Riegel.
(10) Loc. cit.
a vu dans certaines circonstances Toblitération absolue de la trachée, et la trachéotomie audessous du siège de l'affection a dû être pratiquée pour sauver la vie du sujet. Mais les rétrécissements intra-laryngiens les plus intenses ont été observés dans les cas de syphilis, de blessures consécutives à un suicide et de plaies par armes à feu. En Amérique, les rétrécissements sont consécutifs en première ligne à la syphilis, en seconde ligne aux tentatives de suicide. En Europe, c'est la fièvre typhoïde (1) qui semble en être la cause la plus fréquente. Dans les cas de suicide, quoique les cordes vocales demeurent intactes, on peut voir la portion inférieure du larynx subir une oblitération complète, en forme d'entonnoir (2). Les rétrécissements intra-trachéaux les plus filiformes sont ceux qu'entraîne la cicatrisation des ulcérations syphilitiques. C'est ainsi que, dans un cas rapporté par Worthington (3), le calibre de la trachée fut réduit à celui d'une plume de corbeau. Les anneaux cartilagineux situés au-dessous du siège de la constriction s'étaient amincis et dilatés depuis la bifurcation de la trachée. Le rétrécissement cicatriciel intra-trachéal existe surtout juste au-dessus de la bifurcation, mais il n'est pas impossible de le rencontrer plus haut, au niveau par exemple des quatrième et cinquième anneaux de la trachée (4) ou même exactement au-dessous du cartilage cricoîde (5). L'étendue du rétrécissement varie de quelques lignes à plus d'un pouce (6). Gerhardt mentionne quatre cas dans lesquels la surface entière de la paroi trachéale était envahie par la lésion (7).
(1) Lûning, Die Laryngo-und Tracheo^tenosen im Verlau/e des abdominal Typhus, \md ihre chirurgische Behandlung. (Arch. f. klin. Chir., Bd. XXX, H. 2, S. 225-340, und H. 3, S. 523-619. Internationales Centralblatt fur LatYngologie, u. s. w., Aug. 1884, S. 72.)
(2) KQchler, Deutsche Kliuik, l«r mai 1869, S. 169. (Le sujet mourut cinq jours après la blessure, d*uoe fièvre typhoïde.)
(3) Worihington, Med. chir. Transact., vol. XXV, p. 230. London, 1842.
(4) Thornton, Med. Times and Gaz., june 27, 1874, p. 704.
(5) Worthington, lac. cit. Hall, Itrit. med. Joum., 1884, p. 814. Bayer, Rev. mens, de laryngol., etc., juin 1884^ p. 95. Ashhurst, Med. and surg. Repoiier,
(6) Stœrk, Klinik der Krankheiten des Kehlkopfes der Nase und des Rachen, S. 436. Stuttgart, 1880. (Dans ce cas une canule conique fut Introduite Jusque dans la bronche droite.) Mackenzie, op. cit., p. 537.
(7) Cité par Riegel, loc. cit., p. 483.