CORPS ÉTRANGERS DU RECTUM
€es corps peuvent avoir été introduits directement dans le rectum par l'anus ou par une flaie, ou être descendus d'un point plus élevé . afrès avoir été avalés, ou, comme dans le cas de cakuls biliaires, après avoir pris naissance sur un autre point du corps. La variété des objets qui ont été trouvés dans le rectum, après y avoir été introduits par le malade ou par dTautres personnes, est fort grande (i) : on y a rencontré des cailloux, des crayons d'ardoise, des diamants, des bouteilles, des verres à bière, des pointes de flèche, des limes, des escargots, et une queue de cochon (2).
Les symptômes causés par la présence des corps étrangers dans le rectum sont ceux d'une irritation locale, s'accompagnant souvent d'une douleur vive, avec constipation, qui dégénère quelquefois en obstruction complète. Il peut s'ensuivre une péritonite.
Traitement.
Le traitement consiste dans l'extraction, à l'aide des moyens que peuvent suggérer les indications du cas particulier ou l'ingéniosité du chirurgien. Au besoin, on peut pratiquer la rectotomie linéaire de Verneuil, comme dans les faits publiés par Raffy et Turgis. Il faut ensuite avoir recours aux calmants sous forme de suppositoires. Un prompt traitement est essentiel dans ces cas, car le corps étranger, si on le laisse en place, peut perforer le rectum, en déterminant une fistule; il peut pénétrer par ulcération dans la vessie, le vagin, ou le péritoine ; il peut enfin remonter dans l'S iliaque ou le côlon descendant d'où on ne peut l'enlever que par une opération plus dangereuse.
FISTULE A L'ANUS
La fistule est la plus fréquente des maladies du rectum observées chez l'adulte : le fait est cer-
(1) Voir Poulet, Des corps étrangers en chirurgie.
(2) Voir le fait de Marchettis, in Heory Morris, Maladies et lésions de r abdomen. Encyclopédie de chirurgie, vol. VI), p. 342.
Eacycl. de chirurgie.
tain pour la pratique hospitalière et probable pour la pratique civile. Les hommes y sont plus sujets que les femmes.
(1) Otis, Médical and surgical Hisstory, etc. Second sargical volume, p. 319.