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HÊMORBUOIDES INTERNES. ~ TRAITEMENT.
inorrboïde des tissus musculaireB et soub-ibuqueux sur lesquels elle repose ; la section doit ^tre thile dans lesiilon ou la traînée blanche qui se voit au point où la peau se conTond avec la membrane muqueuse, et celte incision doit èlre prolongée sur la hauteur de l'intestin, et parallèlement A lui dans une étendue telle que l'bômorrhuîde ne tienne plus que par un pont le membrane muqueuse. Il n'j e danger à faire cette incision, puisque
tous tes vaisseaux importants viennent de plus haut, marchent paratieiement à l'inlestin, immédiatement au-dessous de la membrane muqueuse, et pénétrent ainsi dans la partie supérieure de l'hémorrholde. Une ligature de soie mince, résistante el bien cirée, est alors placée au Fond de l'enlaitle profonde qui a été Taite, et, pendant qu'un aide atlire en bas l'hémorrhoîde avec une certaine force, je serre la ligature, aussi fortement que possible, en haut du collet
Fig. 13 7&. — Clatnp pour béruorrlioides. ¥\g. ÎSÎfi. — fiCrateur it via pour opérer les bémorrliuiiJi's.
Fig. ;37-. Fig. Î378.
Fig. 13i7. -~ Hnce pour saisir les liémorrhoi-
des.
Fig. Ï3I8. — Ciieaui k reisort pour li^norrholilei.
(le lu tumeur. Il faut prendre grand soin de serrer les deux nœud» de la ligature de lacon à ce qu'elle ne puisse glisser ni se relâclier. Personnellement, je fais toujours uli troisième nœud ; le secret du succès ullérieur consiste dans la Tuçon de serrer la Hgulure — ce qui consliluii un temps de l'opération dont l'eiéculion estloiti d'être facile.
Quand l'hémorrholile est très volumineuse, on peut en exciser une petite portion, en prenant soin de laisser au delà de la ligature un moignon sulfiiiant pour l'empécher de glisser. Quand toutes les bémorrholdes sont ainsi liées, elles doivent éire rèduiias au-dessus du sphincter ; ensuite on peut exciser les portions de peau en excès; mais cette exciaioo ne doil pas être
trop étendue en prévision de la rëlraction cicatricielle. Je place toujours un gftleau de ouate sur l'anus el un bandage en T «erré; ce pansement calme trËs sérieusement la douleur et prévient la tendance au lénesme.
Il est avantageux de commencer l'opération par les hémorrtauïdes qui sont situées le plus bas, dans la position où se trouve le malade, afin que les autres ne soient pas dérobées b la vue par le sang; mais, quand les hémorrhoTdes sont nombreuses et qu'il en existe de pelitea, soit en avant, soit en arrière de l'anus, il vaut mieux lier les petites d'abord, car autrement elles peuvent échapper. Après l'opération, la constipation doit être maintenue trois ou même quatre jours. Pour commencer, la préparation
PROCIDENCE ET PROLAPSUS DU RECTUM.
source de rhémorrhagie, il peut seulement voir que tout le rectum est rempli de sang, et, en passant le doigt, il rencontre une quantité de caillots. Voici la meilleure façon d'arrêter cette forme d^hémorrhagie :
On passe un fil de soie fort à travers le sommet d'une éponge en forme de cône; puis on le fait repasser en sens inverse, de Façon à ce que le sommet de l'éponge soit pris dans une anse du fil. On ^ouille cette éponge, on Texprime pour la sécher, et on la saupoudre de sulfate de fer, en remplissant bien toutes les lacunes. On introduit l'index de la main gauche dans l'intestin, et sur re doigt, comme conducteur, on fuit pénétrer l'éponge — le sommet le premier — au moyen d'une tige de métal, d'une bougie, ou d'un porte-plume, si on n'a rien de mieux. L'éponge doit être poussée dans l'intestin à une hauteur d'au moins 12 centimètres, le fil double sortant par l'anus. Cela fait, on remplit toute la portion d'intestin située au-dessous de l'éponge avec du coton bien saupoudré de sel de fer; ce tamponnement doit être fait complètement et avec grand soin. Après qu'il est achevé, on saisit le fil de soie attaché a l'éponge, et, pendant qu'avec une main on attire l'éponge en 6af, avec l'autre on repousse le coton en haut. Cette action combinée amène le renversement
de l'éponge sur elle-même, à la façon d'un parapluie qu'on ouvre, et amène le tassement du coton. Le tampon doit rester huit ou quinze jours, ou même davantage. Une amélioration heureuse du procédé consiste dans l'emploi d'une sonde d'homme qui traverse le centre de l'éponge et autour de laquelle on dispose le coton ; le malade se trouve ainsi en situation de rendre les gnz. Après ce tamponnement, il survient de la rétention d'urine, mais on la fait disparaître en sondant le malade. 11 vaut mieux supprimer les stimulants jusqu'à ce que la réaction se soit produite. Il faut administrer l'opium à hautes doses après qu'on a tamponné l'intestin, sous peine de voir le malade se livrer à des efforts incessants. Dès qu'on le peut, on doit nourrir le malade ; j'ai trouvé un merveilleux réparateur dans le potage Liebig froid, qui se prépare rapidemenL Les boissons chaudes, je n'ui pas besoin de le dire, doivent être proscrites. Aussitôt que le malade peut prendre une alimentation solide, il faut la lui donner, mais en choisissant des aliments nourrissants et de digestion facile. Les remèdes que je préfère sont la teinture de perchlorure de fer et la liqueur de peracélate de fer, qui ne sont pas seulement des hémostatiques, mais des régénérateurs du sang.
PROCIDENCE ET PROLAPSUS DU RECTUM
La véritable procidence est constituée par la descente de la partie supérieure du rectum, dans toute son épaisseur ou avec toutes ses (uniques, k travers l'anus. Le prolapsus véritable est la descente de la partie la plus inférieure du riM tuin, dont la membrane muqueuse et le tissu sons muqueux se renversent en dehors de l'anus. 11 existe une troisième variété, qui consiste dans une intussusception du rectum dont la p'irtie supérieure s'engage dans la partie inférieuro. On la dislingue aisément de la procidence ordinaire à l'existence d'un sillon plus ou moins profond qui entoure le cylindre interne d'intestin; de telle sorte qu'il existe en réalité deux c\lin(ires formés par le rectum, l'un en dedans de l'autre.
Par un abus de langage, l'expression de prolapsus anal est souvent appliquée à des hémorrhoïdes internes sorties, ce qui donne lieu à une inutile confusion. Les hémorrhoï«ies internes descendent sous forme de tumeurs distinctes et séparées, à surface unie et brillante, et sont dures au toucher. Le véritable prolapsus
n'a pas de pli, sauf un du côté du périnée vqui peut même faire défaut) et il donne au doigt une sensation de mollesse et de velouté. Mais la cause la plus fréquente du prolapsus est incontestablement la présence d'hémorrhoïdes internes. J'ai vu aussi le prolapsus se produire à la suite d'efforts, dans la fissure et dans toutes les affections de l'appareil urinaire qui s'accompagnent de difficultés de la miction, comme le rétrécissement de l'urèthre, la présence d'une pierre dans la vessie, l'hypertrophie delà prostate, la cystite, etc. Chez les enfants, la diarrhée, souvent consécutive à une inflammation strumeuse de l'intestin, les vers, et le phimosis sont responsablesdela chute du rectum dans un grand nombre de cas. Un polype peut devenir la cause d'un prolapsus, d'une procidence, ou d'une intussusception. Il doit être bien entendu que, la procidence n'étant qu'un degré plus avancé du prolapsus, toutes les causes mentionnées plus haut finiront par la déterminer, si elles agissent assez longtemps. Quand la procidence se complique d'hémorrhoïdes internes, il suffit de dé-