PIED BOT ÉQUIN. — FORMES CLINIQUES
L'Équin valgus esl exlrémement rare et ne présente aucune particularité anatomîqne digne de nous orréler.
Formas cltnlqnea.
D'après Bouvier et M. de Saint-Germain, on peut observer en pratique trois formes cliniques de pied bot éijiii'i direct caractérisées par le degré plus ou moins avancé des dëformaliona. Ce que nous allons dire a Irait surtout à l'équin accidentel.
que la région plantaire se creuse davantage. Le pied élargi en palette dans sa partie antérieure repose sur le sol en s'appu^ant sur les articulations méletarso-pbalangienn es. En même temps les orteils prennent un aspect variable suivant la forme et le degré des lésions (fig. 2400 et Bg. 2401). Quand le pied est au repos, l'élargissement en palette esl moins notable et les orteils sont étendus sur les métatarsiens (Hg. 2403). Quand au contraire le pied se fléchit sur la jambe, dans la marche par exemple, les orteils peuvent encore être étendus complètement, quand il y a paralysie des muscles antérieurs de la Jambe, ou bien il y a fle^ion en griffe des
Fig. 1400 et 3401. — Pied équin, au dsuiièroe degré,
■unenu cIjcz un Rsrïon kgé de deux ans, wnticutivemenl à i'iiropliie rtu Jimbier anLérleur, ei ditant actuellement de trois ini. Attlturfe dans le repus musculaire (Duchenne, de Boulogne. Éltctrilation) .
PremifF degré. — La déformation est imperceptible, elle n'existe même pas, la fonction seule est troublée. Le talon ne touche plus le sol dans la marche, mais cette particularité échappe facilement à une ubservalion rapide. Il faut faire marcher l'enfant nu-pieds sur un plan horizontal, et on constate facilement que le talon ne touche pas dans la marche ordinaire. De plus, si, la jambe étant étendue, on essaye de lléchir le pied sur la jambe, on ne peut dépasser l'angle droit, à moinH de faire ployer le genou, ce qui relâche un peu les gastro-cnémiens.
Deuxième degré. — Le pied est Qëchi k angle obtus sur la jambe; le squelette médio-tarsien r&it une saillie notable au dos du pied, Undii
Fig. 340! nt 2(03. — Le mfima pied que dans les flgurea pricédenKt, mail vu pendant la fleilon du pied sur la jambe. Au TPpo*, *on attitude était celle d'un 4quin un peu varus; pendint li flexion, elle est celle de l'équin valgni {Dncbenne de Boulogne).
orteils (flg. *.!402J. Cette grilTe est due à l'intégrité des muscles e\tenseurs.
Troisième degré. — Le pied peut être rectiligne avec la jambe, l'astrigate est devenu tout à fait vertical, il y a une véritable subluxation de cet os à la partie anléro- supérieure du pied (voyez 6g. 2376). Le talon assez fortement remonté est comme froncé. Le pied repose sur les orteils, qui sont fortement redressés, et la plante du pied présente un creux asseï marqué s'étendant à toute sa longueur. Dans les cas anciens, la plante se fléchit davantage, tandis que le dos du pied s'incline en avant, il y a enroulement plantaire, elle sujetpeutarriver ainsi à marcher sur la face dorsale de ses métatarsiens.
- CHIRURGIE ORTHOPÉDIOUEf.
II faul noter que ces altiludes vicieuses ne se montrent pas nettement établies dons les premiers tempsde la ditTormité. Dans une première
t'ig. iiOi. — Eqala droit «Impie «u troialème degré.
période les déviations ne sont point Hxées par les muscles; mais plus tard ceux-ci se sont acci)mmodés,et leur rétraction professant petità petit Bte la difTormité.
L'équin vans présente une flexion plus marquée encore de la plante, maïs en même temps il y a enroulement du bord inlcrue du pied, et le sujet appuie dans In marche sur la partie an-
téro-externe de U plante (Bg. 2404). Mais ddu reviendrans en détail sur ce genre de déplacement en étudiant le varus équin.
Quant àl'éfutR valgus, il est très rare et son non
Fig. 2m. — Pied bot dqain nn».
indique suMsamment que la pointe du pisd k porte en dehors, tandis que le bord interne sV baisse ; aussi le malade appuie sur le sol pu It partieantérieure et inlernede la plante (Bg.9W^ Le D' Fisher résume d'une façon très cbiit les diverses modifications observées dans les éqiiins paraljliques et ?pasmodiques suÎTanl 1» périodes récentes ou anciennes de la difformité
nélraction légère des
Rélraction grive des
Petite ddviiiian du pied avec logcrc rËtraction du tendon d'Acliilli'.
Déviation considérable du pied attirant les orteils en liant, impossibilité 'Ir néclilr le pied Jusqu'à Tangls druit,
EtteiisiOTi eitrtme du pied sur la jambe et élévation du talon.
Tendon d'Achille pfu rétracté, relevé de la liauteur d'un pouce aeulem''nt dana 11 marche; le pied pout ttTt floclti quand les muscits cxlenseurs sont relâchés.
nétraciloD du tendon d'Arbllle accrue. Le pied ne peat Sire fléchi qu'ï angle droit en relldiant les muscles.
Légère rétraction de T^ponévr»»
plantaire et concavité plus marqué»
Concavité considérable de 11 plante. Rétraction de l'aponérriDr et des muicles plantaires, éléntH« légère du talon.
Partie antérieure du pied affitiséi!, dos du pied en rapport iiM le sol.
Le pied peut seulement être jM h angle droit sur la Jambe, talgn relevé diianiage. Légère rétiMtion de la plante.
Talon trèsrelevé, marche diRUile.
Rétraction très marquée du- tendon d'Acliilla. Arcade plantaire (rèt