PIED BOT TALUS OU GALGANÉEN
paraissent dues aux lésions des péroniers ; si elles siègeiil dansld libio-tarsienne, les jambiers antérieur et postérieur sont plutôt coupables. La tendacice à l'aplatissement de la voûte plantaire est un fait constant et physiologique dans la marche des jeunes gens. Quand ils sont vigoureux et bien portants, la contraction des muscles de la jambe peut contrebalancer cette in- Uuenee; s'ils sont au contraire faibles ou surmenés, il se produit de la duuleur, les muscles se conlracturent, puis, Fatigués par la lutte, ils peuvent se paralyser, d*où l'apialissement définitif et complet de la voûte et quelquefois des arlhrites. En somme, c'est une maladie complexe dont il faut encore, dans chaque cas particulier, analyser longuement et minutieusement tous les éléments.
Etude clinique.
La maladie peut se montrer à un degré plus ou moins grave et passer par trois phases successives (Gosselin) (fig. 2421).
Flg. 2421. — Pied plat.
Le firemicr degré est caractérisé par une déviation en vulgus avec contracture des péroniers dispuruissant par le repos. La fatigue provoque des accès de douleurs vespArules suivis de coiilruclure. 11 existe souvent deux poiniH douloureux, l'un un peu en avant de. la malléole fxlcrne, l'autre au niveau ou en arrière du tubercule du scuphuïJe. Après la fatigue, le bord externe du pied est relevé, sa pointe se porte t>n h<iut et la tôte de Tastragale fait saillie sous lu peau.
S cn'id lieyré. — Après avoir été passagère, la défuruialiun peut devenir permanente, la con-
tracture des péroniers et le valgus ne disparaissent que dans le sommeil chloroformique. Enfin, dans un troisième degrés il y aurait une rétraction permanente, invincible des péroniers latéraux, avec rel&chement complet des extenseurs, et cette rétraction peut amener, si elle persiste, une ankylose des articulations médiotarsiennes.
Traitement.
Le meilleur serait certainement le prophylac» tique, et il est toujours utile de conseiller une occupation moins fatigante; de recommander tous les moyens qui peuvent fortifier la musculature du membre inférieur, les douches froides quotidiennes sur le pied (Fisher). L'électricité a été vantée par Duchenne et peut rendre de signalés services dans les cas où il y a une paralysie musculaire ou une simple atrophie.
Little conseille un artifice qui peut avoir quelque utilité : il faut prendre tous bs jours pendant un certain temps, la position des tailleurs qui ont, comme chacun sait, les jambes croisées de façon que le pied, repose sur leur table par son bord externe, et que la plante est portée en dedans et en haut.
Pour M. Le Port, il faut avant tout étançonner la plante du pied de façon à lui restituer sa forme normale. Pour cela, il conseille l'usage d'une semelle de liège en dos d*âne que Ton place dans la chaussure et sur laquelle la plante du pied s'appuie en reformant sa concavité. Quand on a trouvé le degré d'épaisseur suffisant pour que la marche soit facile et non douloureuse, on peut faire faire une bottine spéciale dans la semelle de laquelle est encastrée une lame d'acier qui a une courbure égale à la convexité de la semelle de liège.
L'application des bandages plâtrés ou silicates après réduction de la déformation est encore souvent employée, mais il faut faire remarquer que l'immobilisation trop rigoureuse du pied peut an)ener de l'atrophie des masses musculaires; or, il faut combattre celle diminution de force par les frictions, l'électricilé, les douches et tous les moyens appropriés.
La ténotomie des péroniers peut être empl(»yée, mais seulement dans les cas graves (Pjbher) et quand leur rétraction est évidente.
PIED BOT TALUS OU GALGAJfÉEN.
Le talus est caractérisé par l'élévation de la , pointe du pied et l'appui du membre inférieur
BARETTE. — CHIROaGIB OBTHOI^DIQCE.
sur 1« talon. C'eit l6 moins eomniun de qnaln ' rornwi it j^bol, maii il n'en eat pu moloi inléiwauit.
Dans formea4(ri*entttre étudiées iiolémentà ctuie de lenr patliogénie et d« leur pbjiionomle