‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 51 sur 482 · CROUP ET DIPHTRÉRIE. — TRAITEMENT PAR LA TRACHÉOTOMIE · texte numérisé non relu

CROUP ET DIPHTRÉRIE. — TRAITEMENT PAR LA TRACHÉOTOMIE

sera iDYolontairement d'y veiller, le malade est eiposé à suffoquer. On voit donc qu'il y a beaucoup plus de sécurité à employer le tube ou la canule à trachéotomie.

[Au douzième jour d'une trachéotomie pratiquée chez un enfant de cinq ans et demi avec le D' Hutinel, des enfants jouant avec la petite opérée lui arrachèrent involontairement la canule en Vabseoce des parents, puis se sauvèrent en voyant la petite malade perdre connaissance. Ils ne prévinrent personne et les parents en rentrant trouvèrent la malade asphyxiée. (D' G. Poyet.)]

Une fois l'opération terminée, il reste à squtenir le malade et à continuer le traitement anti-diphlhéritique que l'on a déjà adopté. La trachéotomie sauve le patient de la mort par asphyiie ; elle ne guérit pas la maladie.

Traitsment consécctif a l'opération dans les cas dk tbacbéotovie pouh le croup ou la 01phtbéric.

Un grand nombre de succès de trachéotomie sont dosa la bonne direction du traitement consécutif à l'opération. Beaucoup des échecs opératoires, antérieurs à 1850, sont imputables à ridée peu nette qu'on se faisait alors de cette vérité. Lorsque Topération et le pansement sont terminés, le patient doit être mis au lit dans un appartement dont la température est au moins de 70* F.; car très souvent il survient un frisson en rapport avec l'intensité de Thémorrhagie, et aTCC la dyspnée qui a précédé la trachéotomie. L'orifice externe sera recouvert d'une feuille de gaze, qui préviendra l'accès des poussières et réchauffera quelque peu l'air inhalé. En agissant ainsi, on risquera moins fort de voir survenir une pneumonie ou l'encombrement du tube par l'accumulation de mucus desséché et de fragments de fausses membranes. L'atmosphère de la chambre sera maintenue non seulement chaude, mais humide. Pour échauffer et hamidifier à la fois l'air respiré par le malade, on fera auprès de lui des vaporisations. Lorsque ce procédé n'est pas praticable, il faudra tremper dans de l'eau chaude des éponges, les exprimer et les tenir au-dessus du tube. Si la réaction tarde à se faire après le frisson, on administrera des boissons chaudes, aromatiques, et Von mettra des sînapismes sur le tronc et les itmbes. Sous Tinfluence de cette médication, Vagitation se calme et le malade s'endorL Le «ommeil, il est vrai, survient souvent avant que fe pansement soit terminé, quelquefois même stt la table d'opération, aussitôt après l'inser-

tion de la canule. H est bon de faire inhaler au sujet des vapeurs d'eau de chaux éteinte pour achever de détacher les fausses membranes. Je dois, à ce propos, dire d'une façon toute spéciale que je ne vois aucun moyen qui réussisse aussi bien à faire détacher les pseudo-membranes que l'inhalation abondante des vapeurs qui s'élèvent de la chaux à l'instant où on l'éteint ; ce procédé a été indiqué par le D' Geyger (i), de Dayton, Ohio. On peut y recourir utilement aussi avant l'opération, et je suis disposé à croire qu'entre mes mains ce moyen a dispensé un certain nombre d'enfants de subir la trachéotomie. Son action semble toute mécanique : les petites particules de chaux soulèvent les bords des membranes partiellement détachées, de telle façon que les vapeurs d'eau passent au-dessous d'elles et accélèrent leur séparation. On n'obtiendrait rien en mettant un petit morceau de chaux dans un seau d'eau. Il faut jeter dans un baquet, placé auprès du lit, plusieurs morceaux de chaux, du volume du poing. On y versera de l'eau chaude jusqu'à ce qu'ils soient juste recouverts. Ou fait alors avec un journal un large entonnoir, dont on surmonte le récipient qui contient la chaux, et l'on en dirige la petite extrémité vers la bronche du malade. Au bout de quelques minutes, il se produit un abondant dégagement de vapeurs chargées de chaux, qui sortent par l'orifice de l'entonnoir et sont directement inhalées. Il faut veiller à protéger les yeux du malade contre les particules de chaux. Ces vapeurs provoquent la toux, quelquefois le vomissement, et avec la toux l'expulsion d'une grande quantité défausses membranes. L'inhalation dure dix à douze minutes ; elle peut être renouvelée toutes les demi-heures ou moins fréquemment suivant les circonstances. Employées de cette façon, les inhalations de chaux donneront des résultats bien plus souvent heureux que si l'on n'éteignait qu'un petit morceau de chaux de temps en temps. Les pulvérisations d'eau de chaux sont également moins efficaces.

[Je préfère à ce moyen les pulvérisations permanentes avec une solution d'ucide lactique au centième. (D' G. PoyeL)]

L'expectoration est au début mêlée d'un peu de sang qui a coulé dans les voies aériennes. Elle devient souvent muqueuse, épaisse et opaque, et forme quelquefois des masses larges, irrégulières. Tels sont les caractères de l'expectoration louable. L'expectoration qui s'écoule au

(1) Geyger, Med, and turg. reporter, mtrch 24.

J. SOLIS-COBE?!. — PLAIES ET MALADIES MS VOIES aCIUE?CKES.

dehor» un» toui, el qui s* compo» de produit» «i^reui. grisAtres el non aéré», est â*Qn prono»tic fâcheui. car refininatioB des prcdaiU est insuffisante pour prêresir Tapnêe. La chute des pseadc^ membranes ptoduii s^ans doute quelque eicciriatioo de Tepilbéificm. H c'est en partie au prsvessus de restauralîMi de ces éléments que «ont doe» k» matières «ipftrtorées. Leur de^siccatkMi ians la trattee d£«nBe lieu à ces civ<ûtes ejaisj^s e: duv^ çxà s'aors* mulent souvent si ^i:e a^cv» r^poaDMi. L'm^ piration d air cbaui e: ^^siie teod à ivurtacette dessiccation K far^r.^^ TeipcSsMa et .*>» aécretions ptr ;a ti^cv La ::-c\ esS éMK Fxx bon pronixstio. 0**^ACKi kv« nvatiens s'ttnaaftmfi en quaniîic sufôsft»:e >:c7 :T»jki.^rr tde»<n:9aK^ U ^aut mieux tester i>n icSLnmsacr sMimofiqueincDl W> \.^:cs acrw.-r»^* joj' rxs9crfcr>.*c: direct e, que dd* o.'nipccr sjLT !acc»:c: je*:ài^iaik' tique dc> c\î*«N::*ra:::s.

La fic^nf :ra-aîA:.r;'» itcjcj^ i'jrcrfci.yg quelques heures aj«s I :>erir»?c^ {'^^•M:is uie heure ijoe*. P^i* :?:eri*<f* ce: -K-t Ja ir^ pnee eî yhe::'-.rTb.àpe, to» :arii«» «cii ?w»> tion fehrile, lUri* Les ci.* fi^-.rtîùf*. vre-ne i<'?^ ècre ua ,:ur .- i*Lv Sa. :t;r*iscir-.>? L'^r-ciif ute :,v.'/. .i: .■ 'i.b^'-ie ÏZ-* ^i^•: te»* jsshm

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L\ygf^.\\\ **: L*i.t-*"rme:.: l^in pendant deui <^o iroi» /- -r« : rr»:? Vj^^er.: :d le foil alors f'iiïiC.î.'ir.r. *-r ,■-•.! vr*qu":î d.iî surrenir v;uelq.-.t f.'.rf.'/.i.ît\ .'-.H îiut r.ourrir aÎK^ndaminent le rif^ï'i^, *::; ftr* tou§ fe* efforts pc«ur l'alimer/er p*r U i/ou'.h*' ; *i l'on n'y n-uss;:. on r^limer/^rï ;»ïr U v^nde oesophagienne et le rttMiUi. \jt ^ari-Y^ie de$ muscles du palais, du pk^nni «;t du UnriY «ippamlt plus d'une fois 4ir.% Î4 'iipbihérie, de façon que le lait et les

autres liquides ne pKicCïcaBi pas dans roesophage, c>n tc«mbeiit dans la trac&ee et odlent la tom. 1d «Dcore. TindicalioB est de rscoorir à la aoode a»c*pihacieDDe et à l'almiensaiâoa rectale.

IScfûretum df le coBtif ese ui point de haute impcolanoe. Aînsâ qne nons raT*:ns déjà dit, k «Lsole tA ntaciqttiiAe de s< laiscr obatmcr par des prcidiôis d'ex^^Kloraâ^o. Si Ton nW rB> xnedie jer^mpawDg-al. \t malade asphrne. Ausii Il Sam f^urçer nr ajôe c'ximpeaeD:. de préférence

ki<«ic jes acddenis qui a îa irarbexcoiie, de dosiecre? acpns ex ^khôfo.: «lï^^'i œ qu'ait dit* piTx UiEi cu;f^ ôt Koe =.&:Lre. Si le tube v'tfi:-: a s .-iiiç^ofr. £ laïc 'jt T*'!Qsjrf î^^iMaissaitnr^ Ctca iKM'JssufL i^ staiW pur Fagila- ZMZii dx s;c.»fc fc iiar j» ç-as rà3es mnquem qui .•uM^r-îK «è ?îsiiBrKri:a^ în. r*3*ra le tnbe inlèrjtftcr THiiz jf !u.i»r. fc 1' :a zicOMera le tube f.i3jr<ar ia ^ itafiMoc -LT*f sîJLaie o« on petit lùii.'tfo.i Tca.iii!. O» noifiZfXTTes^ ainsi que le TsqùM:^mfiiLi bL rui«E nofrif^x?. i vccentordînaîie- Tt'i*iz ji i:ii.-i ic r nMRlirLUL'c -6» matières qui 5:<r.: :ài<crD:o:fi. >«. leuéàjc !»«< {ânleis de toux :a f'fTTTi! i-^ic Ji ô:iir:. 7iL-ôfijea»sl ou com- ^ùfv^ztfïT:. r ;r:i>.'ï f vtnmii ôf ^ canule, l'ei- 7cjs6:a. ibc li:::} ut.'miua.'i;. L assïatant, à ee ^.:œ>?cv Lizi a jl r.^n ini» «congé molle et izrs*?çc»t'i»f. 3i:*îr iîijf'î? >» iz.àâe'res qui TÎeniruizz i fljw-Uiîintjî* « infîWcVT as dehors f" Ti;*ir jiî* iîTitHriir irf ?*;:iiri*r. pur aspin- .•.'= i.Li.s là trb:2»M. Vi iuLSeian de pecndozi'izizciZfi LTriCi L l' f vr-'.iria* :ntenie de li TLi iJ2 ^r:ir^: -u: ijifri^i^rr^fi: ^aractétistique, riî s ificrfEparT'f if ".iTiju f»^ :-fmps derespn::c r:ii« i: <crir:^>;\;3$«f. La sogi sunient et la EMcrrraz^ f^ y.^iZir: i^e»; ,p.^*que effort. Si ce<:e «pelure ttrif 1 >* 'i:^*. lî tant enleter îe tiSî iiZiTZi^ ii. Si 11 r.fT::nn< ne passe pas a!or$ à :rit*r« Le nbif iiiirs*, 0.3 essayera de Il siisir e: i:? !a r^t'r^r i. =i:je:i d*une pince c:■:lr^e. Ces :er::aite* e;b:c-;3:-eIles, 00 eidcera !a :«'ui ea pas<«si:it ^re rluaie on un pinceau fin, à travers Ii c-ir.;:!'*. jusque dans la tTAohee ; et si cet:e foisen:cre 00 n'obtient tucuu résultat, oa î^stillem. rraîte par goutte, une petite quauà:e d'eau, et cette opération sert renouvelée à iuterriILes de quelques minutes. Dars T: «succès de ce dernier procédé, on recourra à l'aspiTAtion faite à Faîde d'une sonde et d'une seringue ; et ennn. si tous ces efforts sont infructueux la canule 'eitêrteure sera enleTee. e'. la membrane sera protablement expulsée par la toux à travers uu orifice aussi large.

L'ablation de la canule, pendant les ringt-

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