‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888Chapitre 93 sur 482 · COMPUCATIONS DES PLAIES PÉNÉTRANTES DES PAROIS · texte numérisé non relu

COMPUCATIONS DES PLAIES PÉNÉTRANTES DES PAROIS

Avec le professeur Duplaj, nous diviserons les complications en :

L Complications immédiates, qui sont :

1* L'entrée de Tair dans la poitrine ;

â* 1/emphysème ;

2'' la hernie traumatique du poumon ;

\* Les hémorrbagies eitemes et internes;

5* Les corps étrangers.

Jl. Complications secondaires, à savoir :

J* La pleurésie ;

2"» La pneumonie ;

3« La péricardite, Tendocardite.

Ces trois complications ont naturellement leur description mêlée à celle des premières.

4^ \jù pneumocèle ;

:»** Les abcès du médiastiii.

<'os deux aflfeclions seront traitées à parL

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Le pneuaioihortiv ou accuinulaliou d'iur dans la plèvre $f fait dans deuv conditions, dans les plaie« i^notrantes simples, et dans le5 plaies pénétrantes du poumon. De plus, U est partiel, «i le poumon est retenu par des adhérences, et ^nèral sll ne Test pas. Nous verrons quelle importance il faut y attacher pour la formation de Temphysème sous-cutam^.

Dans le premier cas, quand le poumou e>t iiUact» ^oici comment les choses se passent, et 4ronmuMit on a pu les étudier en expérimentant i%ur K's «animaux. Quand la plaie est large, Tair vient directement au contact du tissu pulnK>âiaire, le \ide pleural n*existe plus, et rieu ifenipèche plus rèlaslicitë et la rètracùlite pul< nu>nair\'s d'entrer en jeu. 11 en résulte que Tor* gane abandonne la paroi thoracique. pour se retirer vers U colonne vertébrale, il s* rétracte Ain^ jusqu à ce que la pression intra pulmonaire Siùt égale à la pression de lair dans la plèvre. S'il > a des adhérences, ces dernières mainUeunent le poumon en place, et Tair se trouve contenu dans une oa\ite limitée par les adhérences. Il ne faut pas croire que le poumon intact abandonne facilement la paroi tbtikraci^ue^ Les expériences

sur les animaux démontrent au contraire qa*il faut repousser un pen l'organe, sinon il Tient s'appliquer contre la plaie. C'est du reste ce qui permet à la hernie pulmonaire de s'effectuer.

Quand le poumon est blessé, le mécanisme est différent. L'air afQue dans la plèvre par deux sources, la plaie extérieure, et la plaie des vésicules pulmonaires. Chaque inspûration en fait pénétrer davantage, car il suffit d'une simple piqûre du poumon, pour que l'air passe. Mais heureusement que les plaies de ce viscère se réparent avec une grande rapidité.

Une fois que l'air s'est introduit dans le sac pleural, il est soumis physiquement aux effets de la compression, dans les mouvements d'expiration. U tend à s'échapper an dehors par la plaie pariétale. Si celle-ci est large, Tair sort avec facilité, et le phénomène de traumalopnée se produit. Quand au contraire la plaie est étroite ou oblique, Tair versé par la plaie pulmonaire tend à s'infiltrer dans le tissu cellulaire sous-cutané, et donne naissance à l'emphysème, phénomène que nous étudierons plus loin.

Signes et diaipaostic.

Les symptômes sont absolument les mêmes que ceux du pneumothorax médical ; il nous suffira de passer eu revue leurs principaux caractères. La dyspnée se retrouve là comme dans toutes les plaies de poitrine. Elle est due à répauchemeut aérien et aussi à la douleur, elle n*a donc rien de caractéristique. La déformation du thorax est fort peu marquée, mais on peut constater que les mouvements respiratoires sont fort peu énergiques.

A l'auscultation . on entend du souffle amphorique et même du tintement métallique, s'il y a un epancbement important, on peut quelquefois entendre des râles, du gargouUleraent, et même on peut obtenir le bruit de succussion hippocratique. .\ la percussion, on trouve naturellement à la partie supérieure de la sonorité tuupauique, et s'il y a du liquide épanché de la matite eu bas.

Le sang épanche dans le thorax ne tarde pas à produira des altérations du cùté de la pierre.

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