‹ Encyclopédie moderneChapitre 10 sur 308 · EON 2G · texte numérisé non relu

EON 2G

parler ici des unies de Vollerra données par Inghirami (1), nous citerons le beau sarcophage provenant de la galerie Borghèsc, et que possède maintenant le musée du Louvre. Le mythe d'Acléon y est développé dans toutes ses parties. Sur la face latérale de gauche, ce sont les préparatifs de la chasse. Au milieu d'une campagne, et près d'une grotte creusée dans des rochers surmontés de la statue d'une divinité champêtre, peut-être le génie du Cithéron, deux chasseurs, revêtus d'une coutie tunique et coiffés d'un pélase à bords étroits, découplent les chiens. Sur l'un des compartiments de la face principale , Actéon surprend la déesse à la fontaine de Gargaphie. La déesse, accroupie et baignants» chevelure, se retourne en regardant avec indignation l'audacieux chasseur, sur la tête duquel commencent à poindre des bois de cerf. Dans le compartiment suivant, Actéon, soussa forme naturelle, et caractérisé seulement par ses bois, se défend contre ses chiens qui le déchirent; or c'est ici le lieu de remarquer que si, pour (a plupart des mythologues et des poètes , la métamorphose d'Acléon fut complète, l'art ancien, ne voulant probablement pas que le sujet d'un mythe si célèbre pat être pris pour la représentation d'une simple chasse, a toujours adopté l'une des traditions rapportées par Hygin, et d'après laquelle la métamorphose du jeune chasseur se serait arrêtée aux boi$ de cerf, qui, sur un signe delà déesse, surmontèrent la tête du chasseur indiscret (2). Dans le dernier compartiment, Actéon a succombé :

deux femmes, sa mère Aulonoé et, probablement, sa nourrice pleurent sa perle en se préparant à lui rendre les derniers devoirs (3). On découvrit en 1831, par les soins intelligents du duc de Serra di Falco, cinq nouvelles métopes à Sélinonte : l'une d'entre elles représente Actéon dévoré par ses chiens. Le héros n'a pas cette fois de bois sur la tôle, mais il a le dos couvert d'une peau de cerf dont les deux pieds lui retombent sur la poitrine, et cette nouvelle manière d'interpréter le mythe de la métamorphose du fils d'Aristée est conforme à la tradition suivie par Slésichore. Quant aux peintures relatives à celte fable, il n'est besoin que de citer la maison de Pompéï à laquelle le tableau le plus important qui y ait été découvert a fait donner le nom de maison d'Actéon. Fulgence, d'ailleurs, dans le troisième livre de son Mythologicon, cite, à propos d'Actéon , Anaximène, qui a traité, dit-il, des peintures antiques, et nous fait connaître ainsi que ce mythe servait souvent de sujet aux artistes (4). Nous

(1) Monum. Etr.Incd., Sir. I, taT. ixt, i.xx. (l) Rygtn., fabula; CLXXX.

(3) Fof. pl. lis, iu cl us du musée Chirac.

(4) « Anailmène, qui a traite des peintures antiques,

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