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tique aventure (1). Quant à la peinture et à la statuaire , ces deux arts nous ont laissé plusieurs monuments où sont figurées les différentes scènes du mythe d'Acléon , bien que l'antiquité n'ait mentionné que deux fois une représentation relative à ce héros. C'était d'une part la peinture de Polygnote dans le Lesché de Delphes : on y voyait Actéon avec sa mère ; ils étaient tous deux assis sur une peau de cerf, tenant un faon à la main ; à leurs pieds était un chien , emblème de la passion d' Actéon pour la chasse et de sa triste fin (2).
D'autre part, c'était la statue en bronze que Pausanias vit encore au deuxième siècle de notre ère, et dont il raconte ainsi l'érection : « Le territoire d Orchomène ayant été, après la mort du jeune chasseur, hanté par son spectre qui effrayait les habitants, il allèrent consulter l'oracle de Delphes , et en reçurent l'ordre de chercher avec soin les débris du corps d 1 Actéon échappés à la voracité de ses chiens, pour leur donner la sépulture. Jl leur ordonna en outre de faire couler en bronze sa statue, et de l'enchaîner avec des liens de fer au rocher sur lequel avaient lieu les apparitions : j'ai vu moi-même cette statue d'Acléon enchatnée, et tous les ans les Orchoméniens Hû font des sacrifices (3). » Nous retrouvons, en effet, la statue enchaînée que vit Pausanias au revers d'une médaille des Orchoméniens de Béotie publiée par Sestini (4). La face représente Diane un genou en terre, se disposant à tirer de l'arc. Aujourd'hui nous ne possédons qu'une statue bien authentique d'Actéon : c'est celle qui existe à Londres, dans le musée Britannique, et qui a été trouvée vers la fin du siècle dernier dans les ruines de la villa d'Antonin à Città Lavinia. Selon un mythe adopté par Hygin (5), les bois qui surmontent la tête du jeune chasseur sont le seul signe de sa métamorphose : il se défend avec le pedum ou bâton recourbé contre deux de ses chiens, qui l'assaillent. Nous ne mettrons pas au nombre des représentations du même mythe une autre statue donnée sous le nom d'Acléon par M. de Clarac et provenant de la collection Vescovali. La tête, qui est antique, est bien celle d* Actéon, puisqu'elle porte le bois de cerf caractéristique ; mais le corps sur lequel elle a été ajustée, quoique antique lui-même, ne lui appartient pas. Quant aux bas-reliefs reproduisant tout ou partie des aventures du fils d'Aristée, et surtout la triste catastrophe qui termina sa vie, on eu compte plusieurs dans les musées de l'Europe. Sans
(i) Fabrlc., Bibl. Grax. Notltia traglcorum dcperditorum.
(t) Pans., Ht. X, c. xxx.
(») Ibtd.. Ht. IX, c. xxxtiii.
(*i Lettere, nouveUe série, t. IV, pl. i, n» *7.
(I) Ira ta Diana fectt ut cl cornua In capltc nascercntorjlab.CLXXX.