‹ Encyclopédie moderneChapitre 102 sur 308 · ARIADNE · texte numérisé non relu

ARIADNE

, qui doit être regardé comme le constructeur du navire Argo (1). Il eut de Périmète, fille d'Admète, un fils appelé Magnés (2).

N. des V.

ariadne. {Mythologie). Fille de Minos et de Pasiphaé, Ariadne est dans la mythologie grecque le sujet de plusieurs traditions toutes différentes, que Plutarque, qui en a rapporté un grand nombre, renonçait à accordera moins de supposer qu'il y eût eu deux héroïnes de ce nom : la plus ancienne aurait épousé Bacchus, et, participant à la gloire de sou époux, aurait reçu les honneurs divins, tandis que l'autre serait devenue la femme de Thésée, qu'elle aurait sauvé des dangers du labyrinthe où il avait triomphé du Minotaure, en lui confiant le pelolou de til qu'elle avait reçu de Dédale (3). D'après Homère , Ariadue avait suivi dans la ville de Cécrops le héros athénien ; mais Thésée n'avait point encore pris sur elle les droits d'un époux, que Diane frappait de mort la jeune fille dans l'île de Dia, sur le témoignage que Bacchus rendait contre elle (4). L'amour d'Ariadne pour Thésée, l'aide qu'elle lui prêta pour triompher de son ennemi , que cet ennemi fût le monstre appelé Minotaure , comme le veut la fable, ou bien un général de Minos nommé Taurus (5), paraissent êlre les deux circonstances du mythe d'Ariadne sur lesquelles les mythographes sont d'accord. Mais que devint la fille de Minos après avoir suivi son vainqueur? C'est là qu'ils cessent de s'entendre. Les uns prétendent, dit Plutarque, qu' Ariadne, abandonnée par Thésée, se précipita dans les flots ou se pendit de désespoir; d'autres, que conduite par des matelots dans l'île de Naxos, appelée aussi Dia, elle y épousa Onarus, prêtre de Bacchus, aprèsque Thésée l'eut trahie pour Ëglé, fille de Panopée. Péon d'Amathonle rapporlail que Thésée ayanl été jeté paria tempête sur les eûtes de Chypre, et Ariadne, qui était enceinte, ne pouvant supporter la tourmente, il la débarqua seule sur le rivage; mais la tempête, redoublant, emporta le vaisseau en pleine mer. Les femmes du pats recueillirent Ariadne, et, voulant adoucir le chagrin que lui causait son isolement, feignirent d'avoir reçu de Thésée des lettres qu'elles lui remirent. Cependant, saisie par les douleurs de l'enfantement, Ariadne mourut en couches; et quand Thésée revint, il ne put que pleurer sa perte et fonder un sacrifice annuel en l'honneur de la fille de Minos. Tous les ans, au deuxième jour du mois Gorpiéus, se célébrait auprès d'Amathonle la fûle d'Ariadne : un jeune homme couché sur un lit imitait les cris et les

(H OUÎ. Mûllcr, Gesctê. Ilcllen. St., t. I, p. S60. - Apollod., 1,9. l. lt>, - ||jg., /\, 21.

(?) Antonln., 11». M.

;i) Pmlcrquc, Fie de Tfirsve.

ii) Odyssée, ch. VI, v. 3SW (5) Plut, l. C.

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