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ARION

ralies de la Grande Grèce avec les mystères de la Grèce propre, surtout avec ceux d'Athènes. Suivant lescholiasted'Apollonius (1), de l'union d'Ariadne avec Bacchus naquirent six enfants : Œnopion, Thoas, Latramis, Sta phylus, Euanthes et Tauropolis. Peu de personnages secondaires, dans la mythologie grecque, ont été plus fréquemment reproduits par Part antique que celui d'Ariadne. Pausanias nous parle des peintures du temple de Bacchus à Athènes, qui représentaient Thésée s'éloignant d'Ariadne endormie , que Bacchus venait enlever (2). Dans un tableau du Lesché de Delphes, on la voyait assise sur un rocher (3). Elle était aussi sur le coffre de Cypsèle, tenant une couronne, à coté de Thésée, qui avait une lyre à la main (4). Une peinture d'Herculanom représente Bacchus et Ariadne s'élevant vers les deux (5). Une des maisons de Pompéi porte également le nom de maison d'Ariadne, parce que ce mythe est le sujet des fresques qui en ornent les murailles. On le trouve encore fréquemment représenté sur les sarcophages, où le plus souvent on voit Bacchus et sa suite s'approcher d'Ariadne endormie, ou bien on voit défiler la pompe nuptiale des deux époux (6). Des vases peints, des pierres gravées reproduisent aussi ce sujet, qui plaisait aux artistes de l'antiquité, soit par les gradeuses images qu'il offrait à leurs pinceaux ou à leurs ciseaux, soit par le* allusions auxquelles il se prêtait (7).

N. des V.

arion. ( Mythologie, ) Poète et musicien, natif de Méthymne, dans l'Ile de Lesbos, Arion fut, dit-on, l'inventeur de cette espèce de poëme lyrique auquel il donna le nom de dithyrambe. Après avoir longtemps résidé auprès de Périandre, roi de Corinthe, il parcourut l'Italie et la Sidle , où ses talents lui valurent de grandes richesses, et il s'embarqua ensuite à Tarente, pour retourner à Corinthe. Les trésors qu'il rapportait avec lui ayant tenté la cupidité de l'équipage, on résolut de le jeter à la mer. En vain Arion essaya de fléchir ses bourreaux ; tout ce qu'il put obtenir fut qu'ils lui permissent de chanter une dernière fois. 11 revêtit donc ses plus riches habits, ceignit sa tête d'une couronne, monta sur le banc des rameurs, chanta en s'accompagnant de la lyre, et, le chant fini, se précipita dans les flots. Or ces accents, dit la fable, qui n'a-

(1) Arg., I, S. cité par Mézlriac, t. II, p. 909.

(a) Paus., À (tique, ch. xxtu

(3) Id., Phocide, ch. xxxix.

(4| Id., Elide, 1, ch. xix.

(s) Peint. d'Herc, t. VI, pl. 98.

(6) Foy. Musée Pio-Clem., t. IV, pl. 9*. — Mvstc Clarac, t. II. p. 456 et sulv. - MllUn, Cal. Myth. pl. 64, n 8 9*4.

(7) Ruonaroltl, Med. Jnt., p. 497-430. — Mlllln, Cal. Myth., pl. 48, n- 275, et pl. «6, n° 945. - Ilullrt. di Cor. Anheol., annte l«3fi. p, m ; ann. 19*9, p. n.

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