‹ Encyclopédie moderneChapitre 107 sur 308 · ARISTOLOCHE · texte numérisé non relu

ARISTOLOCHE

anciens États de ta Grèce, en Thessalie, en Arcadie, jusque dans les colonies helléniques. Pasteur, laboureur, instituteur de la civilisation et des arts , en rapport avec Hermès , avecChiron, analogue à Bacchus, à Silène même, il est tout ensemble premier colon, premier roi, premier prêtre, génie tutélaire et nourricier comme génie, inveuteur et prophétique. Il est immortel, il est Dieu et homme à la fois, et les médailles proyenant des contrées où il répandit ses bienfaits le représentent avec les attributs de la divinité (I). • Cette dernière observation nous amène aux monumeutsfigurés, dans lesquels nous devons reconnaître Aristée tel que l'antiquité l'avait conçu. Le temple de Bacchus à Syracuse renfermait une statue de ce dieu pasteur :

elle fut , comme tant d'autres chefs-d'œuvre de la même contrée, enlevée par Verres (2).

Un sarcophage du musée du Louvre sur lequel on voit un berger portant une brebis sur ses épaules avait été publié par M. de Clarac comme une représentation d'Aristée; mais un examen plus attentif a fait reconnaître dans ce monument un sarcophage chrétien, sur lequel est figurée l'image du bon pasteur (3). Quant à une statue du Louvre publiée dans le même recueil (n° 243 1 ), c'est bien Aristée, auquel on a prêté la figure d'Antinous, ce favori d'Adrien que son maître faisait reproduire sous la forme de tant de divinités différentes. Le pétase , la houe, les chaussures de cuir y sont les emblèmes d'un dieu champêtre. Dans ses voyages en Grèce, Brôndsted a publié plusieurs médailles de l'Ile de Céos portant d'un coté la tête d'Aristée radiée , et au revers soit une abeille, soit le chien, soit une étoile, symboles de Sirius, dont il avait détourné la funeste influence en sacrifiant à Jupiter lem«DUs (4).

N.des V.

akistoloche. {Botanique et Thérapeutique. ) Genre de plantes , type de la famille des aristolochiées (gynandrie hexandrie de Linné), fort usitées autrefois en médecine, et aujourd'hui à peu près tombées en oubli.

La racine de V aristoloche ronde et celle de ['aristoloche longue étaient employées comme emménagogues, particulièrement dans l'aménorrhée chronique, en raison de leurs propriétés légèrement excitantes; on les remplace avantageusement par les préparations dont nous avons parlé au mot Aménorrhée.

Varistolochc serpentaire, vulgairement serpentaire de Virginie, est un des niédica-

(1) Religions de r Antiquité, trad. de M Guignlaot, t. III. p. 693.

(a) Clc, in Verr., IV, 87.

(lî Mutée de Sculp. Axd , t II , p. 10M.

(V) Voy. la pl. CLXXI bl»;6î8 a CMc Religions de l'antiq.,1. IV.

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