A RS ACIDES
une seconde espère , un genre à part parmi les testacées uni valves. Plus tard, Lamard rectifia les observations de Bruguières, en constatant la présence de deux petites valves incrustées dans les parois du tube de l'arrosoir.
Il a été établi alors que le tube de l'arrosoir est de nature calcaire; que rétréci vers le coté ouvert , il va en grossissant vers le coté opposé, où il est fermé par un disque de même nature , ayant la forme d'une calotte dont la surface convexe est parsemée de petits tubes qui ne font qu'un seul corps avec elle, et bordée de petits tubes qui adhèrent les uns aux autres en forme de couronne. Sur celle paroi, vers la massue, se trouve la coquille véritable, bivalve et équivalve.
Depuis lors, tous les naturalistes, G. Olivier en tête , se sont rangés au môme avis; aujourd'hui ce mollusque constitue , dans les classifications zoologiques, un genre de la famille des tubicoles , dans l'ordre des acépltales lamellibranches.
Les espèces connues de ce genre sont :Varrosoir de Java; V arrosoir à manchette, magnifique espèce, ainsi nommée à cause des articulations foliacées qu'elle montre vers sa base ou sa partie ouverte; \ arrosoir de la Nouvelle-Zélande; [ arrosoir agglutinant, et enfin Varrosoir de Léognan, qui doit èlre rangé parmi les fossiles.
arsacides. {Histoire.) La dynastie quia pris ce nom de celui de son fondateur, Arsace, régna en Perse un peu moins de cinq siècles, compris entre le troisième avant et le troisième après J.-C. Elle est connue aussi sous la dénomination ethnique de Parthes. Cependant les auteurs persans et arabes écrivent le nom de la dynastie Aschkanian et celui du fondateur Aschek , corruption ou peut-être prononciation plus correcte d'Arsace; mais plus ordinairement ils désignent les Arsacides par une appellation qui convient parfaitement à leur système de gouvernement : Molouh-ellewâîf, c'est-à-dire les rois des cantons. Il est à regretter que , dans l'étal actuel de uos connaissances historiques, nous en possédions si peu sur la domination des Partîtes, nonobstant tout l'intérêt qu'offrirait l'élude d'une puissance qui disputa l'Orient aux Romains, et d'une organisation sociale et politique si analogue à cette féodalité qui commença à s'établir en Europe sept siècles plus tard. La perle du plusieurs ouvrages grecs, latins et orientaux, l'inexactitude générale des écrivains de l'Orient lorsqu'il s'agit de l'antiquité, te silence malveillant des mémoires de l'époque sassauide relativement aux Arsacides, laissent dans l'histoire de ces derniers des lacunes considérables , que nos érudits auront toute la peine du monde à combler à l'aide
des fH^ eilts > 'té* inscriptions , des médailles e t r» ^oppositions. Aussi les histoires générale <te ' a q ue nous ' a littérature modérhe glissent trop rapidement sur i*jni)ortante période des Arsacides \ la généalogie de ces princes, présentée, par les auteurs .« l'Orient et de l'Occident, de deux manières impossibles à concilier, n'est rien moins que fixée, et la chronologie reste fort douteuse sur plusieurs événements. Il manque enfin un travail spécial et récent qui résume tout les documents concernant les Arsacides , y compris ceux qu'on peut tirer des inscriptions et des médailles découvertes dans ces derniers temps j car les fragments des dissertations historiques de feu M\ J. Saiut-Martin , qui ont paru en 1851, datent déjà d'il y a vingt ou trente ans; et Tailleur, dont nous apprécions la vaste érudition, ne les avait laissés qu'à l'état d'ébauche ; de telle sorte qu'on ne pourrait s'y fier sans les notes et les tableaux dont les a accompagnés le savant éditeur, M. Lajard , membre de l'Institut. Nous prions donc nos lecteurs de pardonner bien des lacunes dans l'abrégé de l'histoire des Arsacides que nous allons leur offrir en réunissant tout ce qu'il y »*» plus certain dans les recherches d'autrui. Noos suivrons la chronologie adoptée par M. Saint-Martin.
Dans la première moitié du troisième siècle awnt l'ère vulgaire, l'empire des Séleucides , vaste fragment de celui d'Alexandre , s'étendait depuis le Liban jusqu'à l'Indu s. Mais la domination grecque sur cette partie de l'Asie n'avait d'appui ni dans les conditions géographiques , ni dans la race, ni dans une puissante organisation de la mère patrie ; elle reposait nniquement sur une base peu durable :
la supériorité de la stratégie et de la discipline macédonienne sur une cohue de peuples asiatiques, séparés les uns des autres par leur origine, par leur caractère et par le degré de leur civilisation ; peuples en partie braves et barbares, en partie amollis par le iuxe, ayant obéi plus ou moins au sceptre des rois Kéïaaides de la Perse , sans se soucier en général de le soutenir. Les plus aguerris d'entre ces peuples restèrent à demi indépendants lors de la conquête d'Alexandre. Revenant de leur surprise après la mort de Séleucus Nicator, le fondateur de la dynastie séleucide, ils comptèrent le nombre de leurs vainqueurs, et indignés de se laisser fouler aux pieds par une poignée d'étrangers, choqués de leurs vices comme de leurs qualités, que des barbares ne pouvaient pas apprécier, ils aspirèrent & se rendre complètement indépendants des successeurs de Séleucus. Cette dynastie, en reportant sa résidence des bords du Tigre à ceux de l'O