‹ Encyclopédie moderneChapitre 111 sur 308 · ARSACIDES · texte numérisé non relu

ARSACIDES

pin» pour recouvrer leur liberté. La plus éloignée de toutes, la Baclriane (partie du Khorassan, du Caboul et de la grande Boukharie d'aujourd'hui) fut la première à se détacher, par la révolte de son gouverneur Théodote , fondateur d'Une autre dynastie grecque , qui se maintint dans ces régions pendant un siècle avant d'être engloutie par le flot des populations asiatiques.

Le mouvement de la Bactriane donna l'éveil à ces populations. S'il faut en croire ta légende que nous ont transmise les historiens anciens, Arsaceet son frère Ttridate, Scythes d'origine, personnages remarquables par leur noblesse, leur courage, et leur mâle beauté comme par le rang élevé qu'ils occupaient sous le gouvernement grec de la Bactriane, ayant refusé de suivre la rébellion de Théodote, se virent forcés de chercher un asile dans la Parthyène, province peu éloignée- Le gouverneur grec de la Parthyène, Phéréclès ou Agalhoclès, ne leur accorda l'hospitalité que pour faire au jeune Tiridale un outrage que le sang seul pouvait laver. Aussi les deux frères scythes ne différèrent pas leur vengeance : aidés par cinq de leurs adhérents, ils tuèrent Phéréclès et soulevèrent le pays contre un roi qui se faisait représenter par de si indignes lieutenants. Cet événement arriva vers le milieu du troisième siècle avant l'ère vulgaire, sous le règne d'Antiochus Théos, en l'année 250 ou 256 ; car les érudits ne sont pas d'accord sur la date.

Hérodote, qui vécut bien avant cette époque, fait mention de la Parthyène et des Partîtes, et au dire de Oiodore de Sicile, ces peuples s'étaient signalés plus anciennement encore par des efforts généreux, quoique non couronnés de succès, pour secouer le joug des Mèdes.

Dans cette lutte ils avaient été appuyés, continue Diodore, par les Saces, nom analogue à celui de Saka qu'on trouve aujourd'hui dans les livres sanscrits , et qui désigne une branche, peut-être la totalité de la nation scylhe, à laquelle appartenaient aussi les Parthes. Scythes, Huns, Khazars, Turks sont des appellations dont on s'est servi successivement et, h ce qu'il paraît, d'après le nom de la tribu dominante , [tour désigner une immense nation nomade répandue entre le Danube et l'Oxus , dont quelques branches, s'étendant au midi , pénétraient dans le Khorassan et d'autres provinces de la Perse. Les tribus scythes de la Perse, en reconnaissant la souveraineté des rois du pays, n'avaient pas abdiqué tout à fait leur indépendance , moins encore leurs habitudes nomades, leur esprit guerrier et le souvenir de leur origine. 11 parait que la plus considérable de ces populations était la nation des Parthes,

rotite, deSéleucieà Antioche, offrit une occa- I qui donna son nom à la Parthyène, district sion favorable aux provinces orientales de l'em- I montagneux et boisé au sud-est de la mer Cas-

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