JI
Phraate IV
Vologèse II (3)
Vologèse III (4)
Vologëse IV
Vologèse V
Artaban V
Vaillant, Imper ium Arsacidarum et Acharnentdatrum; Taris, 1118, S vol. ln-4°.
ftirhlcr, Essai historique, etc., sur les dynasties des Arsacides et des Sassanides, en allemand; Lclpsick, 180V.
J. Saint-Martin, Fragment' d'une Histoire des Arsacides, ouvrnfte posthume; Paris, 1850. J vol. in-8°.
Modjmelel Tewdrikh. fragments, version par M.E de Quatrcincrc, Journal Asiatique, troisième série, tome VII, et par M. Mohl, Journal Asiatique, môme série, tome XI. Amari.
artemisium. (Histoire.) Le cap Artcmise (Artemisium promontorium) était situé vers le nord de l'Ile d'Euhée, au -dessus d'Orée. C'est là qu'eut lieu , l'an 480 avaut Jésus-Christ, et le jour même où Léonidas succombait aux Thermopjle*, le premier combat naval qui mit sérieusement en présence l'armée d'invasion deXerxès et les défenseurs de la Grèce, alors si dangereusement menacée. La flotte des Grecs , sans compter les petites
(t) Artaban IV, Pacorns et Chosroés sont portés sans date dsn* te tableau de M. Saint-Martin. On a suivi celles de M. de Longpérier.
(2) Sans date ches M. Saint-Martin, et non mentionné par les autres.
(3) Sans date chez M. Saint-MarUn. On a suivi M. de Longpérier.
(4) M. Saint-Martin ne f.iit pas mention de ces trois Vologèse. On a suhï M. de Longpérier.
269 ARTEMISIUM
galères et les barques , était composée de deux cent soixante et on7£ vaisseaux; celle des Perses, malgré une rude tempête essuyée récemment, et pendant laquelle ils avaient perdu plus de quatre cents navires, était encore infiniment supérieure en nombre. Aussi ces derniers purent-ils, sans craindre de s'affaiblir, détacber deux ceuts vaisseaux destinés à couper la retraite aux Grecs, après leur défaite, qu'ils croyaient certaine. Les Grecs, en ayant eu avis , mirent à la voile pendant la nuit , pour aller attaquer ce détachement. Ne l'ayant pas rencontré, ils ne craignirent pas d'aborder la division principale, qui fut fort maltraitée. Une nuit orageuse continua l'œuvre de destruction , et les Perses avaient de grandes pertes à réparer, lorsque le lendemain la flotte grecque, renforcée de cinquante-trois galères venues d'Athènes, les attaqua de nouveau , tomba sur les vaisseaux des Ciliciens , et en coula à fond un grand nombre. Le troisième jour vit encore recommencer le combat. Celte fois, les Perses, honteux de leurs échecs, attaquèrent les premiers, et soutinrent la lutte avec une opiniâtreté qui rendit le succès à peu près égal des deux côtés. On se retira en bon ordre de part et d'autre. Cependant la plus grande perte avait encore été du côté des barbares, embarrassés par le nombre et la grandeur de leurs vaisseaux. Ces avantages remportés par les Grecs n'avaient rien d'absolument décisif. Mais ils devinrent d'une extrême importance par suite de l'effet moral qu'ils produisirent, en leur apprenant que le nombre des combattants, le luxe de l'armement, les cris menaçants, les chants de victoire ne pouvaient rien contre un ferme courage, contre la résolution de vaincre ou de mourir.
Dlodore, Ut, XI.
Hérodote, Uv. VIII.
Rollin, Histoire Ancienne, Uv. VI, ch. a, { 6.
artichaut. {Botanique.) Le savant professeur de l'université de Gœtlingue Jean Beckman a consacré, dans son Histoire des Découvertes et Inventions, un long et curieux article à l'excellent légume qui nous occupe. Le résultat de ses minutieuses recherches, étayées de citations grecques et latines, est la démonstration évidente que notre artichaut est la même plante que le cynara scolymus des anciens. Beckmaii nous apprend, entre autres choses, que la culture de l'artichaut, conservée en Orient et sur le littoral de l'Afrique du Nord, nous fut rapportée au moyen âi>e par les Arabes de la Sicile et de l'Espagne. Nous renvoyons au mémoire que nous venons de citer ceux de nos lecteurs qui s'intéresseraient au passé de l'artichaut. C'est sa culture actuelle qu'ici uous nous bornerons à expliquer, en prenant pour principal guide le très-habile