‹ Encyclopédie moderneChapitre 123 sur 308 · ASTARTÉ · texte numérisé non relu

ASTARTÉ

AsUrté était donc la reine du ciel cl des astres, àcrpodpxr,, <Jwrrfx£px i 1 » suivant l'exprèssioD que l'hymue orphique applique à la lune (l).

Cette Astarté était-elle la déesse de Paphos et d'Amathonte, celle qui avait pour époux Adonis, c'est-à-dire le Dieu suprême, comme l'indique l'étymologie de ce nom , Dieu , qui devint chez les Grecs le thème de légendes poétiques tout humaines? Cicéron le rapporte formellement (2) ; mais son témoignage, outre qu'il date d'une époque où le syncrétisme avait déjà dénaturé la religion syrienne, n'est pas suffisant ; car la remarque faite plus haut nous a montré q\i' Aschera était aussi appelée par les anciens Astarté. Or ce que nous savons du culte de la Vénus de Cypre annonce bien plus une déesse de la génération , une personnification du principe humide et féminin, qu'une déesse du ciel. Toutefois en Cypre les deux divinités pouvaient se confondre, ou , ce qui est plus exact , la déesse principale de l'Ile pouvait réunir sur sa tète les attributs de déesse du ciel, de la lune , et de la fécondité féminine. Dans les doctrines religieuses des peuples asiatiques, l'idée de lune a été en effet presque toujours associée à celles d'eau, de maternité et de génération féminine.

Quelquefois ces déesses syriennes étaient considérées comme étant à la fois mâles et femelles, et voilà pourquoi les personnes qui s'at tachaient au service de leur temple s'émaseulaient, et simulaient dans des cérémonies ridicule» et dégoûtantes le rôle des deux sexes.

Ces cérémonies, qui donnaient naissance à des désordres de tout genre, se continuèrent dans le Liban jusqu'au règne de Constantin. Elles avaient lieu aux (êtes de la déesse, et surtout à celle où l'on célébrait son union avec Adonis, emblème de la génération des êtres par le concours du dienSoleiletdela déesse Terre. Cette lète et celle où l'on pleurait la mort du dleo constituaient les plus grandes solennités du culte de la Vénus orientale.

Astaroth, déesse du ciel, est désignée dans les inscriptions puniques sous le nom de Tajtif, qui parait être celui qu'on lui imposait à Carlhage. On lui donnait pour époux le dieu suprême, Baal'Khamtnon. Un feu perpétuel était entretenu en son honneur.

Cette déesse est le démon des Carthaginois qui est invoqué dans le traité entre Annibal et le roi de Macédoine Philippe (3) , de même que Baal-Kltammon est celui que les Romains appelaient Saturne.

Tanit-Astarolh étaitadoréc dans des temples

(1) y ov. Mo vers, o. <*., p. 6o«.

(>) Venus Syrta, quas Astarté vocal ur, adonldi nupstsse proditum «t. De ffatur. Oeor^ III, «s. <>)Polyb., VII, 9

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