ATÉ
l'endroit appelé le cliamp de Tamase , dans l'Ile de O'pre. Le Scholuute de Thcocritc ( Id., II, 118) le» appelle pommes d'amour de Bacchus. Koyez Athénée , III , c. 13.
(1) Hyg., F., 99.
(1) Apollod., m, 9, *.
(3) MeL.X, 668-706; VIII. 318, ssq.
(5) Pau*., t. IV, p. 467
(6) /d., t. VI, p. Ml.
(7) /d.,t. III, p. 139.
(8) Voy. Ann. de Corr. Arch. % 1889, Tab. ad),; G. de Wlttc, Catal.; Durand, p. 80.
(9) Gorl, Mut. Etr., I, pl. S16, et Inghlrauil, II, 3, t>I. 6L
sanglier (I). Un tableau retrouvé à Rome nou loin du Colysée la représente dans l'attitude de la Diane de Gabies , tirant une flèche de son carquois (2). Des peintures de Pompéi offrent le même sujet (3) ; mais c'est surtout sur les sarcophages qu'on retrouve souvent la jeune chasseresse, tenant presque toujours l'arc à la main, bien qu'elle soit quelquefois armée de la bipennis ou hache d amazone.
Nous citerons entre autres un bas -relief delà villa Albani, un autre du Musée Capitolin, et deux sarcophages du Musée du Louvre (4). On peut consulter avec fruit, sur Atalante, Élieo et son commentateur Perizonius, Ovide, Spanheim dans ses notes sur V hymne à Diane de Cal lima que , et les commentaires de Heyne sur Apollodore. N. D. V.
até. (Mythologie.) Até , que les Romains appelaient Noxa, fille d'Éris (5) ou de Jupiter (6), était une divinité malfaisante, qui poussait les dieux comme les hommes à de fâcheuses méprises, à des paroles irréfléchies , a des actions mauvaises et fatales dans leurs conséquences. Voici comment la décrit Homère :
« Até, la redoutable fille de Jupiter, la déesse aux influences pernicieuses, qui engendre partout l'erreur. Ses pieds délicats ne toucheutpas la terre ; elle marche sur la tête des hommes. Malheur à ceux qu'elle touche 1 Dans toute discussion , un des adversaires devient sa vie» time. Elle a pris dans ses pièges Jupiter luimême, celui qu'on appelle pourtant le plus puissant parmi les dieux (7). » C'était elle, en effet, qui avait suggéré au maître de l'Olympe le fatal serment qui promettait l'empire à Hercule, et qui, grâce à l'artifice de Junou. le donna à Kurysthée ( Voyez Alchkne). « Le cœur plein de colère, Jupiter saisit Até par les tresses brillantes de sa chevelure, et jura par le serment inviolable que l'Olympe et le ciel étoilé seraient à jamais fermés pour Até, la déesse malfaisante. Ayant dit, il la fit tourner de sa main puissante, et, précipitée du ciel étoilé, elle tomba parmi les œuvres des hommes (8). » Chez les poêles tragiques, Até a d'autres fonctions et des attributions différentes. Son essence se confond alors avec celle de Némésis , et se rapproche de celle d'Éiinnys , mythe qui date d'une époque plus récente. La tragédie la représente comme une di\ inité vengeresse : elle juge les crimes, et les punit sur les coupables, sur leurs proches, sur leurs descendants : « Jupiter envoie du fond
(1) Mlllin., Gai. Myth , pl. 1*6, n» 409.
(2) Montfaucon, Ant. expl., III, p. 178.
(3) Entre aulrex le n» 1810 au Museo Borbonleo.
(4) Zoega , ttassiril., pl. 46 ; Musée Capitol., IV, pl. SS; Clara c, t. Il, p. 611 et &ulr.
(8) Hés., Théoç , 130.
(C) Ilom.. //., XIX, 91.
(7) Id., lbid., 91-96.
(8) Id., Ibid. y 186-131
du sombre séjour des ombres Alé, la vengeresse tardive des forfait» et des coupables violences (1). «—«Alors le coupable est saisi par Alé, qui brise les cœurs ; et un déluge de malheurs fond sur lui (2). » Eschyle, à qui sont empruntées ces deux citations, est celui des tragiques chez lequel le nom d'Alé intervient le plus fréquemment ; cbez Euripide il est beaucoup plus rare : ce dernier a employé de préférence, pour représenter la même idée, le nom de Dicé (la justice) (3). — 11 y avait en Phrygie une colline qui portait le nom d'Até, probablement parce qu'on supposait que la déesse précipitée du ciel était tombée en cet endroit. Até, de même que les Parques, obtint des images, dit M.Yinet (4), et il est permis de supposer que lesgéoies ailés que nous offrent les vases et les monuments étrusques ne sont pas , comme on l'a cru , des Kères ou génies de la mort , mais plutôt la représentation de celte cruelle fille de Jupiter (6).
Athamas. ( Mythologie. ) Roi d'Orchomène, ville des Miuyens , en Béotie. I) était filsd'vEolus etd'Énarète, ou, selon d'autres, (ils du premier Orchomène et de Phauosyra, tille de Péon. Dans le premier cas, il serait frère de Sisypbe, de Créthéus, de Salmooée, de Deion , de Magnes , de Periérès ; dans le deuxième cas , il serait frère du second Orchomène et de Diocbtondas. C'est le héros d'une de ces épopées antiques où la fatalité pèse sur toute une famille, qu'elle poursuit sans relâche. Junon avait donné pour épouse à Athamas Néphélé, déesse des nuages , dont il eut deux enfants ,Phrixus et Hellé. Mais bientôt Athamas préféra à cette habitante de l'Olympe une simple fille de la terre, lno, fille de Cadmus, et Néphélé, offensée, disparut, vouant «on époux et ses enfants à la ruine et au malheur. Redevenue déesse, elle demanda qu' Athamas fhldévoué, c'est-à-dire offert en sacrifice expiatoire, et cette expiation pesa désormais sur la race du héros infidèle. Telle semble être la donnée fondamentale de ce mythe assez obscur, où les traditions Ihe&salieriues se confoudentavec celles d'Orcbomène (6). Voici maintenant les traditions divergentes. En même temps que Néphélé , ou peut-être après Néphélé (7), Allumas eut pour épouse lno, qui le rendit père de Léarque et de Mélieerte. Ino haïssait
(l)Eseh.,CAo*pA.,Ml.
(t) ld.. Ibid., 63.
(S) V. Elchstnedt, Quœst. philol. nov.spec; Iéna, t*», p. jo et iuiv.
(t) Religions de V Antiquité, de Creuser, t. Il, 3 8 partie, p. 1275.
(B) Voy. Revue Archeol., t. IV, p. 796; - les Mtm. ib M. A. Maury Sur le Personnage de la Mort; — et, dan* le liheinisches Muséum filr Philologie, neue folge, Jahrç, I, p. 593 sq., le Mémoire de M. Lelir sur 'Att).
l«) fl. Miillcr. Cetch. Ilellen, St , 1. 1, p. 161 et «ulv. \t) zenob.. iv, 88