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IQUE

à fleur d'eau, qui , bien que soustraits à l'action des vents , n'en courent pas moins vers l'ouest. Suivant l'explication qu'en ont donnée , les physiciens, les courants équatoriaux, sorte d'intumescence produite sur le dos des mers, seraient dus à l'attraction combinée du soleil et de la lune, d'où résulte un immense flux et reflux qui s'accomplit en 24 heures 49 minutes, soit en 49 minutes de plus qu'une complète relation terrestre. Et ce retard de 49 minutes, d'occident en orient, mesure précisément la force d'impulsion qui pousse les mers équatoriales d'orient en occident et produit le courant correspondant aux vents alizés.

Il y a un autre courant constant des eaux du pôle vers l'équateur, qui rompt souvent la régularité du courant tropical, et eu ralentit la rapidité. Celui-là s'explique par deux causes : d'une part par la pesanteur, relativement plus grande, que les grands froids polaires donnent aux eaux de cette latitude, et d'une autre part par la légèreté que prennent les mers équatoriales sous l'inlluencc de la chaleur du tropique. On conçoit que, suivant les règles d'équilibre des liquides, toutes les eaux des pôles doivent tendre à couler sous l'équateur, où d'ailleurs une rapide et immense évaporation produit un vide constant; ajoutez que le balancement delà terre sur son axe, rapprochant alternativement les pôles des rayons du soleil, occasionne tous les six mois une fonte considérable déglace, dont la liquéfaction reflue forcément vers l'équateur.

Cette combinaison de deux grands courants, un de l'est à l'ouest et un autre double, allant de chaque pôle vers l'équateur, doit produire, on le conçoit, une multitude de courants à direction moyenne, qu'il est plus facile de reconnaître par l'observation que de calculer par les lois de la statique.

Parmi les courants constants de l'Atlantique, le plus considérable est celui qui se porte violemment vers le golfe du Mexique, et qui de là remonte rapidement vers le nord et nord-est en suivant les côtes des Étals-Unis, où il s'élargit et se ralentit, pour aller expirer sur les côtes de Norwège et d'Écnsse. Il est très- reconnaissais à la couleur bleu foncé de ses eaux.

Lecourant équatorial, qu'on pourrait appeler courant alizéen. et que les marins du Nord nomment Gulfstream, suit dans les deux hémisphères une même direction centrale. M. de Humboldt le compare à un immense fleuve atlantique, allant des côtes d'Espagne aux Canaries, des Canaries aux côtes de l'Amérique méridionale ; et il fait remarquer que la navigation dans toule l'étendue de cette rivière maritime est moins dangereuse que ne le serait une navigation intérieure de trente lieues près de l'embouchure de n'importe quel fleuve 4e France ou d'Europe,

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