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quité, mais il gardait aussi la retenue et la simplicité des âges antiques ; l'introduction des bacchanales vint tout bouleverser, mettre les mœurs publiques en danger et répandre , sous la forme secrète des initiations, des principes et des habitudes en désaccord formel avec le génie moral et sévère du culte italique. Le gouvernement romaiu s'en émut ; après une enquête sévère et des châtiments exemplaires, il rendit contre les bacchanales , l'an 180 av. J.-C. (Tit. Liv., XXXIX, 9), un décret que nous avons encore. ( Voy.

Haubold , Monumenta Juris Romani. )

Les mythes qui s'attachaient au personnage de Zagreus, et qui tiraient aussi leur origine de la Phrygie, se mêlèrent à la légende hellénique de Dionysos ; le dieu nouveau, personnification du soleil, producteur des germes, symbole des rayons solaires qui pénètrent le sol, et descendent en quelque sorte sous terre pour en faire sortir les végétaux, fut associé à Proscrpine, l'épouse de Plulon, dont il prit la place.

Ce nouveau Dionysos fut appelé d'abord Iacchus, puis Zagreus : on chercha à le rattacher par un lien do filiation à Jupiter et au Bacchus thébain lui-même. Dans sa légende, il est difficile de faire lu départ de ce qui a vraiment une origine orientale et de ce qui est l'effet du travail syncrétique des doctrines alexandrines. Dans le my the qui représente le dieu comme ayant été tué par les Titans, qui jetèrent ses membres dans une chaudière, et qui fait naître Bacchus du cœur de ce dieu porté par Pallas à Jupiter, on reconnaît le génie des mythes de l'Egypte et de la Phrygie. Dans Iacchus, ce dieu entant dont on chantait dans les mystères l'hymne joyeux (Iacchos) qui lui avait donné son nom, se retrouve aussi une imitation du dieu enfant de la triade égyptienne.

Les orphiques s'emparèrent aussi de la légende de Sabazius, qu'ils façonnèrent à leur guise et mêlèrent, ainsi qu'ils l'avaient fait pour celles de Zagreus, aux traditions sur Jupiter et sur Dionysos. Il ne faut donc plus voir dans toute la religion dionysiaque des mystères qu'une sorte de compromis entre les cultes originairement fort distincts de quatre ou cinq divinités différentes.

L'analogie de la dyade égyptienne d'Osiris et d'Isis avec la dyade belléoico-phrygienne de Bacchus et de Proserpine ou Liber et Libéra , en amena la complète identification.

Le syncrétisme alexandrin transporta dans la doctrine du Bacchus grec quelques-unes des notions empruntées à l'Egypte. Dans Alexandrie Osiris fut adoré comme un dieu identique à Dionysos, et Antoine et Cléopâtre, voulant imiter l'exemple des Pharaons, qui s'identifiaient à Osiris, se firent décerner

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