‹ Encyclopédie moderneChapitre 168 sur 308 · BAN · texte numérisé non relu

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« ensemble. Vous les taxeriez proportionnel- « lement à la différence d'Age et de sexe pour « leur nourriture.

« Vous savez que dans une pension ce « qui fait le profit du maître, c'est le nombre « des pensionnaires; vous, vous seriez les « maîtres de pension, et tous les Français se- « raient les pensionnaires ; vous n'auriez ja- « mais à craindre que votre table ne fût pas « bien garnie, puisque vous auriez fait une loi « qui obligerait de s'y trouver. Supposons « donc maintenant, pour juger un peu de ce « projet, une section composée de 3,000 « personnes; tontes, vu leur âge et leur sexe, « ne payeraient pas le même prix ; prenons « un moyen terme, qui soit par tête 250 « francs par an , pour un repas pas jour ; ce « n'est pas trop assurément; cette somme ■ payée par 3,000 personnes en donnera une « de 750,000 francs par an et de 2,000 francs « et plus par jour : or je prétends qu'avec 1800 « francs aussi par jour on peut nourrir 3, 000 « personnes, en leur donnant une livre de pain « à 3 sous, une livre de viande à 6 sous, « une chopine de vin à 2 sous, ce qui fait 1 1 « sous par tête pour un repas comme j'ai dit. « Permis ensuite aux citoyens d'en faire un « le soir chez eux. Voilà donc plus de 200 « francs de bénéfice sur 3,000 personnes, rien « que dans un jour et pour toute l'année « 73,000 francs, ce qui donne pour 25,000,000 « d'individus une somme fixe et annuelle de « 608,309,000 francs. Ce qui en vaut la peine, « comme vous voyez. Il y a des frais, me

* direz- vous. Oui , mais les bois et les mai- « sons nationales étant à vous, voilà les plus « grandes dépenses d'épargnées. Les gensem- « ployés seraient nourris par surcrott et sur « le total ; leurs gages seraient peu de chose, « et pourraient êlre même payés par les ci- « toyens, en donnant une fois l'an un petit « écu. Vous me direz encore qu'il y a plus « de la moitié des citoyens hors d'état de « payer les 250 francs par an: d'accord;

* mais il y en a aussi dans le cas de payer . « dix à vingt fois plus. Or il faudrait mettre « sur eux une taxe en raison de leur fortune , « que vous nommeriez, par exemple taxe « de l'égalité, puisqu'elle servirait a rétablir « entre tous tes citoyens l'égalité des fortunes. « Au surplus, vous avez dans les mains une « ressource continuelle, celle qui vous donne « le , droit que vous avez de faire des lois; « tantôt vous en feriez pour diminuer le prix « de la viande , du pain, du vin , etc. ; tantôt « pour condamner à de grosses amendes ceux « qui ne se trouveraient pas aux repas. Aux « fêtes civiques vous établiriez l'usage de « faire donner aux citoyens un écu, six francs, « plus on moins, selon leurs moyens, pour « mieux donner la fête; enfin, quand on est

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