BARBARIE, ÉTATS BARBARESQI7ES
( Géographie. ) Dénomination générale sous laquelle on comprenait, avant la conquête de l'Algérie par les Français , tous les États «ilués sur la côte septentrionale de l'Afrique, entre l'Océan et l'Égypte. Ces États étaient, en allant de l'ouest à l'Est, l'empire de Maroc, et les régeuces d'Alger, de Tunis et de Tripoli (voyez ces mots).
On a donné différentes étymologies de cette dénomination; la véritable est celle qui la fait dériver du nom des Berbères , qui forment l'élément principal de la population de cette vaste contrée. Yoyez l'article Berbères (Ethnographie et linguistique), t. VI, col. toi et sniv. G.
Baphomktb. ( Archéologie. ) Nom d'un symbole des templiers, sur le sens et l'élymologie duquel les savants sont loin d'être d'accord. Suivant l'opinion la plus ancienne, ce n'est qu'une sorte d'anagramme du nom de MaJiomet. On sait, en effet, qu'on prétendait que les templiers avaient adopté une partie des dogmes et des pratiques de l'islamisme. Suivant M. de Hammer, les doctrines secrètes des templiers se rapprochaient beaucoup moins de celles des sectateurs de Mahomet que de celles des gnosliques, et il ne faut pas chercher au mot qui nous occupe une autre signification que celle de baptême de Mêlé. Voyez, sur le sens que les gnosliques attachaient à ce dernier mot, l'article qui a été consacré à ces sectaires. Nous devons dire, toutefois, que cette opinion a été combattue par un homme fort compétent, Sylvestre de Sacy. On a cru reconnaître la ligure du Baphomète, dans des pierres gravées représentant un personnage à deux visages et à double sexe, environné de serpents, du soleil , de la lune, et accompagné d'inscriptions ordinairement en arabe. G.
bah hier. ( Mœurs et Histoire. ) La mode de se raser la barbe est venue de l'Orient et de l'Égypte. Elle s'introduisit chez les Grecs à l'époque des conquêtes d'Alexandre, et