BASSORA
n'avait pas su prévoir l'incapacité de ses ouvriers, les gnostiques embrassèrent cette hypothèse, dénombrèrent, classèrent, nommèrent ces esprits inférieurs, et confièrent à chacun d'eux le gouvernement d'une des nations qui peuplaient le monde. Basilide partit de là pour injaginer que Dieu, touché de compassion pour les juifs, que leur ange menait un peu rudement, avait envoyé son Fils ou l'Intelligence, sous le nom de Jésus-Christ, pour délivrer de cette tyrannie les hommes qui croiraient en lui. Seulement l'hérésiarque u'adinit pas positivement l'individualité humaine du Christ : il aima mieux supposer que le fils de Dieu n'avait eu qu'un cor[»
fantastique et les apparences d'un homme, ri qu'il était remonté au ciel sans avoir été connu de personne. Seulement, comme les bourreaux qui l'avaient mis en croix ne se seraient pas contentés d'une simple apparence, Hasiliiic ajoutait que Jésus-Christ, pour cette circotistance, avait pris (a figure de Simon le C\rénéen et lui avait donné la sienne. Il en résultait que les martyrs qui souffraient pour leur religion, ne mouraient pas pour Jésus* Christ, mais pour Simon, qui seul avait été crucifié.
On retrouve dans ia doctrine basilidteone une source de relâchement et de dérèglements communs à toutes les hérésies de ce genre : on y prêchait que, grâce à cette influence accordée sur le inonde à des esprits impurs et déchus, ce n'était pas un crime, de se livrer aux désirs effrénés de la chair, puisque l'homme était sans force pour résister à cette influence supérieure. La doctrine de Pythagore avait également fourni à Basilide .«a part d'erreurs. Ainsi il croyait à la mélenrpsychose et niait la résurrection de la chair; il se fiait aux prétendues propriétés que Pyllugore attribuait aux nombres, fondait là-dessus une sorte de magie cabalistique, et remplit le monde de talismans sur lesquels était inscrit ie mol Abrazas, mot dont les lettres forment en grec le nombre 365, qui est celui des jours de l'année ou de la révolution du soleil, Ilasilide, dont les disciple* formèrent une des principales parmi les sectes gnostiques, vécut sons les règnes de Trajan, d'Adrien et d'Antonio.
Ses disciples furent nombreux en Égypte, en Syrie, en Italie et même dans la Gaule, ou ils se maintinrent jusqu'au quatrième siècle de l'ère chrétienne. Voyez, i'articie G*»s-
TICISMK.
Ucausobre, Histoire du Manichéisme, 1. 11,1»- Cergfcr, Dictionnaire de Tkéotoçie. ^
kassoba. (Géographie, ) Ville de la Turquie d'Asie, dans le pachalik de 3agdaii. r> est située <sur ia rive droite du Chat-el-Arab. par 30° 31' de latitude nord, et 46° f«'*