BELLADONE
de l'olite aiguë, du ténesme utérin et vésical. On Pemploie avec avantage pour faire cesser la contraction spasmodique de différents muscles, pour diminuer la rigidité du col de l'utérus, qui chez quelques primipares est assez énergique pour s'opposer à l'accouchement; elle calme le spasme de l'urètre, qui accompagne quelquefois la blennorrhagie aiguë; enfin elle rend de grands services dans le resserrement spasmodique qui ar.com* pagne la fistule à l'anus, dans la coqueluche, etc. On Tamise en usage, mais sans succès, dans l'hydrophobie, l'épilepsie, le tétanos Iraumalique , la folie. Le médecin Hahnemann est un de ceux qui ont le plus insisté sur la propriété que possède la belladone de préserver de la scarlatine ; si dès le début d'une épidémie de celte affection on administre de la belladone aux enfants et aux jeunes gens de la localité où la maladie se développe, ces personnes se trouvent soustraites à l'influence delà contagion scarlatineuse. Le docteur Velsen a donné cet agent à deux cent quarante-sept personnes, dont treize seulement contractèrent la maladie. Les recherches du docteur Wagner prouveraient que l'on perd tout au plus un enfant sur seize quand on a employé la belladone, tandis qu'il en meurt un sur trois quand on ne l'a pas employée. Un relevé plus récent portant sur l'ensemble des observations publiées en France, en Allemagne, en Suisse et dans le Tyrol, montre que sur 2,027 individus auxquels on administra la belladone 1 ,9'*8 furent préservés de la scarlatine et 79 la contractèrent (Bayle). Enfin, les recherches récentes (1840-1841) de M. le docteur Stiévenard de Valenciennes confirment les propriétés prophylactiques de cette plante. Ses essais furent entrepris à une époque où trente malades sur quatre-vingtseize avaient déjà succombé dans un village : sur les deux cent cinquante personnes restantes, deux cents prirent de la belladone et furent préservées; sur les cinquante autres, quatorze furent prises de scarlatine, et quatre péi ireut. Dans un autre village, parmi les enfants qui fréquentaient l'école communale, <u!ux qui prirent de la belladone furent seuls préservés. Dans ce cas, la belladone se borne à prévenir la fièvre éruplive , et elle ne cause par elle-même aucun accident- La belladone s'administre en poudre, à la dose de cinq à dix centigrammes par jour.
La dessiccation ne fait pas perdre à la racine de cette plante toutes ses propriétés, comme celà arrive pour la plupart des plantes médicinales ; mais elle en diminue l'activité. Les extraits préparés par expression, par déplacement, par l'alcool, sont fort actifs, mais ils s'allèrent facilement. La teinture alcoolique est plus sûre dans ses effets. Enfin on emploie quelquefois