BETHLÉEM
partient aux Arménien», est séparée des trois autres par un mur. C'est dans celte dernière partie, sous le chœur, que se trouve l'église souterraine de la crèche, qui occupe remplacement irrégulier de Pélable où naquit le Sauveur. Cette crypte vénérable a trente-sept pieds et demi de long, onze pieds de large et neuf pieds de haut. Elle est taillée dans le roc, cl les parois en sont revêtues de marbres précieux. Elle est éclairée par la lumière de trente-deux lampes envoyées |>ar différents princes chrétiens. Tout au fond , du côté de l'Orient, est la place où la Vierge enfanta son divin fils. Celte place est marquée par un marbre blanc entouré de rayons d'argent sur lequel se lisent ces mots : « Hic de Virgine Maria Christtts natus est. » A sept pas de là, dans un enfoncement où l'on descend par deux degrés, se trouve la crèclie dans laquelle le nouveau-né fut couché sur la paille. L'endroit précis est indiqué par un bloc de marbre blanc creusé en forme de berceau. De la grotte de la nativité on descend dans une autre chapelle, où la tradition place la sépulture des Innocents, et de là dans une grotte plus basse encore, qui est celle où saint Jérôme passa la plus grande partie de sa vie. L'église de la Nativité et les chapelles qui en dépendent sont de l'effet le plus agréable et en même temps le plus religieux. Elles sont ornées d'une grande quantité de tableaux des écoles espagnole et italienne. Le saint sacrifice s'y célèbre avec une solennité en rapport avec les souvenirs qui vivent dans ce lieu témoin d'un si grand acte : « Les ornements n'ont point ici, comme dans quelques-uns des lieux saints, a dit M. de Lamartine, altéré la nature au point de faire naître des doutes sur l'identité des lieux ; ici ils ne servent qu'à préserver l'enceinte naturelle.
Aussi, en passant sous ces voûtes et ces enfoncements dans le roc, on comprend sans peine qu'ils ont dû servir d'étables aux troupeaux que les bergers gardaient dans la plaine couverte encore aujourd'hui de vertes prairies, s'étendant au loin sous la plate-forme du rocher que couronnent l'église et le couvent comme une citadelle... Mais ces lieux sont trop connus, je ne m'arrêterai pas à les décrire : l'olivier du prophète Élie, — la fontaine où l'étoile apparut aux mages, — le site de Rama, d'où sortait la voix déchirante qui retentissait dans mou propre sein, tout excitait en moi des sensations trop intimes pour être rendues. »
ufrriQiTE. (Géographie ancienne.) La Bélique (Bxtica ) était une des trois grandes divisions de l'Hispanie. Elle était bornée par la Lusitanie au nord , la Lusitanie cl l'océan Athntiquc à l'ouest, le détroit de Gadès cl la Méditerranée au sud, el la Tarraconaise à l'est.