‹ Encyclopédie moderneChapitre 222 sur 308 · IES · texte numérisé non relu

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avaient institué çà et là , disaiUon , les mystères de Démêler (Dion. Hal., Ant. J?om.,I, 6t. — Diod.Sic.,V,48.~Virg.,i€n.,III.lâ; VII, 207. ~Strab.,VH, p. 331.- Stepu.

Byz., s ub v. A4p£avo< ). Ces fables ne sauraient donc rien nous apprendre sur le caractère réellement primitif des Cabires athéniens; elles ne font qu'ajouter à la vraisemblance de l'établissement, comparativement moderne, de leur culte.

Les Cabires figurent plusieurs fois sur les monuments de l'art antique. Toutefois, lenr assimilation aux Dioscures permet dilfiulement de distinguer les images des uns et des autres. Dioscures et Cabires portent en effet le bonnet pointu ou pileus; mais le marteau, les tenailles paraissent caractériser davantage les seconds : c'est là l'attribut qui leur est donné sur des médailles grecques ou phéniciennes, où il n'est pas possible de méconnaître leur image. Par exemple, au revers de médailles de Thessalonique, on voit le Cabire debout, vêtu d'un simple paliium, tenant d'une main le marteau , et de l'autre l'enclume (Guigniaut, Nouv. Galerie Mythologique, pi. LIX, n° 234, a ). Sur d'autres médailles de la même ville, le dieu, plus complètement vétu, tient un rhyton, en guise d'enclume. Sur des monnaies phéniciennes attribuées à Cossura,le Cabire a tantôt pour coiffure le pétase ou le pileus , tantôt trois plumes dressées un peu à la manière des dieux égyptiens; il est barbu, porte une sorte de tablier, a d'une main le marteau caractéristique, et de l'autre le serpent ou la massue (Gesenius, Mon. Ling.

Phœn., tab.XXXlX,13,XLl, 19).M.Gerbard a cru reconnaître l'image de la triade cahirique sur des miroirs étrusques (Etruskische S pie gel, taf. LV, n M 1, 7, et LVI, n 0, 2, 3). Mais ces monuments, ainsi qu'un miroir trouvé dans un sépulcre, à Cbiusi, où M. Gerhard (o. c, taf. LVI, n° 2 ) a reconnn le meurtre d'un des Cabires par ses frères, appartiennent déjà à celte époque de syncrétisme où les Dioscures étaient confondus arec eux, puisque sur le monument de Cbiosi les deux Cabires fratricides sont appelés Kasutru (Castor) etPalluce (Pollux). Les médailles même que nous avons citées datent aussi de cette époque. Les Dioscures avaient transporté à leurs nouveaux frères les Cabires leur propre caractère de dieux marins ; ce qui explique pourquoi la représentation te ces derniers se voit sur les monnaies de plusieurs villes maritimes. Une médaille d'Imbros (Mionnet, I, p. 452) nous donne la figure ithyphallique du dieu cabirique de celte Ile, que l'on assimilait à Hermès , et qui portait le nom d'Imbramos, forme analogue au nom de l'Ile même , dans lequel M. Wejcker a soupçonné avec vraisemblance qu'il fallait

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