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CABIRES

voir une forme dit nom d'Himéros, le dieu frère d'Éros; or, Éros était le grand Cabire de la Samollirace.

Enfin il faut rattacher aux images des Cabires ces figures de petits nains, au corps trapu, au ventre proéminent, que les anciens désignaient sous le nom de Pataquès, et qui ressemblent tant aux Cabires des monnaies phéniciennes. Peut-être les Phéniciens représentaient-ils de la sorte les enfants de Sydyk. On a retrouvé sur les monuments égyptiens des figures de cette sorte que l'on a baptisées du nom d'Hercules égyptiens. Ce dieu, que Ton prit d'abord pour Typhon , a le masque gorgonien et la tête surmontée de cinq plumes. Il porte une épée, et est souvent vêtu d'une peau de lion. Le style de ces représentations tranche d'une manière frappante avec celui des autres simulacres égyptiens, et tout donne à penser que leur type avait été apporté de la Phénicie sur les bords du Nil. Cet Hercule égyptien est le dieu générateur Khons. C'est probablement la vue d'une de ces images qui aura fait croire à Hérodote qu'on adorait des Cabires en Éaypte.

Ce nom y était certainement inconnu ; mais on ne peut nier que les habitants de ce pays aient pu recevoir les idoles bouffonnes de ces dieux nains, identifiées par les Grecs avec les divinités de Samothrace. Quant au nom de Palœques qui leur était donné, et qu'Hérodote nous a conservé, il est probable qu'il faut chercher son étymoiogie dans la langue de ces Phéniciens qui décoraient de leurs images la proue de leurs navires.

Lobeck. Jglaophanvs. t. II (Kœntgsberg, 1839); — Guigntaut, Reliçiont de l'Ântiquitt, Notes du Livre V, secL l, et les ouvrages cité» dans le cours de cet ■rticle.

Alfred Maury.

cactus. (Botanique.) Théophraste a décrit sous le nom de cactus une plante épineuse et alimentaire que produisait la Sicile. (Test le nom de cette plante, aujourd'hui inconnue, que les anciens auteurs, en raison de quelques points de similitude, donnèrent aux cardones de cochenilla de l'Amérique du Sud, dont les nombreuses espèces ont élé successivement introduites chez nous depuis les dernières années du dix-septième siècle. Ils en formèrent un genre; mais ce genre n'existe plus dans la science, et le mot cactus a été élevé à l'honneur de représenter désormais une famille qui a été instituée sous les noms patronymiques et synonymes de cierges, cactiers ou cactoïdes. Cette famille, classée dans l'icosandrie monogynie , et dont les caractères généraux sont , d'après Linné : calice imbriqué; corolle nombreuse; baie à une loge, polysperme, est aussi nombreuse qu'intéressante. Elle se compose en ce moment

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de près de six cents espèces, toutes remarquables par la bizarrerie de leurs formes et leurs dissemblances très-prononcées. Aussi est-elle très-recherchée par tous les amateurs de belles plantes et de fleurs distinguées. Le nombre considérable des cierges a fait sentir aux botanistes la nécessité de les diviser en huit genres, en s'aidant des différences qui existent dans les organes de la fructiûcation et surtout des ports très-variés qu'offrent ces plantes. Ces huit genres sont : les HBLOCACTBS , plus ou moins ronds; — les echinoc actes, plus ou moins ovales; — les m a mi ll aires, aux mamelons barbus; — les cierges, aux tiges droites, avec une subdivision, de l'espèce rampante h radicules latérales; — les ÉWPHVLLES, dont les tiges, fortement comprimées, ressemblent assez à des feuilles; — les raquettes, ou opuntias à articulations prolifères; — les pereskies, nommées ainsi par Plumier en mémoire de N. P. Pereisk, d'Aix , et qui se distinguent des autres cactiersen ce qu'elles ont de véritables feuilles, —enfin les rhipsalis, de^ty, branche de saule, en raison de leurs tiges pendantes. Quelques cactiers, entre autres les cactus triangulaires et répandus parmi les cierges, et les cactus opuntia, ficus Indlca et cochenilli/er parmi les raquettes, donnent de bons fruits, trèsestimés des Américains. C'est sur le cactus cochenilli/er que se nonrrit la cochenille.

Tous les cactus , étant originaires de l'Amérique du Sud, ont besoin de la serre chaude ou tempérée, l'hiver, sous notre climat, à l'exception d'une seule espèce, du genre raquette, Vopuntia ficus indica, qui s'est naturalisée dans le midi de l'Europe. Naturalisée n'est pas le mot propre ; car, quoique indigène de l'Amérique, comme les autres cactus, on la dit aussi originaire de Grèce , des environs delà ville d'Opus, capitale des Opuntiani, voisins de la Phocide, dont lut est venu le nom d'Opuntia. Tous les cactiers se multiplient de boutures, dont il faut laisser sécher la plaie avant de les mettre en terre. On les greffe même les uns sur les antres, et on en fait alors des composés très-bizarres.

G. de Larenaudière.

caÏmtbs. ( Histoire religieuse. ) Les nombreuses hérésies qui se sont élevées pendant les premiers siècles du christianisme peuvent trouver leur raison d'être soit dans l'ambition de leurs fondateurs, soit dans une erreur de bonne foi , soit dans les aberrations de la discussion, dans le désir de tout expliquer par la raison humaine , dans l'orgueil d'avoir imposé ou fait adopter leurs idées à des disciples convaincus, de s'être fait prophètes en étant devenus créateurs d'une interprétation nouvelle de la loi religieuse gravée dans le cœur de l'homme. Mais ce qu'il est impossible

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