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CANNELLE

saules ; c'est poufquoi il faut éclaircir les plantations, à mesure que les individus vont grossissant.

La cannelle se trouve dans le commerce roulée en forme de bâtons. Elle se divise en trois sortes; la meilleure est de petite dimension , légèrement élastique, de l'épaisseur d'une carte à jouer, de couleur jaune, d'une saveur douce, aromatisée et faiblement piquante.

Lorsque la cannelle est sèche, on la conserve dans des endroits secs et aérés où la dessiccation s'achève. La sorte la moins estimée se retire des branches des cannelliers qui ont acquis les dimensions de grands arbres. On falsifie souvent la cannelle en y mêlant l'écorce du laurier canne, roulée comme celle du cannellier, elle est bien moins aromatique, plus épaisse, d'une couleur plus rouge , plus mucilagineuse; elle renferme très- peu d'huile volatile, mais une portion de résine et une très-grande abondance de mucilage. Si on la mâche quelque temps, elle laisse dans la bouche une matière muqueuse, collante, qui se délaye dans la salive. Ces caractères feront aisément reconnaître la fraude.

On tire de la cannelle une huile essentielle appelée essence de cannelle, et un acide qu'on nomme acide cinnamique. Celui-ci s'obtient par l'ex position de l'essence de cannelle à l'air, ou en traitant le baume de Pérou par une solution de potasse peu soluble dans Peau ; il se dissout très-facilement dans l'alcool et l'éther. Il fond à 129° et distille à 190°, sous la forme d'une huile pesante. Il se transforme sous l'influence de l'acide nitrique en huile essentielle d'amandes amères, et en un acide cristallin qui se rapproche de l'acide benzoiqne. MM. Dumas et Péligot lui ont assigné la formule :C' 8 H70 3 4-HO.

Mannol do agricultor brazileiro, par A. Taanay; Rio de Janeiro, 1889, ln-4».

capoub. (Géographie), Voy. Campa rriE.

câprier. (Botanique). Le câprier, trèscommun aujourd'hui dans le midi de l'Europe , paratt originaire de l'Orient. Il nous a été apporté, dit-on , par une colonie de Grecs asiatiques, qui le tenaient des Arabes. Ceux-ci le nommaient kaber, d'où les Grecs on fait xdbmoptç, nom conservé par les Latins, et qui est devenu le câprier des Français, le caper-trie des Anglais, le kaperstranch des Allemands, le cappari des Italiens, enfin Valcaparro des Espagnols, vocable confirmatifde l'origine arabe de cette plante. — Le câprier, bien connu aux temps de Théophraste , Pline et Dioscoride, est à la fois un arbrisseau d'utilité et d'agrément ; il se plattau milieu des rochers et des ruines, que ses tiges souples elses rameaux sarmenteux et touffus couvrent d'une épaisse verdure et ornent pendant tout l'été de

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