‹ Encyclopédie moderneChapitre 236 sur 308 · CARNAC · texte numérisé non relu

CARNAC

mandait les troupes du parlement. Pendant l'insurrection de 1745, les montagnards s'en emparèrent ; mais ils en furent bientôt chassés, et les partisans des Stuarls y subirect de sanglantes représailles.

cahnac. (Archéologie.) Carnac est un bourg situé dans le département du Morbihan, à 12 kilomètres environ de la petite ville d'Auray. Son nom dérive, selon toute apparence, du celtique carn (pierre), et semble surabondamment justifié par le singulier monument qui fait de Carnac un des points de la France les plus intéressants pour l'histoire de nos origines. Près du bourg, non loin de la mer, se trouve disposées d'immenses avenues de grandes pierres, dont les calculs les plus modérés portent encore le nombre à douze mille, quoiqu'une grande quantité de ces blocs aient été détruits. Les trois quarts des pierres de Carnac sont de véritables menhirs ou pierres plantées verticalement en terre :

leur hauteur varie de un ou deux mètres à six ou sept. Les autres sont d'énormes blocs simplement posés sur le sol : le poids de quelquesunesaétéévaluéàquarante mille kilogrammes.

Ces pierres sont disposées dans un ordre dont on peut encore reconnaître la régularité. Elles forment diverses enceintes séparées par des espaces assez considérables. L'une de ces enceintes, la première qu'on rencontre en sortant du bourg de Carnac, est désignée sous le nom de lande du menée. On y peut compter bien distinctement onze rangs de pierres dans la direction de l'ouest à l'est. Dans la partie occidentale, on remarque une portion d'un demi-cercle qui commandait l'enceinte; ce qui en reste offre encore un segment dont la corde aurait cinquante-quatre mètres de longueur. La courbe est décrite par cinquantequatre pierres hautes seulement d'environ un mètre cinquante centimètres Le champ de la fontaine Verguselle offre à l'œil une suite de pierres bien alignées, mais généralement moins hautes que dans les autres enceintes. La troisième enceinte est celle àeKervarieau ; elle est terminée vers l'orient par un dolmen en mauvais état, nommé le Roc. Enfin, en suivant la direction de Test à l'ouest, on trouve , auprès d'un moulin, une dernière enceinte dont l'entrée semble avoir été formée par une suite de pierres très-rapprochées. On y compte encore treize rangées de pierres droites, dans la direction de l'est-nord-est et de Pouest-sud-ouest.

Cette réunion de monolithes informes, ce monument si grossier dans son exécution , mais si original et si imposant dans sa masse, a fourni aux antiquaires une énigme difficile à résoudre. Les opinions les plus bizarres et les plus contradictoires se sont formulées, dès qu'il s'est agi d'en expliquer l'origine et

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