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qo'il avail étudié la philosophie. La doctrine de Platon mêlée aux idées judaïques, puis à la philosophie orientale, corrompit tellement eu lui les dogmes du christianisme qu'il Tut, à la suite de ses prédications subversives, anathématisé par tes docteurede l'Église et chassé de l'assemblée des fidèles. Il passa alors en Asie, et y fit un certain nombre de prosélytes vers la fin du premier siècle de notre ère. Les idées deCérinthe ont beaucoup de rapports avec celles des Baiani les et celles des Carpocratiens, toutes puisées d'ailleurs à la même source. Il croyait à la création du monde, non pas directement par Dieu, mais par des agents intermédaire8, anges déchus ou génies inférieurs, dont les imperfections expliquaient seules la présence du mal dans l'œuvre divine. Il prétendait que Jésus était un homme, né de Joseph et de Marie, et que ce n'était qu'au moment du baptême que le fils de Dieu était descendu en lui : J'étre divin était resté dans l'enveloppe humaine jusqu'au moment de la Passion, et alors le fils de Dieu, pur esprit qui ne pouvait connaître la souffrance, avait abandonné l'homme, le laissant aux mains des bourreaux. On croit que Cérinlhe fut en outre l'auteur de l'hérésie des Millénaires : c'est à lui, dit-on, qu'était due l'idée que Jésus-Cln ist, à la fin du monde, reviendrait sur la terre pour y exercer sur les justes un règne temporel pendant mille ans, et que, pendant ce règne, les saints jouiraient ici-bas de tous les plaisirs sensuels. L'hérésie des Cérinlhiens ne parait pas avoir duré bien longtemps. Depuis Origèoe, il n'est plus question des disciples de Cérinthc ni de sa doctrine, et il est probable que cette secte se fondit dans quelqu'une des autres sectes du second siècle. L.
cerisier. (Botanique. ) Le nom du cerisier ( cet asm, Juss.), vient , dit-on de Cérasonte, ville du Pont, d'où il aurait été rapporté à Rome. C'est un genre de la famille des rosacées. Linné n'en fait qu'une espèce très-variée du genre prunus % sous le nom de prunus cerasus. On cultive aujourd'hui plus de soixantedix variétés de cerisier(t), dont le type (cerasusavium, Juss. ) paraît se retrouver dans nos forêts . Selon Pline , le cerisier serait origii.aire de l'Asie, et ce serait Lucutlus qui, au retour de ses campagnes contre Milhidate, l'aurait apporté du Pont l'an de Rome 680.
Dans l'espace dê cent vingt ans, il se serait propagé au delà des mers, jusque dans la Grande* Bretagne. Le cerisier croit en effet encore aujourd'hui sur le bord de la mer Noire , d'après ce que rapporte Tournefort (2) : o La campagne de Cérasonte, dit-il, nous parut fort
(l) Voy. pour l'Indication de ces nombreuses variétés, le Bon Jardinier, par Poiteau, Vilmorin, Weumann , Pepln, etc., t. 1, page SWi.
(1) Foyage du Levant, t. III, p. 68, édlt. lo-s,.