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ou blanc «errent de sujet» pour greffer les bonnes espèces ; mais, si l'on devait planter dans un terrain crayeux ou marneux, il faudrait préférer la greffe sur le inahaleb ou Sainte-Lucie. La greffe en écussou à œil dormant est la plus usitée pour les cerisiers.

G. de La Renaudièkk.

césars. (Antiquités.) Le nom de César fut d'abord un surnom (cognomen) de la gens Julia, famille romaine qui avait été tour à tour patricienne et plébéienne , et qui se disait issue de Iule, le fils d'Énée. Ce surnom venait-il d'un des membres de celte famille qui devait le jour à la cruelle opération que nous avons nommée césarienne, et a-t-il transmis à ses descendants ce signe caractéristique des basants de sa naissance ? C'est l'opinion de quelques bistoriens. Quoi qu'il en soit , lorsque la famille des Jules s'éteignit en la personne du béros dont le surnom est devenu le symbole de la valeur et des talents militaires, le nom de César lui survécut; mais il devint alors un litre d'honneur et de dignité. Il se transmit d'abord par adoption : Octave, qui fut plus tard Auguste, fut appelé César après avoir été adopté par le dictateur; lui-même adopta successivement les trois Alsd 'Agrippa, qui devinrent tous trois Césars, puis Tibère, à qui il donna ce môme titre. Enfin Tibère, à son tour, le conféra, par adoption, à Gcrmanieos et aux fils de celui-ci. Le dernier qui porta le nom de César par transmission héréditaire, soit comme héritier naturel, soit comme fils adoptif, fut Caïus, fils de Germanicus, si tristement célèbre sous son surnom de Cabgula. Cependant ou met encore au nombre des vrais Césars le successeur de Caligula, Claude, son fils Britannicus, et Néron, son fils adoptif. Claude ne porta pas ce nom, ou plutôt ce titre, avants parvenirà l'empire; car il n'était, ni naturellement, ni par adoption, descendant de Jules César; mais, quand il fut empereur, on consentit facilement à le regarder comme appartenant à la famille du dictateur, à laquelle il était allié par ses deux aïeules, Livie et Octavie, l'une femme, l'autre soeur d'Auguste. Cette concession une fois faite, il fut moins difficile aux princes qui vinrent plus tard , bien qu'ils fussent complètement étrangers à la famille de César, de se parer de ce nom, devenu le litre, pour ainsi dire, de la suprême puissance. Gallia, aussitôt après avoir reçu la nouvelle de la mort do Néron, et du choix qu'avait fait de lui le sénat pour succéder à l'empereur détrôné, n'hésita pas à prendre le nom de César ( 1 ). Cet exemple et celui des successeurs de Galba (si l'on en excepte Vitellius , qui refusa toujours le titre de César, et ne porta pas tout

(1) Snét. Galba, t. il.

de suite celui d'Auguste . , firent un usage et une espèce de loi perpétuelle de l'addition de ces deux noms, Auguste et César, au nom de celui qui possédait le pouvoir impérial.

Pourtant le titre de César, de même que celui d'Auguste, plus particulièrement réservé aux empereurs sur le trône, ne contenait en lui-même aucune puissance : c'était un titre honorifique, destiné surtout à désigner par avance le successeur de l'empereur régnant.

Il dépendait de l'empereur d'y ajouter, s'il le voulait, une portion d'autorité. Ainsi il y eut des empereurs qui donnèrent aux Césars, qu'ils fussent leurs héritiers naturels ou appelés par leur choix à leur succéder, soit la puissance tribunitienne, soit l'autorité proconsulaire, soit même une part à côté d'eux dans le gouvernement impérial. Enfin, ils pouvaient encore conférer ou refuser le titre de César à leur successeur présomptif : Antonin le Pieux, ayant adopté en même temps Marc- Aurèle et L. Vérus , appela le premier César, et refusa ce titre au second. MarcAurèle ne donna ce nom à ses fils Commode et Annius Vérus que dans la sixième année de son règne. Sévère le conféra À Caracalla dans la troisième année depuis son avènement, et à Géta seulement dans la cinquième. Pertinax le refusa à son fils, bien qu'il lui eût été donné par un décret du sénat. Dans la suite des temps, et vers la fin de l'em* pire, les Césars ajoutèrent à leurs autres titres celui de Nobilissimus, soit pour glorifier l'illustration de leurs ancêtres, soit pour déguiser l'obscurité de leur naissance. Dans le Bas-Empire, le titre de Nobilissimus fut disjoint du titre de César : nous voyons que Constantin V Copronyme donna le premier à deux de ses fils, Christophe et Nicéphore, et l'autre à sou troisième iils Nicétas.

geste. (Antiquités.) Le ceste, en latin exstus, de cxdo, je frappe, était un gros gantelet de cuir, dont se servaient les athlètes. On ne le voit nulle part aussi distinctement représenté que sur un bas-relief de la villa Aldobrandini. 11 a la forme d'uu gant dont les doigts ne descendent pas jusqu'aux ongles; il est fendu dans la main ; l'extrémité de ce gant, vers le coude, est garnie en dessous d'une peau de mouton avec sa laine, et le tout est attaché par des courroies. Autour de la main et au-dessus des articulations des doigts , il y a une autre courroie d'un cuir épais qui fait plusieurs révolutions sur ellemême et est ensuite fixée par des courroies plus minces. Une belle statue de Pollux, au Musée du Louvre, représente ce demi dieu avec les avant-bras et les poings armés du ceste; cette statue est gravée dans le Musée des Antiques de Bouillon , vol. III. '

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