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CESTE — CHAMBRES D'AGRICULTURE

Une main armée du ceste est figurée sur les médailles de Smyrne.

Il y avait plusieurs sortes de cestes : les meiliques n'étaient qu'un réseau de cuir dont on s'enveloppait la main; les i mantes étaient formés de courroies de cuir de boeuf garnies de métal, dont ou se couvrait le bras jusqu'au coude , enfin les myrmèkes (fourmis), tiraient peut-être leur nom de ce que leurs coups causaient des fourmillements. Pour se garantir les tempes et les oreilles des coups du ceste, les atlilèles se couvraient la tête d'une calotte nommée amphotide, qui était d'airain et doublée de drap.

On trouve dans plusieurs écrivains de l'autiquité la description du combat du ceste' Virtnle dans VÊnéide a chanté celui d'Entelle et de Darès ( v. 369). Valerius Flaccus, dans les Argonautiques (IV, 160), décrit celui de Pollux eld'Amycus, roi de Bebrycie qui défiait tous les voyageurs et faisait périr ceux dont il était vainqueur. Mais des détails qui ne sont point dans Valerius Flacus sont représentés sur un vase cylindrique de inétal , placé dans la galerie du collège romain. Amy eus, après avoir été vaincu pat Pollux dans ce terrible combat, est lié à un arbre. Minerve, Castor et un argonaute assistent au spectacle de la vengeance que commence à exercer le vainqueur. Pour prix de son triomphe, la Victoire lui apporte des bandelettes et une couronne. Les bras de Pollux et ceux d'Amycus sont encore armés du ceste. Ce vase a été gravé dans l'Histoire de l'art de Winckelmann (1). R.

CHAMBELLAN. ( Histoire. ) Cette charge et son titre sont fort anciens. Clovis et Clotaire avaient des chambellans. 11 ne faut pas confondre cet officier avec le camërier ou chambrier, dont les fonctions étaient tout à fait différentes. Le chambellan exerçait dans l'origine plusieurs emplois attribués depuis à des fonctionnaires spéciaux ; il avait la garde du trésor, les sceaux royaux , l'inspection de la garde-robe du roi , et faisait même l'office de maître d'hôtel et d'écuyer tranchant. Les anciens documents désignent quelquefois cet officier par les noms de grandchamberlan, «le maître chamberlan, de premier chambellan. Un acte de Tannée 1273 mentionne en outre des chambellans ordinaires.

Le grand chambellan couchait dans la chambre du roi , quand la reine n'y était pas, et chaque matin , un domestique du palais le prévenait afin qu'il présentât la chemise au roi à son réveil. Il partageait, avec les quatre autres grands officiers de la couronne, le droit

(l) VA. de Janscn., t. II, livre V, pl. t,

d'entrer chez le roi & volonté et celui de signer avec eux les chartes et les lettres importantes.

Les chambellans assistaient à l'hommage que les vassaux faisaient au roi ; ils interrogeaient et répondaient en son nom, et pour salaire recevaient, après la cérémonie, le manteau du vassal. Ce privilège s'appelait chambellage. Ce n'était pas le seul : le chambellan avait aussi droit à la dépouille et aux habits du roi, lequel devait en avoir neuf par jour; mais on estimait la valeur de ces habits, et le droit se convertissait en argent. Les marchands d'étoffes, d'habits, de chaussures , etc. , étaient sous sa juridiction et lut payaient certaines redevances. Le jour du sacre du roi, le grand chambeliau recevait les bottines que l'abbé de Saint- Denis lui mettait en main pour chausser le prince; et à lui seul appartenait le droit de le revêtir de la dalmatique de drap bleu pardessus le manteau royal.

Les princes avaient aussi leurs chambellans, qui jouissaient vis-à-vis d'eux des mêmes privilèges que les grands chambellans de France.

Le prévôt de Paris prenait le titre de chambellan ordinaire du roi, par la raison qu'à toute heure, il avait accès auprès du souverain.

Pour marque de leur charge les chambellans portaient derrière Vécu de leurs armes deux clefs d'or, passées en sautoir, dont les anneaux étaient terminés par une couronne royale. Une clef d'or pareille fut ensuite attachée au haut des basques de leur habit.

Napoléon, en rétablissant la noblesse, attacha à sa maison impériale un grand chambellan et des chambellans ordinaires. Sous la Restauration, la maison du roi fut remise sur l'ancien pied , et il y eut, comme avant la révolution, un grand chambellan, quatre premiers gentilshommes de la chambre, quatre mat très de la garde-robe et trente-deux gentilshommes ordinaires de la chambre. Tous ces officiers furent supprimés à la révolution de juillet 1830. G.

CHAMBRES CONSULTATIVES ^AGII • culture. (Administration. ) — Cette institution toute récente était réclamée depuis plus de trente ans par l'agriculture, qui désirait avoir, comme l'industrie et le commerce, des organes spéciaux pour signaler ses besoins au gouvernement et lui faire entendre ses réclamations et ses plaintes.

La loi du 20 mars 1851, qui établissait une chambre d'agriculture au chef-lieu de chaque département , avait été rendue pour donner cette satisfaction aux intérêts agricoles ; mais il parait qu'elle présenta dans l'application de grandes difficultés ; aussi, le 25 mars 1852, qn décret, rendu en vertu des

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