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collier d'or auquel était suspendu le lion de Saint-Marc dans une croix d'or à huit pointes pommelées. Les chevaliers de Saint-Marc, créés par le sénat, portaient, aux jours de cérémonie , la stole d'or. 2° Les chevaliers de VÉtole d'Or portaient sur l'épaule une étoile noire bordée d'un galon d'or. L'ordre était conféré à des nobles qui avaient, pour la plupart, servi dans les ambassades auprès des cours étrangères. Quelques auteurs ont pensé que ces deux ordres étaient identiques. Celte opinion n'est pas dénuée de vraisemblance.
Mantoue avait vu naître aussi un ordre de chevalerie, celui de ta Conception, qui n'eut qu'une durée éphémère. Ferdinand, duc de Mantoue, en fut le fondateur en 1619, et le Pape Urbain VIII le confirma en 1624.
Frédéric de Souabe avait institué en 1213 Tordre de VOurs de Saint- Gall, dont les membres faisaient vœu de défendre l'Église contre les infidèles. Cet ordre s'éteignit lorsque la Suisse se constitua en république.
Bade. Le grand-duché de Bade possède trois ordres militaires .
1° Ordre delà Fidélité, institué le 17 juin 1715 par le margrave Charles Guillaume de Bade Dourlack, renouvelé et réformé le 8 mai 1803 et le 17 juin 1840. Il n'a qu'une seule classe et ne se confère qu'aux souverains, aux princes des familles léguantes et aux fonctionnaires les plus étninents. Les sujets badois ne peuvent y prétendre s'ils ne sont déjà chevaliers -grands -croix du Lion de Zahringen. Les chevaliers portent la plaque de Tordre sur le côté gauche, et la décoration suspendue à un large ruban orange à liseré blanc passé en écharpe de droite à gauclie.
2° Ordre du mérite militaire de Charles Frédéric, institué le 4 avril 1807. Trois classes : les grands-croix ( ruban en écharpe de gauche à droite et plaque au côté gauche); les commandeurs ( décoration en sautoir et plaque au coté gauche ) ; et les chevaliers ( décoration à la boutonnière ) La devise est Fur Badens Ehre ( pour l'honneur de Bade ) ; le ruban est rouge liseré jaune d'or.
3° Ordre du Lion de Zahringen, institué par le grand-duc Charles, le 26 décembre 1812. On y compte quatre classes. Les grands-croix ( ruban en écharpe de droite à gauche, plaque au côté gauche ) , les commandeurs de prt' «itère classe ( décoration eu sautoir, plaque au côté gauche ); les commandeurs de deuxième classe ( décoration en sautoir, sans plaque), les chevaliers (décoration à la boutonnière ). Le bijou de Tordre est une croix à quatre branches anglée d'agrafes d'or : * u centre un écusson dont la face présente l e» 1 ' gie d'un lion , et le revers celle du château de Zahringen. Le ruban est vert liseré orange.
La devise est : Ft'ir Ehrc und Wahrhcit, ( pour l'honneur et la vénté ).
B4VIKKE. Le royaume de Bavière ne possède pas moins de six ordres de chevalerie :
1° Ordre de Saint- Georges, dont l'origine confuse remonte à l'époque où les ducs de llavière combattaient en Palestine avec les croises. Les statuts de cet ordre ancien ont été complètement réformés par le roi Louis, le 25 février 1827. Il est divisé en deux langues, allemande et étrangère ; chacune de ces langues comprend trois clas&es : Les grands commandeurs, les commandeurs et les chevaliers, qui tous portent également la plaque de l'ordre au côté gauche. Les grands commandeurs portent, en outre , le bijou de l'ordre suspendu h un large ruban bleu de ciel avec liseré blanc; les commandeurs le portent en sautoir, et les chevaliers à la boutonnière. Sur la croix se trouve les initiales V. I. B. I ( Virgini immacutatas Ilavaria immacula ta ) et I. V. P. F ( Juslus ut palma florcbit ). L'efiigie de saint Georges à cheval est suspendue ù la croix. L'ordre est placé' sous l'invocation de l'immaculée conception , et les chevaliers prêtent serment de soutenir et de défendre cette sainte croyance. On voit que l'ordre a beaucoup d'analogie avec ceux de Charles III d'Espagne , et de la Conception de Notre-Dame de Villaviçosa de Portugal.
2° Ordrede Saint-Hubert, institué en 1444 par Gérard V, duc de Julicrs et de Berg, en souvenir d'une victoire remportée le jour de saint Hubert sur le duc de Gueldres. Les statuts eu furent réformés en 1718 et eu 1800. Il n'a qu'une classe, qui porte la plaque à gauche et le ruban de l'ordre passé en écharpe de gauche à droite. Le bijou est une croix d'or à huit rayons émaillée de bleu ; le ruban est rouge ponceau avec une étroite bordure de couleur verte. La devise est: Inmemoriam recuperatx dignitalis avitx ( en souvenir du rétablissement de la dignité de mes ancêtres ). L'écusson central du bijou et de la plaque représente la conversion de saint Hubert. On y lit les mots in Trou vast ( ferme dans la foi ). Les chevaliers portent un grand collier aux jours de cérémonie.
3° Ordre du mérite de Saint-Michel, institué par le prince électoral de Cologne Joseph Clément, duc de Bavière, le 29 septembre 1693; réformé par le roi Louis le 16 février 1837. Trois classes : 24 grandscroix (plaque et large ruban de droite à gauche) ; 40 commandeur s, et 300 chevaliers. Les étrangers ne sont pas admis dans ce nombre. La devise est : Quis ut Deus. Virtuti. Le ruban est gros bleu. Le bijou est une croix d'or à quatre branches émaillée grog bleu, bordée d'or et anglée de flammes
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d'or. L'effigie de saint Michel figure dwis la croix des deux premières classes seulement.
Les lettres P. F. P. F. placées sur les quatre branches signifient Pietas, Fidelitas, Perscverantia, Fordtudo.
4° Ordre militaire de Maximilien-Joseph, fondé par le prince dont il porte le nom, le 1 er janvier 1806. Cet ordre a trois classes -. grands-croix , commandeurs, et chevaliers, qui portent les insignes comme dans les grades correspondants des antres ordres : Plaque pour les grands-croix et ruban en écharpe de droite à gauche. Les membres de l'ordre acquièrent la noblesse personnelle et le droit à une pension. La devise est : Virtuti pro patria. Le ruban est noir dans le milieu, avec deux liserés à chaque bord, un blanc et un bleu clair.
5° Ordre du mérite civil de la couronne de Bavière, fondé par Maxlmilien- Joseph I er . Ses statuts portent la dafe du 19 mai 1808 et ont été révisés le 8 octobre 1817 ; il n'a qu'une classe : large ruban de soie bleu moiré liseré de blanc, porté en écharpe de droite à gauche. Devise : Virtus et Honos.
6° Ordre royal de Louis , Institué par le roi Louis, le 25 août 1827, pour récompenser ceux de ses serviteurs et des fonctionnaires publics qui comptaient de longs services. Il a deux classes : la première porte la croix de l'ordre suspendue à la boutonnière par un ruban rouge cramoisi orlé bleu de ciel; la seconde porte de la même manière une médaille d'honneur en place de la croix.
Belgique. Ordre de Léopold, institué par le roi Léopold P r , le If juillet 1832, pour récompenser les services civils et militaires. Il compte cinq classes comme la Légion d honneur : les grands-cordons, les grandsofficiers, les commandeurs, les officiers, les chevaliers; chaque classe porte ses insignes comme le font les classes correspondantes de la Légion d'honneur, avec celte différence que les grands-officiers, au lieu de porter une plaque sur le côté droit, en portent une plus simple que celle des grands-cordons, sur le côté gauche. Le bijou de l'ordre est une croix à huit pointes au centre de laquelle figurent les armes et la devise du royaume et le chiffre du roi. Les décorations destinées aux militaires se distinguent par deux épées supportant la couronne royale. Le ruban est ponceau moiré. Au-dessous du grade d'officier, les militaires, membres de l'ordre, reçoivent une pension annuelle de 100 francs.
Bhésil. L'empire du Brésil compte six ordres de chevalerie, dont les trois premiers ont été empruntés au Portugal; en proclamant son indépendance, le Brésil a créé à son profit une seconde grande maîtrise des ordres
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û'Avis , de Saint-Jacques de VEpée et du Christ, en se bornant a mettre au ruban de ces ordres un signe distinctif.
1° Ordre brésilien d'Avis. Deux liserés incarnat ont été ajoutés au ruban vert de cet ordre (Voyez Ordre d'Avis au paragraphe Portugal ).
2° Ordre brésilien de Saint-Jacques de VÊpée. Le ruban violet de l'ordre a reçu deux liserés bleu de ciel (voyez Ordre de Saint-Jacques de l'Épée au paragraphe Portugal. )
3° Ordre brésilien du Christ. Le ruban rouge du Christ a reçu deux liserés bleu de ciel (voyez Ordre du Christ au paragraphe Portucal).
4° Cruzeiro, ou la Croix du sud, ordre créé le 1 er décembre 1822. On y compte quatre classes : les grands-croix, au nombre de douze , 8 effectifs , et 4 honoraires ; ils portent le bijou de Tordre suspendu à un' grand cordon passé en écharpe de droite à gauche , et une plaque au côté gauche ; les dignitaires au nombre de 45, dont 30 effectifs et 15 honoraires : décoration en sautoir; les officiers au nombre de 320, dont 200 effectifs et 120 honoraires : décoration à la boutonnière ; les chevaliers en nombre illimité : décoration suspendue à la boutonnière par un ruban plus étroit que celui des officiers. Le bijou est une croix à cinq rayons et dix pointes, posée sur une couronne de feuilles de caféier et de feuilles de tabac, et surmontée de la couronne impériale; sur l'éensson du centre on voit la constellation de la croix du sud. Le ruban est bleu céleste ; la devise est : Bene merentium prxmium.
5° Ordre de Pierre /•% créé le 16 avril 1826, pour célébrer la reconnaissance de l'indépendance du Brésil. Le bijou de l'ordre est une étoile à cinq rayons; au centre les initiales P. 1 er et la légende : Fundador do imperio do Brasil; au revers un phénix. Le ruban est vert à liserés blancs. L'ordre compte trois classes : 12 grands-croix , 50 commandeurs et 100 chevaliers.
C° Ordre de la Rose, institué par l'empereur Pierre 1 er (Dont Pedro), h l'occasion de son mariage avec la princesse A mél ic de Leuchtenberg. Il est composé de six classes : 16 grands-croix, 16 grands-dignitaires, 32 dignitaires , et un nombre illimité de commandeurs, officiers et chevaliers. Les grands-croix portent un large ruban en écharpe de di oite à gauche, et une plaque surmontée de la couronne impériale ; les grands dignitaires portent la décoration en sautoir et une plaque semblable à celle des grands-croix ; les dignitaires portent également la décoration en sautoir et une plaque, mais celle-ci dépourvue
de couronne impériale; les commandeurs portent la décoration suspendue à la boutonnière, et une plaque sans couronne ; les officiers portent les mêmes insignes que les commandeurs, mais le ruban de l'ordre est plus étroit; enfin les chevaliers diffèrent des commandeurs par l'absence de la plaque.
Le bijou de l'ordre est une étoile à six rayons reposant sur une couronne de roses; la légende est : Amor e Fidelidade. Le ruban est rose avec bordures blanches.
Brunswick. Ordre d'Henri le Lion , institué le 25 avril 1734. Sa devise est Immola Mes. Il a quatre classes : les grandscroix, les commandeurs de Ire classe, les commandeurs de 2me classe et les chevaliers. Les commandeurs de première classe se distinguent par une plaque que ne portent pas ceux de la deuxième classe. Le bijou est une croix à 8 pointes pommetées, portant au centre les armes de Brunswick. La couronne ducale est supportée par un lion passant. Le ruban est rouge foncé liseré jaune.
Danemark. 1° Ordre de Danebrog , institué, selon la tradition, en 1219 par Waldemar II, à l'occasion d'une mémorable bataille gagnée sur les Livoniens. Le vainqueur fit consacrer l'étendard qui avait conduit ses soldats à la victoire : cet étendard fut appelé Danebrog ou Dane-borg c'est-à-dire forteresse des Danois. Après plusieurs siècles d'oubli , Christiern V ressuscita l'ordre de Danebrog en 1671. De nouvelles réformes eurent lieu en 1808 et 1812. Cet ordre a pour objet de récompenser les services civils et militaires. Le bijou est une croix d'or paltée, émaillée d'argent à la bordure de gueules. Le collier se compose des lettres entrelacées W ( Waldemar) et C V (ChristiernV ). Le ruban est blanc orlé de rouge. La devise est : Gud og Kongen ( Dieu et le roi). L'ordre comprend quatre classes, savoir : l'« classe, les grands commandeurs : croix ornée de brillants portée en sautoir, plaque au côté gauche; 2me classe, grands-croix:
ruban en écharpe de droite à gauche, croix d'or et plaque ; 3me classe , commandeurs :
croix d'or en sautoir; 4n>e classe, chevaliers : croix d'or à la boutonnière. Il y a, outre, une sorte de 5me classe, les Dannebrogsmann, qui portent la petite croix en argent.
2° Ordre de l'Éléphant. Cet ordre est, dit-on, l'un des plus anciens de l'Europe, et il en est encore aujourd'hui l'un des moins prodigués; mais sou origine est enveloppée de traditions obscures, de fables même, dooll* récit ne saurait trouver sa place ici. Quoi qu'il en soit de cette ancienneté, les statuts actuels ne datent que du 1 er décembre 1693- L'ordre n'a qu'une classe ; il ne se conlèrc
qu'aux souverains, aux princes, aux ministres, aux fonctionnaires les plus éraineuts.
Pour y être admis, les sujets Danois doivent professer la religion luthérienne, être âgés de 30 ans au moins, et avoir élé admis déjà dans Tordre de Danebrog. Chaque chevalier de Tordre. Danois ou étranger, a sa place particulière dans la chapelle de Tordre au château de Friedrichsburg ; au-dessus'.de cette place se trouvent Técusson de sel armes et sa devise.
La devise de Tordre est : Magni animi pre- (ium. Le bijou est un éléphant émaillé de blanc, portant une housse bleue frangée d'or, et chargé d'une tour maçonnée. La plaque est une croix blanche à pointes rayonnantes.
Le grand cordon, qui se porte en écharpe de droite à gauche, est bleu clair. Les chevaliers portent, en outre, dans les jours de cérémonie un grand collier et uu costume particulier.
Le Danemark avait encore au siècle dernier Tordre de T Union parfaite ou de la Fidélité ; cetordre est aujourd'hui éleiut.
Deux-Siciles. Naples et la Sicile ont conservé le souvenir de plusieurs ordres de chevalerie qui ont eu leur temps d'éclat et de gloire: Tordre militaire de T Éperon (qu'il ne faut pas confondre avec l'Éperon d'or de Rome) avait été institué en 1266 par Charles d'Anjou. Louis d'Anjou, époux de Jeanne T°, reine de Naples et comtesse de Provence, avait fondé en 1352 Tordre du Saint-Esprit, dont les statuts, s'il faut en croire les chroniqueurs , auraient fourni à Henri III l'idée première de Tordre illustre qui a porté en France ce même nom. C'est encore au même prince que le royaume de Naples dut l'institution de Tordre du Nœud; mais il n'est pas certain que cet ordre et celui du Saint- Esprit ne soient pas identiques. En 1581, Charles III de Naples institua Tordre delà Nef pour encourager les entreprises maritimes. Un ordre de T Hermine avait été fondé à Naples en 1483 par Ferdinand d'Aragon, sous la règle de saint Basile ; la devise de cet ordre était très-remarquable : Malo mort quam fœdari (j'aime mieux mourir que de me salir). Il y avait encore les ordres de VÉloile de Sicile, du Griffon etc. Enfin au commencement du siècle actuel (le 24 février 1808) le roi Joseph Napoléon avait fondé un ordre des Deux-Siciles, qui se trouve aujourd'hui remplacé par Tordre de Saint-George de laUéunion.
Le royaume des Deux-Siciles possède cinq ordres de chevalerie :
1° Ordre de Saint Janvier, institué le 6 juillet 1738) par Don Carlos, depuis roi d'Espagne sous le nom de Charles 111. Cet ordre n'a qu'une seule classe, et ses insignes se portent comme celles des grands-croix, ruban
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en écharpe de droite à gauche et plaque au coté gauche. Le ruban est ponceau. La devise, inscrite dans le bijou de Tordre autour des burettes à moitié pleines du sang de saint Janvier, est : In sanguine fœdus. Les chevaliers de Saint-Janvier ont un costume de cérémonie.
2° Ordre de Saint- Ferdinand et du Mérite, fondé par Ferdinand IV, Je 1 er août 1800. 11 compte trois classes : Les grands-croia: , les commandeurs et les chevaliers. Le ruban est bleu liseré de rouge. La devise est : Fidei et merito.
3« Ordre Constantinien, aussi appelé Cons> tantinien des Deux-Siciles, pour le distinguer d'un ordre du même nom, dont la grande maîtrise appartient au duc de Parme. On attribue la fondation de cet ordre au duc François Farnèse, reconnu grand maître par l'empereur Léopold le 5 août 1699 , et par le pape Inno- -cent XII le 24 octobre suivant. En 1734, le duc de Parme Don Carlos étant devenu roi de Naples incorpora cet ordre à ceux du royaume; mais en 1816, l'Impératrice Marie- Louise, duchesse de Parme, le rétablit pour ses États : depuis ce moment Tordre appartient concurremment au Royaume des Deux- Siciles et au Duché de Parme. Il comprend cinq classes : les chevaliers grands-croix, les chevaliers de justice, les chevaliers du mérite, les frères-servants et les écuyers. Le bijou de Tordre est une croix rouge orlée d'or avec les extrémités fleurdelisées; sur chaque extrémité est une initiale I. H. S. V; c'est la devise de Constantin : In hoc signo vinces. La croix est entrecoupée par les lettres grecques X P (Xpurco; ). A celte décoration est suspendu un Saint-George à cheval.
Le ruban est rouge. Dans les anciennes chroniques l'ordre est appelé tour à tour : Ordre des chevaliers de Constantin , des chevaliers dorés, des chevaliers angéliques , des chevaliers de Saint-George.
4° Ordre militaire de Saint- George de la' Réunion, institué par Ferdinand IV le 1 er janvier, 1819 pour remplacer Tordre aboli des Deux-Siciles, que le roi Joseph Napoléon avait créé en 1808. Cetordre compte quatre classes : les grands-croix portent le grand cordon de droite à gauche et la plaque; les commandeurs portent la décoration en sautoir, sans plaque; les chevaliers de droit portent la décoration à la boutonnière, mais pour eux le bijou de l'ordre, orné d'une couronne de laurier d'or comme pour les deux grades supérieurs , ne porte pas l'effigie de saint George ; enfin la décoration des chevaliers de grâce ne porte ni la couronne de laurier, ni le Saint-George. Le ruban est rouge ponceau. La devise de Tordre est :
VirtuU — In hoc signo vinces. On voit que
cet ordre a beancoup de ressemblance avec le précédent.
5° Ordre de François /*% institué le 28 septembre 1829 par François I er , pour récompenser le mérite civil et les services rendus dans les arts, les sciences, l'agriculture, les manufactures et le commerce.
Jl compte trois classes : les grands-croix, les commandeurs et les chevaliers. La croix est & huit pointes , anglée de quatre (leurs de lys. Le ruban est rouge à liserés bleus.
Espagne. L'histoire des divers États qui forment aujourd'hui le royaume d'Espagne offre le spectacle imposant, et plein d'intérêt d'une lutte perpétuelle entre la chrétienté et l'islamisme, et nul théâtre ne fut plus fécond en scènes héroïques et chevaleresques. Le tableau exact et complet de tons les ordrejs de chevalerie créés, à l'occasion de cette lotte, par les rois d'Aragon, de Castille, et de Léon dépasserait de beaucoup les limites que nous devons nous poser. Qui pourrait, d'ailleurs, dire avec exactitude quelles furent toutes les institutions de ce genre dans les royaumes d'Espagne? L'incertitude des traditions et le défaut de documents suffisamment exacts nous obligent à passer sous silence un assez grand nombre d'ordres, dont nous trouvons les traces et les nom» dans les histoires locales de la Péninsule : tels sont ceux du Truxillo, de la Palmera, de V Hermine d'Aragon , de Tarracone, de Y. D. du Rosaire, de la Raison, de Saint-Jérôme, de la Croix de Bourgogne, de A. D. du Lys , de Navarre , de Saint-George (TAI/ama, de N. D. delà Merci, du Miroir, du Pigeon etc.
Les ordres avoués en Espagne, et par conséquent plus connus et plus illustres, sont au nombre de quinze, en commençant par celui de Calatrava (1158) jusqu'à Tordre d'Isabelle II, fondé de nos jours.
1° Calatrava. L'ordre de Calatrava fondé en U58 a été dans celte Encyclopédie l'objet d'un article spécial auquel nous nous référons (Voyez Calatrava ).
2° Saint-Jacque de l'Épée. Ordre militaire institué en 1 170 par Ferdinand II, roi de Léon et de Caslille, dans le but de réprimer les courses des Maures, qui troublaient la dévotion des pèlerinages de Saint-Jacques de Composlelle. Des chanoines avaient bâti des maisons et des hôpitaux pour recevoir les pèlerins; treize gentilshommes s'obligèrent à garder les chemins : l'union des chanoines et des chevaliers devint le fondement de l'ordre, qui fut confirmé par Alexandre III en 1172, et successivement par diverses bulles des successeurs de ce pontife. L'ordre, à l'époque de son plus grand éclat, possédait 2 villes et 7C bourgs ou; villages. Les
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] treize, chevaliers qui représentaient les fou- I dateurs de l'ordre avaient le droit d'élire le grand maître et même de le déposer ; après eux venaient les trois grands commandeurs de Castille, de Léon, et de Montalvan e;i Aragon. L'ordre possédait encore : 1 collège à Salamanque , 13 bourgs avec juridiction spirituelle , 81 commanderies dont relevaient 200 prieurés, cures et bénéfices simples, conférahles, avec dispense du Pape, à des personnes qui n'élaienl pas de l'ordre. L'ordre déchut à l'époque où les chevaliers, disséminés dans les rovaumes de Castille el de Léon, se virent dans la nécessité de combattre les uns contre les autres pour épouser les querelles de leurs souverains respectifs. Ces querelles acquirent quelque célébrité par la lutte qui s'éleva entre les prieurs d'Uclès et de Saint-Marc de Léon. Quand le Portugal se sépara de l'Espagne pour former un royaume indépendant, il retiut l'ordre de Saint-Jacques de VÉpée , que nous retrouverons en parlant de cet Etat. Pour être admis au nombre deschevaliersde Saint-Jacques de Pépée, il fallait faire preuve de noblesse de quatre races, tant du côté paternel quedu coté maternel. Les chevaliers suivaient la règle de Saint-Augustin et faisaient les vœux ordinaires de religion ; cependant ils pouvaient $e marier, mais avec une permission , el leurs femmes devaient faire les mêmes preuves de noblesse. Les vœux étaient ceux de pauvreté, d'obéissance, de chasteté conjugale et de dévouement à la défense de l'Immaculée Conception. L'habit consiste en un manteau blanc avec un croix rouge en forme d'épée fleurdelisée par le pommeau.
3° Alcantara. L'histoire de cetordreoous révèle l'existence des chevaliers de Saint- Julien du Poirier, institué en 1176 par Gomès Fernand. et approuvé parle pape Alexandre III en 1177, sous la règle de Saint- Benott. La ville d'Alcantara ayant été prise sur les Maures par Alphonse IX, roi de Castille, en 1212, fut remise aux chevaliers de Saint-Julien du Poirier, qui prirent, en 1218, le nom de chevaliers d'Alcantara. Il»
se réunirent alors à l'ordre de Calatrava, ri s'y soumirent. La marque de l'ordre est tw croix verte fleurdelisée. L'ordre fut réuni à la couronne sous le règne tic Ferdinand et Isabelle. Aujourd'hui il constitue, avec Calatrava et JV. D. de Mon lésa, une simple marque de noblesse que l'on obtient en faisant les preuves requises.
4° N. D. de Moniésa, fondé sur les ruines de l'ordre des Templiers , en 131", p?r Jacques II, roi d'Aragon. Plusieurs souverains pontifes confirmèrent cet ordre, qui suivait la règle de Cîteaux et qui s'unit à celui Je Calatrava. (Voyez le paragraphe précédait.'*