‹ Encyclopédie moderneChapitre 29 sur 308 · ALATRI · texte numérisé non relu

ALATRI

dales, furent chassés vers le haut- Danube, franchirent le Rhin, en l'an 407, et se répandirent dans la Gaule. Ils ne firent qu'y passer en la dévastant et se jetèrent sur l'Espagne, poussés par les Wisigoths, maîtres du midi de la Gaule. Ils franchirent, le 28 octobre 409, les défilés des Pyrénées, qui leur furent livrés par le chef des Honoriaques, Gérance; puis ils firent de l'Espagne un désert qu'ils se partagèrent entre eux. La Lusitaniefut le lot des Alains, qui s'y fixèrent un moment sous les ordres de Respendial , leur chef. Mais leur établissement y fut sans durée. Le roi des Wisigoths, Wallia, leur fit une rude guerre et les affaiblit au point que renonçant à leur in* dépendance, les Alains, au bout de dix ans, se fondirent avec les Vandales de la Bétique.

Quoiqu'ils fussent les plus nombreux de ces tribus barbares , ils perdirent bientôt leur nationalité. Confondus sous le nom de Vandales, les Alains firent avec eux la conquête de l'Afrique, quand le comte Boni face leur ouvrit, en 429, cette province romaine. ( Voy. Vanoales.)

Cependant le nom des Alains reparaît encore, à divers intervalles ; un démembrement de cette race mêlé aux Huns envahit la Gaule avec eux ; d'autres Alains établis à Orléans s'étaient engagés à livrer cette ville à Attila, mais Aétius, prévenu à temps, les en retira avant de combattre , et les fit marcher sous ses drapeaux. Amédîb Rbnée.

alatri. ( Géogr. anc.) Dans la vallée du Sacco, sur la grande route de Rome à Naples par Ceprano , à quelques milles de Ferentino, une roule transversale se dirige au nord vers les montagnes des Ilerniques et conduit le voyageur à l'antique cité d'Alalrium, dont les murs, de construction pélasgique, sont formés de ces immenses blocs ou polygones irréguliers qui , dès le temps de Pausanias , étaient regardés comme l'œuvre des Cyclopes. Plusieurs villes du Latium, Palestrine, Cora, Norba, Segni , Veroli , Ferentino , offrent des monuments de cette architecture primitive ; mais aucune, pcul-élre, n'en possède d'aussi imposants qu' Alatri. C'est là , du reste , son seul litre à la célébrité ; car elle a été bien rarement mentionnée par les anciens, et son rôle dans l'histoire de l'Italie moyenne est contenu tout eutier, pour nous , dans quelques phrases de Tite-Live. Vers l'an de Rome 447, d'après cet historien, tous les peuples herniques , à l'exception d'Alatri, de Ferentino et de Verula déclarèrent la guerre au peuple romain ; aussi , après la défaite de leurs compatriotes , ces trois peuples obtinrent-ils de se gouverner par leurs propres lois, ayant préféré l'autonomie au droit de cité que Rome leur offrait (t). Tite-Live ne nous ap-

<!)Uv.lX,e.Met«.

Page 1