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CLAVELÉE

citronnier. {Botanique.) Le citronnier on limonnior (citrus limonium, Lins.), appartient à la famille des auranliacées. C'est un arbre haut d'environ 12 à 15 pieds, dont les branches forment une tête plus ou moins arrondie; les feuilles , articulées au point de leur attache, sont ovales-oblongues, pointues, d'un vert clair, très-glabres et persistantes; les Heurs, blanches en dedans et violettes en dehors , forment de petits corymbes au sommet des rameaux. Les fruits, connus sous le nom de citrons ou de limons, sont en générai de forme ovoïde, et couverts d'une double écorce, l'extérieure raboteuse, jaunâtre, mince , parsemée d'un grand nombre de vésicules pleines d'une huile essentielle très-aromatique; l'intérieure, blanche, épaisse, tendre, charnue, formant la partie la plus considérable du fruit, dont le milieu est partagé en neuf ou dix loges, contenant chacune plusieurs graines placées dans une pulpe formée d'une quantité considérable de vésicules oblongues, pleines d'un suc acide.

Le citronnier est originaire de l'Inde. Virgile, parmi les Latins, en a le premier fait mention ; il le désigne sous le nom de pomme de Médie. Après ce poète, Pline le nomme pomme cFAssyrieou de Médie, et en parle comme d'un arbre entièrement étranger, qu'on n'avait pu encore faire croître hors de la Médie et de la Perse : cependant du temps de Dioscoride, à peu près contemporain de Pline, le citronnier était sans doute acclimaté en Cilicie, dans l'Asie Mineure ; car ce médecin, natif d'Anazarbe , en parle de manière à fatre croire qu'il était naturalisé dans le pays où il vivait. Cultivé en Cilicie, le citronnier dut passer facilement dans les tles de la Grèce , et de celles-ci en Sicile et en Sardaigue , où il s'est acclimaté de manière à y paraître indigène. Par ce que dit l'agronome Palladitis, qui vivait vers le cinquième siècle, on voit que l'introduction du citronnier en Italie devait dater du troisième ou du quatrième siècle de notre ère.

La vie des citronniers est très-longue : à cent ans , ces arbres sont encore dans leur jeunesse. Ceux que l'on cultive en pleine terre sont rarement malades quand ou leur donne les soius convenables. Leurs maladies sont presque toutes causées par les intempéries de l'atmosphère , ou par la multiplication extraordinaire de certains insectes. Une des plus fréquentes est celle qu'on appelle la colle , et dont la cause est une transition subite de la chaleur à un refroidissement sensible de température. Ce refroidissement faisant refluer la matière de la transpiration dans la masse de la séve , celle-ci se trouve

p. 826 ( ou trad. franc. )• — Lucan., IX, 4*6. — Mari., XII, fii XIV, 90. - Seoec,. De Bette/., VII, «.

trop à l'étroit dans ses canaux ; elle les rompt, s'ouvre un passage h travers l'écorce.et forme, en se condensant à l'air, une sorte de gomme de couleur jaune clair. L'arbre périrait si l'on ne taillait les branches au-dessous des endroits attaqués par la gomme.

Le jus du limon sert, comme tout le monde sait, de base à la boisson rafraîchissante appelée limonade, ainsi qu'à la préparation du sirop de limons, et est employé comme assaisonnement. L'huile essentielle qu'on retire de l'écorce de ce fruit entre dans plusieurs préparations pharmaceutiques, et les parfumeurs en font une grande consommation. Les variétés de limons à écorce épaisse servent à faire d'excellentes confitures. La superficie de ces mêmes écorces, finement coupée en rond, confite au sucre, puis glacée, est connue sous le nom de zeste d'Italie.

clavelée ou Claveau. ( Médecine vétérinaire.) Maladie des bêtes a laine, qui porte en outre une infinité de noms, tels que clavilière, clavin, picotte, verette, caraque, gramadure, yamise, peste, liarre, etc., etc.

De toutes les maladies auxquelles sont sujettes les bêtes ovines, la clavelée est la plus meurtrière. Elle décime quelquefois la moitié d'une bergerie. Sescausessont inconnues. Elle s'attaque à tous les troupeaux paissant dans toutes sortes de terrains, nourris, dirigés, conduits des manières les plus diverses. Elle ne distingue ni l'âge ni le tempérament des sujets; béliers, moutons, brebis, agneaux, forts ou faibles, tous eu sont atteints. Mais les bêles jeunes et vigoureuses résistent mieux à la maladie. Si elle se complique avec la pourriture et la maladie du sang, elle en aggrave les dangers et elle a presque toujours, dans ces cas, une lin funeste.

La clavelée est aussi contagieuse parmi les animaux que la petite vérole l'est chez l'homme. Pour la gagner, il suffit qu'un troupeau passe dans un champ où a passé un autre troupeau qui en était infecté.

Lorsqu'elle se montre dans un troupeau, elle n'en attaque d'abord qu'une partie; au bout de quelques semaines elle en atteint la presque totalité ; enfin dans une troisième invasion qui survient de vingt à vingt-cinq jours après celle-ci, elle attaque le reste du troupeau , ce qui fait un total de trois mois pour que tout le troupeau soil malade.

La clavelée a pour symptôme le développement de pustules sur la têie, près des yeux, du uez, à la face interne des membres antérieurs ou des cuisses, sur les mamelles et quelquefois sur toute l'enveloppe téguraeqtaire.

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