CLAVELÉE
fluences atmosphériques. Si les animaux , au moment où on les inocule, portent déjà en eux le germe de la clavelée, on ne doit attendre aucun résultat favorable de l'opération , qui cependant n'aggrave pas la maladie.
Il suit de cette circonstance que la clavelisation ou l'inoculation n'est point un moyen de guérir la clavelée, puisqu'on doit la mettre en usage avant le développement de cette maladie ; mais elle est avantageuse, l°en ce que, dans toutes les circonstances, la clavelée qu'elle développe est peu dangereuse ; 2° en ce qu'on est toujours maître de choisir le temps et d'inoculer dans celle des saisons de l'année où la température est le plus favorable à la marche de la maladie et où les animaux peuvent être nourris aux champs; 3° en ce que, tout le troupeau étant affecléà la fols , on est entièrement débarrassé de la maladie au bout de cinq ou six semaiues ; 4° enfin , eu ce que le troupeau , étant ensuite à l'abri de la contagion , peut-être conduit au loin et traverser sans danger les cantons où règne cette maladie.
Voici comment on procède à la clavelisation. On charge une lancette de virus, et, ayant fait choix d'un endroit où la peau est dépourvue de laine, on l'enfonce sous l'épiderme sans provoquer l'écoulement du sang, qui pourrait entraîner le liquide préservateur. On doit pour cette opération préférer les oreilles aux autres parties de l'animal t l'inoculation étant là plus facile et plus prompte à exécuter qu'ailleurs. Une ou deux piqûres, lorsque le virus est parvenu à son degré de limpidité, su f lisent pour produire un claveau bénin, piesque toujours exempt de danger.
Cinq jours après la clavelisation, il se manifeste un mouvement fébrile, qui croit jusqu'au neuvième jour, et décline ensuite; enfin, à partir du dixième ou onzième jour, la sécrétion séreuse s'établit dans les pustules, qui passent régulièrement par toutes leurs périodes ordinaires, jusqu'à la guérison, qui a lieu le vingtième jour.
Cette maladie étant tantôt bénigne, tantôt maligne, il est nécessaire d'inoculer les bêtes saines avec du pus qui se trouve dans le premier cas plutôt que dans le second.
La petite vérole de l'homme ne donne point au mouton la clavelée, ni naturellement, c'est'à'd ire par simple attouchement, ni par inoculation ; on l'a éprouvé a l'École de Médecine de Paris, malgré les rapports si grands que ces deux maladies ont entre elles.
Rkicb.
clitumne. ( Géographie). (Clilumnus, aujourd'hui Clilunno.) Petite rivière de l'Ombrie, célèbre par la limpidité de ses eaux et par la beauté du bêlait qui paissait sur ses rives. Sa source, dont une description exacte et bien connue nous a été laissée