S CLUSIUM
places elles sont déjà tombées; k- bleu el le blanc sont les couleurs qui ont le mieux supporté l'action des agents atmospbériqties.
A trois milles environ au nord«nord-est de Chiusi se trouve une bauteu rappelée Poggia Gagella, qui a toutes les apparences d'une colline naturelle et est couverte d'une végétation luxuriante. Des fouilles récentes ont prouvé que cette butte conique est un vaste sépulcre, on plutôt une nécropole tout entière, une cité de la mort, destinée à une grande Ta* mille, dont tous les membres y reposent depuis trois mille ans. Ce tumulus offre un grand nombre de chambres sépulcrales réunies par des galeries, qui se croisent en tous sens et semblent présenter quelques rapports avec la description que Pline nous a transmise du tombeau de Porsenna; on croirait avoir retrouvé le gigantesque monument dont parie Varron, si certaines circonstances ne rendaient cette conjecture impossible. Pline a établi une distinction entre Clusium Velus et Clusium Novum (-1). Un village nommé Chiusi, placé au pied des Apennins, au nord d'Arezzo, et qu'on suppose représenter le nouveau Clusium, semble confirmer cette distinction. N. des V.
cm ide. {Géographie et Histoire.) Cnide, Kvtfioç, to5Xi; 4XX>|v(ç (Scylax), par altération Gnide , était une des villes principales de la Carie, dans la Doride, à l'entrée du golfe Céramique, près du promontoire Triopium. Strabon (XIV, 9) en décrit très-bien la situation : « Devant Cnide , dit-il , est une tle d'environ sept stades (un kilomètre) de circuit, élevée en amphithéâtre et jointe à la terre ferme par un môle qui lait de Cnide une double ville et lui donne deux ports. »
L'Ile qui abritait ces deux ports était, en effet, habitée; mais, suivant Pausanias, ce que la ville avait de plus remarquable se trouvait dans les quartiers bâtis sur le continent (V, 23). La mythologie constate l'ancienneté de Cnide en lui assignant pour tondateur Triopos, un fds de Neptune. « Triopos est le fondateur de Cnide , dit encore Pausanias. Sa statue équestre se voit dans le temple de Delphes, offrande des Cnidiens (X, lt ). » Leur ville, de son nom, s'appela d'abord Triopia et le cap qui la protégeai t Triopium. Suivant Hérodote ( l, 174), Cnide était nne colonie de Lacédémone. A son tour elle devint métropole, et put envoyer au loin l'excédant de sa population, notamment à Lipara et dans la Sicile. Nous voyons par un curieux passage du môme historien que des traités unissaient les Cnidiens et les Tarentius, et qu'ils reçurent de Darius la mission d'établir à Tarente un souverain qui en avait été
* 0) Min., J/.iV., III, •.