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COHORTE

rement de six mille hommes, et que, par conséquent, la cohorte comprenait six ceuts soldats. Mais celte force varia aux différentes époques; sous les empereurs, la première cohorte se composait de 1 105 fantassins et de 132 cavaliers, les neuf autres de 555 fantassins et de 66 cavaliers. La première était ce qu'on appelait une cohors milliaria ; chacune des neuf autres une cohors quingenaria.

Les troupes auxiliaires, levées parmi les habitants des provinces qui n'avaient pas encore reçu le droit de cité , étaient également distribuées en cohortes de mille ou de cinq cents hommes, composées de fantassins et de cavaliers, ou de fantassins seulement , et appelées, en conséquence, equitatx ou peditatx. Ces cohortes , dont le nombre était fort considérable , étaient commandées par des préfets, pratfecti, dont le grade était un peu inférieur à celui des tribuns des légions.

Auguste ayant exempté les habitants de l'Italie de l'obligation du service militaire, et les légions ne se composant que de citoyens appelés sous les drapeaux en vertu de celte obligation, les Italiens qui voulaient suivre la carrière des armes ne pouvaient servir que dans des cohortes que l'on appelait, en conséquence, cohortes voluntarix civium romanorum. On connaît trente-deux de ces cohortes de citoyens romains.

On appelait , dans les légions , cohorte prétorienne celle qui était spécialement destinée à la garde du prxtorium , c'est-à-dire de la tente du général qui commandait l'armée, parce que dans les premiers temps on appelait préteur tout général commandant en chef. Ce fut Scipion qui forma cette troupe d'élite, et lui assigna ses fonctions.

Lorsque Auguste fut parvenu à l'empire, il laissa ce nom, consacré par l'usage, à la garde dont il s'entoura. Ces gardes du corps de l'empereur étaient choisis parmi les plus braves vétérans de l'armée , et Auguste n'eul pas de peine à les recruter parmi les anciens soldats de César. La garde en qui reposait le salut, si souvent menacé, des empereurs devait avoir une grande importance. Auguste l'avait formée de neuf cohortes de mille Siouimes chacune. Le nombre de ces cohortes fut porté à seize par Vitellius,et réduit à dix par Vespasien.

Le chef des cohortes prétoriennes s'appelait préfet du prétoire» et ce commandement était un des plus hauts postes de l'empire. Les soldats prétoriens touchaient une paye double de celle qui étaient accordée aux soldats de l'armée, et ils jouissaient en outre d'importants privilèges. Déjà Tibère, sentant la nécessité de s'assurer à tout prix leur dévouement, s'était montré à leur égard d'une générosité prodigue ; il avait fait établir pour.eux, près

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