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ALÉSIA

mari. Le père des dieux prédit les plus belles destinées au fils qui devait nattre de cette union furtive. « Qu'il règne, dit-il, sur tous les peuples voisins , celui qui va sortir du 6ein de la fille de cette race héroïque issue de mon sang (1). » Mais la jalouse Jnnon détourna l'effet de cette prédiction , en reculant de sept jours la naissance d'Hercule, et en avançant d'autant celle d'Eurysthée, fils de Nicippe, qui était aussi de la race de Jupiter, ce qui donna à ce même Eurysthée la prééminence promise au fils d' Alcmène. Alcmène enfanta deux jumeaux, Hercule et Iphiclès. Après la mort d'Amphitryon , elle épousa Rhadamante , (ils de Jupiter. Elle survécut à Hercule, et Sénèque la fait assister a la mort du héros, dont elle rassembla les cendres, qu'elle portait avec elle renfermées dans uue urne (2). Plus tard elle vit les Héraclide8se venger d'Eurysthée, dont Hylluslui apporta la tète, et enfin elle mourut à Thèbes, dans un âge très-avancé. Comme les Héraclides allaient l'ensevelir, Mercure, envoyé par Jupiter, mit une pierre dans le cercueil , et emmena Alcmène dans les lies Fortunées. Cette pierre fut placée par les fils d'Hercule dans un temple qu'ils élevèrent à Alcmène au milieu d'un bois sacré voisin de Thèbes.

Tel est le récit de Phérécyde (3). Mais Pausanias dit qu'elle mourut en allant d'Argos à Thèbes, et qu'elle fut enterrée à Mégare, où il a vu son tombeau. D'après PI u la r que (4), ce tombeau se trouvait à Haliarte,en Béotie.

Elle y était adorée, ainsi qu'à Thèbes, et aussi à Athènes, où un autel lui était consacré dans le Cynosarge. Elle était représentée sur le coffre de Cypsèle (5J, recevant une coupe et un collier de Jupiter sous la figure d'Amphitryon. Le bas- relief publié par Wiuckelman sous le n° 145,. dans ses Monuments inédits, semble représenter Alcmène à laquelle Hyllus apporte la tète d'Eurysthée.

alésia. ( Géographie. ) Aujourd'hui Alise en Auxois, celte cité, l'une des plus anciennes de la Gaule, était le chef-lieu du pays des Mandubiens (Manduber, Mandubié) , peuples qui faisaient partie de la ligue des Éduens.

Elle était apparemment d'origine phénicienne, car les traditions grecques et gauloises lui donnent pour fondateur l'Hercule lyrien. Quand les Éduens, amis de Rome, furent entraînés, à la voix de Yercingélorix, dans le soulèvement général des Gaules , César entreprit le siège d'Alésia (Sixième campagne, Tan 52 av. J.-C). Yercingélorix accourut avec dix

(1) Rom., II., XIX, 109.

(2) Sëuèquele tragique, Hercules OEtmu, actv. (9) Dans Anton., lLb. ss.

(4) De Gen. SocraU

(5) Hcs.. Scut. Hère. - ApoU. . II, 4,5.6, 8, H ; WH. 1 Diod. Sic., IV, 58. - Paus., éd. Clavier, L III , p. 18t; V. 69,60, 91; I, «4,887. - Ovld., JM., K, 881,

- Hys-, 89.

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