‹ Encyclopédie moderneChapitre 48 sur 308 · ION · texte numérisé non relu

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était aussi adorée sous le nom d*Amon- Rha ou Ammon- Soleil , c'est-à-dire sous la plus éclatante manifestation de la divinité, et aussi comme Dieu générateur sous le surnom à'Arsaph.

Le nom d'Ammon s'écrit en hiéroglyphes par trois signes : la feuille de roseau , V échiquier et la ligne ondulée , qui valent phonétiquement AMN, ou symboliquement par la figure d'uu obélisque qui probablement avait la même prononciation. Les anciens ont cherché la signification du nom d'Ammon. Selon Manélhon, cité par Plutarque (1), il exprimait une chose cachée. Hécalée d'Abdère assurait que les Égyptiens se servaient de ce mot pour appeler quelqu'un , et que ce n'était qu'une simple invocatiou au Dieu dont ils ignoraient le nom. Ce mol se retrouve dans la langue copte avec les idées de gloire et d'exaltation. Selon Pausanias et Kiistalhc, Ammon était le nom d'un pasteur qui fonda l'oracle dans l'oa» sis qui prit de lui cette dénomination. Servius, sur VÉnéide y prétend expliquer à l'aide d'un récit mythologique le nom d'Ammon et la tête de bélier qui caractérisait son image. Bao chus , dit-il , ou Hercule, se rendant à la tête d'une armée dans l'Inde, fut tourmenté par la soif dans les déserts de la Libye , et invoqua son père Jupiter. Celui-ci lui envoya un bélier, qui lui fit trouver une source, près de laquelle fut élevé le temple de Jupiter sous forme de bélier, et surnommé Hammon, à cause du sable dtato toû *Au.uau,ou parce que les Libyens nommaient le bélier isammon. Il faudrait admettre que le sable portait dans la langue libyque le même nom qu'en grec et que le culte d'Ammon fut importé de l'oasis à Tlièbes, ce qui est également invraisemblable. Selon Hérodote (2), au contraire, le sanctuaire célèbre de l'oasis libyque, située à dix journées environ de Tlièbes, serait une colonie des Égyptiens et des Éthiopiens , comme l'indiquait l'idiome des Ammoniens, qui liraient leur nom de la divinité dont ils avaient emporté le culte de Thèbes. Hérodote rapporte encore une tradition des prêtres égyptiens, d'après laquelle l'oracle d'Ammon et celui de Jupiter à Dodone auraient été fondés par deux sœurs, prêtresses d'Ammon, que des Phéniciens avaient enlevées de Thèbes, et dont ils avaient transporté l'une en Libye, l'autre en Grèce (3). Hérodote émet bien quelques doutes sur ce récit , mais il recon* naît que la manière dont se rendaient les oracles de Jupiter à Dodone offrait beaucoup d'analogie avec ce qui se pratiquait daus les temples égyptiens.

Le culte d'Ammon était commun à la Thé»

(1) De hide et Oiiride.

(1)1.. IV, i»; 11,41.

(S) Hérod., Il, M.

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