SUPPL. F.NGYCL. MOD. — TOM. I
eus d'Argos, dans le temple d'Olympie (1). Son image se voyait encore sur les bas-reliefs qui ornaient le temple de Minerve Chalciœcos à Sparte (2), l'autel d'Apollon à Amyclée (3), et le piédestal de Jupiter Olympien (4). Il n'est parvenu jusqu'à nous qu'uu très-petit nombre de statues d'Amphitrite , parmi lesquelles il faut mettre au premier rang une statue colossale qui se voit à la villa Albaui. Les bas-reliefs qui la représentent sont moins rares. On la trouve au nombre des divinités marines sur plusieurs sarcophages. La frise du temple de la Victoire Aptée à Athènes nous offre aussi au nombre des divinités qui accueillent Pallas dans l'Olympe une figure d'Amphitrite, d'après l'opinion de M. Gerhard. Enfin des médailles (:>), des pierres gravées (6), des vases peints (7), nous ont conservé la forme et les attributs donnés par l'antiquité à celte déesse de la mer.
N.des V.
AMPHITRYON. (Mythologie.) Fils d'Alcée, roi de Tirynthe, et d'Hipponomé, (ilie de Mcncecée (8), ou de Laonomé, fille de Gyneus et sœur d'Anaxo (9) ; petit-fils de Persée. Électryon, frère d'Alcée, régnait à Mycènes, lorsque les fils de Plérélaiis, à la tête des Taphiens ou Téléboens, envahirent son royaume, et s'emparèreut de ses troupeaux. Les fils d'Électryon essayèrent en vain de s'opposer à leurs ravages ; ils ne purent que leur faire payer cher la victoire. Vainqueurs et vaincus tombèrent en grand nombre sur le champ de bataille : il ne restait après le combat qu'uu seul des fils d'Électryon, Licymnius, mais aussi qu'un seul des fils de Ptérélaùs, Évérès. Électryon , voulant donner un vengeur à ses fils, ûança sa fille Alcmène à Amphitryon, qui en effet marcha contre les Taphieus, et leur reprit les troupeaux ravis par eux. Mais une discussion s'étant élevée entre Électryon et son gendre pour le partage du butin , ce dernier tua son beau-père. Sthénélus, frère de la victime, chassa le meurtrier (10), qui se réfugia à Thèbes avec Licymnius et Alcmène ; car celle-ci avait consenti à pardonner à son fiancé la mort de sou père, à la condition que celle de ses frères serait vengée. Amphitryon demanda, dans ce dessein, des secours à Créon, son oncle maternel, et celui-ci promit de les lui accorder, s'il parvenait à délivrer la Béotie
(\) Paus., t. III, p.
(1) ld., t. II, p. 180.
(3) ld., t. Il, p. 156.
(4) ld., t. III, p. 7».
(») Hlst, MylhoL.Bilderb., t.ll,l«4.-MorelL, Thesaur.y p. 145.
(6) Camées du cabinet- de Vienne, Eckbel, pl. XIT; l.lppcrt. Dactyl., III, 111.
(7) Mon. inéd. de l'insi. de Corrcsp. ArchéoU, I, pl. XXIV. n° 15.
(8) Apoll., 1, ï, 7.
(0) Paus., éd. Clavier, t. IV, p. 331 (10) ld., 1. V, p. 49.