ANNONCE
expression anglaise, sert à propager une nouvelle extraordinaire, invraisemblable, sous laquelle se dissimule une annonce, une réclame favorable à tel individu ou à telle affaire. Le canard participe du pufT à quelques égards ; toutefois, il a cela de propre, qu'il est le plus souvent une fausse nouvelle inventée à plaisir par quelque mauvais plaisant qui se sera moqué du journaliste, ou par le journaliste lui-même, pour donner plus de piquant à sa feuille.
L'annonce a une variété de prix égale à ses variétés de formes; mais c'est toujours le journal qui l'insère qui y gagne le plus. La plupart des pauvres diables que l'annonce met en scène et dont elle vante le mérite se ruinent à payer les compliments qu'elle leur répartit , et enrichissent le journal de leurs dépouilles. Quant au journaliste, il est parfaitement innocent de ce qui se passe à sa quatrième page; c'est un terrain neutre, où se rencontrent tous les partis , tous les systèmes, toutes les industries , sans qu'il y pénètre jamais lui-même , si ce n'est pour toucher le prix de cette hospitalité. Vainement vous vous plaindrez à lui de toutes les saletés , de tous les scandales et des malheurs même auxquels donne lieu cette spéculation : il vous renverra au courtier à qui sa quatrième page est affermée , et qui vous renverra lui-même à ses clients.
CU. NlSAKD
anoukis. ( Mythologie.) Anouké. Déesse égyptienne, que les Grecs ont assimilée à leur Hestia (Ye&U).
Hérodote (1) dit que les Hellènes paraissent avoir emprunté la plupart de leurs divinités aux Égyptiens, à l'exception de quelques-unes dont ceux-ci ne connaissent pas les noms, et il cite Héra (Junon) et Hestia (Vesta). Diodore (2) , au contraire , met Vesta au nombre des huit dieux égyptiens d'origine teirestre. L'identification d'Anoukisetde Vesta est constatée par une inscription grecque du temps d'Évergèle II, découverte dans une des lies du Mil, un peu au-dessus de la première cataracte (3). C'est une stèle qui contient une dédicace a plusieurs divinités locales dont les noms sont exprimés dans les deux langues ; ainsi les trois premières sont Chnoubis ou Amman , Salis ou Héra , Anoukis ou Hestia.
Champollion a retrouve ce nom d'Aoouké écrit hiéroglyphiquement à Éléphantine (4), à Philé (5), à Beit Oually en Nubie (6) et dans plusieurs autres localités voisines. Une de ces inscriptions remonte à Rhamsès II, de la dix-
(i)Lll, ch. so.
(t) L. I, is.
13) Letronne, Inscr. de VÊg., t, 1. p. 389.
(*) Champ., Notices descript., p. si6.
(*) ld., UM. t p. 167.
;«) Hon.d'Ég. et de Nubie, pl. LX1. i.