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lenrpart, victimes de l'injure'faite aux Sabras. 11» tentèrent, pour se venger, le sort des armes; mais Romulus les vainquit, s'empara de leur Tille , dont il fit d'abord une colonie Romaine; puis, grâce À la médiation de sa femme Hersilie , il accorda aux vaincus le droit de cité (I). Vers les premières années de la république, les Antemnates entrèrent dans la ligue des peuples latins qni avait pour but de rétablir les Tarquins (2); ils furent même les premiers à marcher, conjointement avec les habitants de Tusculum et de Camerinum. Vaincus auprès du lac Régille, ils disparurent, comme peuple, du livre de l'histoire. Il est naturel de croire que les accroissements successifs de Rome firent insensiblement passer dans la métropole les habitants d'Antemne , qui alla ainsi peu h peu s'aflaiblissant et se dépeuplant. Pendant la guerre deSylla, les Antemnates, au dire de Plutarque (3), capitulèrent avec le dictateur, qui les assiégeait; mais, transportés à Rome, ils y fu rent mis à mort, contre la foi des traités. Denys dit qu'Antemne était encore habitée de son temps, c'est-à-dire sous Auguste; mais Slrabon la place au nombre des anciennes villes dont l'emplacement n'était plus occupé à cette époque que par des maisons de campagne appartenant à de riches particuliers. Depuis lors, il n'est plus fait aucune mention d'Antemne. On peut croire seulement qu'elle fut complètement détruite par Alaric, lorsque, en 409, il fit camper à cet endroit l'armée qu'il conduisait contre Rome. Il n'en reste plus d'autres traces aujourd'hui que quelques vestiges de constructions qu'on voit à fleur de terre sur la colline, et la colline elle-même, où les patres mènent leurs troupeaux, et d'où le touriste peut jouir d'une vue magnifique sur le cours du Tibre, la route de Rieti, l'ancienne Fidène ou Castel Giobileo et les montagnes de la Sabine.
N. des V.
Antienne. ( Liturgie. ) En latin anti- T'hona, du grec àvrl contre, çwvVj voix, chant. Les antiennes ont été ainsi nommées parce que dans l'origine on les chantait à deux chœurs, qui se répondaient alternativement, comme on le pratique encore aujourd'hui :
l'on comprenait sous ce titre les hymnes, psaumes que l'on chantait dans l'église.
Saint Ignace, disciple des apôtres , a été, selon 1 historien Socrate, l'auteur de cette manière •fe chanter parmi les Grecs; et saint Ambroise h introduite chez les Latins.
On comprenait sous ce titre tont ce qui se chantait alternativement et à deux chœurs «ans l'église. Aujourd'hui on appelle antiennes
(OLiv.l, 11.- DlOO., 11 35.
<») Dion., V, ti.
(3) Loc. eu.