ANTIOPE
certains passages courts tirés de l'Écriture Sainte, qui se rapportent au mystère, à la vie ou à la dignité du saiut dont on célèbre la fête. Le nombre des antiennes varie selon la solennité de la fête.
L'intonation de l'antienne doit toujours régler celle des psaumes ; les premiers mots de l'antienne sont adressés à quelque personne des plus dignes du clergé, qui la répète. C'est ce qui s'appelle imposer ou entonner une antienne dans l'office romain ; après l'imposition de l'antienne, le chœur poursuit et la chante entière avant le psaume pour la répéter encore tout entière après le psaume.
On donne encore le nom d'antiennes à quelques prières que l'Église chante en l'honneur de la sainte Vierge, telles que le Salve, Regina, le Regina Cœli, etc.
anti-liban. ( Géographie ). Nom donné par les anciens à la partie orientale de la chaîne du Liban qni sépare le pachalik de Damas de celui d'Acre. L'Anti-Liban est appelé par les Arabes Ausarièh , selon Malte- Brun, ou Djebel • al • Chaïck , selon d'autres géographes. Ses parties les plus élevées sont les monts Galaad, Abu rime t Moab, à l'est de la mer Morte, et le Djebel-al-Chaïck , qui forme le point culminant de celte chatoc , et qui est couvert d'une neige éternelle. Le Liban et l'Anti-Liban sont séparés par la grande vallée de Requa. Le Jourdain prend sa source sur les flancs de l'Anti-Liban. L'emploi arbitraire que les historiens anciens ont fait de cette dénomination a donné lieu à des discussions assez ardentes parmi les savants modernes. La population de l'Anti-Liban est d'environ cinquante mille habitants, qui appartiennent à plusieurs religions et à différentes races. On y compte dix mille Maronites , quinze mille Grecs catholiques', deux raille Turcs; le reste se compose de Druses, de Juifs , d'Arméniens. ( Voir au mot Liban , pour ce qui est relatif à la topographie , aux productions , à la constitution géologique et à l'histoire politique de ce pays montagneux. )
Am. R i:>f.k.
ANTIOPE. (Mythologie.) Fille d'Asope, roi de Phlius, d'après Homère (1), ou du Nyctée et de Polyxo , d'après Apollodore (2) , Antiope, remarquable par sa beauté, sut plaire à Jupiter, qui pour satisfaire sa passion se métamorphosa en satyre (3) : il réussit à la séduire , et Homère nous dit qu'Aotiope se glorifiait de s'être reposée entre les bras du maître des Dieux. Nyctée, père de la jeune fille, s'étanl enfin aperçu que les amours de Jupiter avec Antiope allaient avoir des suites, la chassa de son [>alais. Selon quelques my*
(l)Od,ÎX,S80.
X,1;V. ii.
9) Ovide, Met., VI, uo.