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ANTIPAROS

dare dit qu'elle avait été enlevée par Thésée et Pirithous. llégias de Trézènc disait au contraire, d'après Pausanias (I), que, tandis qu'Hercule assiégeait , sans pouvoir parvenir à s'en emparer, la ville de Thémiscyre snr le Thermodon , elle lui avait été livrée par Antiope, devenue amoureuse de Thésée, qui suivait le fils d'AIcmène dans cette expédition. Les Athéniens disaient de leur côté, toujours d'après Pausanias, que les Amazones étant venues dans l'Attique, Antiope fut percée <fuo coup de flèche par Molpadie, qui fut ellemême tuée par Thésée. Les circonstances de ce mythe s'appliquent aussi à Hippolyte, et dans les différents récits des my Olographes, c'est tantôt cette reine des Amazone», tantôt sa sœur Antiope qui s'unit à Thésée, union de laquelle naquit un fils nommé Hippolyte ou Démo p h on. Bœttiger a essayé d'expliquer celte contradiction en supposant que l'épouse de Thésée portait d'abord le nom d'Antiope et prit celui d'Hippolyte après son mariage.

Plusieurs peintures de vases représentent l'enlèvement d'Antiope par Thésée et Pirithous. Une des cinquante filles de Thespius, roi de Thespies , en Béotie, portait aussi le nom d'Antiope : elle eut d'Hercule un fils, nommé Alopius. Quelques autres femmes de U fable, telles que la fille deCylaon, femme d'Euryttis, roi d'Œchalie, et la femme de Pierus,roi d'Émalhie, la mère des Piérides, portaient également le nom d'Antiope.

N. des V.

antiparos. (Géographie.) Antiparos, qu'on appelle aussi Oliaros, est une petite lie de l'Archipel, qu'on trouve par 36° 59' de latitude nord, et 22° 43' de longitude est. Elle tire son nom de sa position en face de File de Pai os , dont elle est séparée par un étroit canal. Elle a environ 26 kilomètres de tour. Se* habitants , au nombre de quelques centaines, y récoltent assez d'orge pour leur nourriture, et font en outre uu assez pauvre commerce de vin et de coton. « Cette lie, dit Tournefort (2), quelque méprisable qu'elle paraisse, renferme une des plus belles choses qu'il !

ait dans la nature. » Le célèbre naturaliste veut parler de la grotte d'Antiparos , si souvent citée pouf ses magnifiques stalactites.

Elle avait été déjà visitée en 1673 par M. de Nointel, ambassadeur de France à Consentinople , lorsque Tournefort y descendit On j pénètre par un passage voûté, soutenu par des piliers naturels, sur le plus gros desquels se lit une inscription fort ancienne : une tradition du pays veut que les noms gravés là soient ceux de conspirateurs qui, ayant tenté d'assassiner Alexandre, s'étaient, après leur coup maaqué , réfugiés ainsi dans les entrailles de U

{•) 1.1». I, ch. 2.

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